Tuesday, July 14, 2020

 

Il nous invite à  nous asseoir. L'homme est souriant, affable. Il évoque les misères du monde. Il parle, peiné, de certains de ses voisins français qui ont des soucis, de la guerre et d'une fille de la communauté, journaliste en Irak. D'autres hommes sont assis avec nous dont un vieux monsieur silencieux qui est salué avec beaucoup de respect. On devine qu'il est un dede. Dans la salle d'à  côté, on s'affaire aux derniers préparatifs. Le cem va bientôt débuter.

On n'attendait pas y trouver grand chose : quelques automates, des petits trucs... Et ce fut à l'arrivée plutôt une bonne surprise, et une belle rencontre. Nous voici dans l'antre de Magidor qui tient, route de la Varizelle à Saint-Chamond, un musée de la magie et des automates.

" Je m'appelle Gérard Faure. Je travaillais au service des eaux de la ville de Saint-Chamond mais ma passion, depuis l'âge de douze ans, c'est la magie. Je l'ai pratiquée pendant près de 40 ans. Je suis parti sur les routes avec ma femme, partout où l'on avait besoin de magiciens. Nous étions les Magidors. Notre spectacle durait une heure trente. On était connus ! Je travaillais avec des colombes, des lapins, des souris et même des canards. Je trimballais une vraie ménagerie.

artabmsc.jpgArticle écrit en 2009, actualisé en 2011.

Il est minuit. Le personnage au centre de l'affiche prévient: " Messieurs... c'est l'heure !" Sa ressemblance physique avec Nosferatu le vampire est frappante. Nous sommes le 7 octobre 1910, douze ans avant la sortie du film de Murnau. Il symbolise la Ligue Nationale contre l'Acoolisme, comme l'indique la croix bleue sur son plastron. L'air narquois, il pointe un doigt vers une horloge et s'essuie les semelles sur le corps d'une femme nue. En réalité, c'est une fée comme l'indique la légende.

L'Appelou Albert Boissier, dans ses Carnets d'un folkloriste, a évoqué des "chasseurs de nuées" du Pilat, capables de déclencher des orages ou de repousser la grêle. Plus modestement, Dimitri Rosel, 31 ans, est un "chasseur d'orages". L'expression, un peu galvaudée aujourd'hui, estime-t-il, désigne des mordus de phénomènes atmosphériques, qui immortalisent sur la pellicule les caprices du ciel. " Depuis l'enfance, j'ai toujours éprouvé un grand intérêt pour ce qui se passe dans le ciel, l'évolution des nuages, les éclairs... C'est une passion que j'ai longtemps refoulée. "