Monday, December 05, 2022
L'atelier d'Albert-Louis Chanut a longtemps habité la Tour Plein ciel de Montreynaud. Aujourd'hui, c'est à  côté de l'église arménienne que le sculpteur donne forme au métal. Des formes dit-il, qui sont autant de symboles en appelant d'autres en cascade. Il a signé de nombreuses sculptures à  Saint-Etienne. Ce portrait, à  peine une esquisse, est prétexte à  dévoiler un peu ses réalisations stéphanoises.

Le 29 août 1862, Montbrison était en fête. Elle recevait la visite de son Excellence le Comte de Persigny, venu installer la célèbre société historique et archéologique du Forez: la Diana.

 

Il nous invite à  nous asseoir. L'homme est souriant, affable. Il évoque les misères du monde. Il parle, peiné, de certains de ses voisins français qui ont des soucis, de la guerre et d'une fille de la communauté, journaliste en Irak. D'autres hommes sont assis avec nous dont un vieux monsieur silencieux qui est salué avec beaucoup de respect. On devine qu'il est un dede. Dans la salle d'à  côté, on s'affaire aux derniers préparatifs. Le cem va bientôt débuter.

On n'attendait pas y trouver grand chose : quelques automates, des petits trucs... Et ce fut à l'arrivée plutôt une bonne surprise, et une belle rencontre. Nous voici dans l'antre de Magidor qui tient, route de la Varizelle à Saint-Chamond, un musée de la magie et des automates.

" Je m'appelle Gérard Faure. Je travaillais au service des eaux de la ville de Saint-Chamond mais ma passion, depuis l'âge de douze ans, c'est la magie. Je l'ai pratiquée pendant près de 40 ans. Je suis parti sur les routes avec ma femme, partout où l'on avait besoin de magiciens. Nous étions les Magidors. Notre spectacle durait une heure trente. On était connus ! Je travaillais avec des colombes, des lapins, des souris et même des canards. Je trimballais une vraie ménagerie.