Wednesday, July 15, 2020
descendentmsc.jpg"Photo caméra vient de vous photographier. Votre photo vivante et naturelle sera pour vous un magnifique souvenir. Nous vous invitons à venir la retirer dès demain ou après-demain ou à 14h les jours suivants en présentant cette carte à l'adresse ci-dessous."Au Brésilien", Tabac Lafont, 3, rue du Général Foy, ouvert tous les jours jusqu'à 20h. La grande photo standard luxe: 130 frs."

Les Stéphanois descendent en ville

Le Musée d'Art et d'Industrie de Saint-Etienne a exposé courant 2008 un millier de photos en noir et blanc format carte postale. Ce n'est qu'un petit échantillon d'une collection de plus de 10 000 photos qu'a rachetée la conservatrice Nadine Besse à un particulier. Ces clichés ont été pris par des photographes de rue dont on ne connaît pas le nom, qui remettaient aux passants, tout aussi inconnus, un coupon pour venir retirer leurs photographies en différents formats. S'ils le souhaitaient bien entendu. On note, par exemple, qu'à la Librairie Massotier, place de la Liberté à Saint-Etienne, la grande photo standard luxe ne coûtait que 55 frs .On est loin des 130 frs évoqués plus haut. Mais dix ans se sont peut-être écoulés. Et aux Nouvelles Galeries, on pouvait retirer 30 photos standard luxe pour la modique somme de 70 frs. Là non plus, on ne connaît pas l'année.

Toutes ces photos ont été prises dans le centre-ville de Saint-Etienne entre 1947 et 1962. Beaucoup sourient face à l'objectif. Magie de la photographie. A notre époque, il serait certainement beaucoup plus "délicat" de photographier des gens dans la rue sans une autorisation préalable. Il s'agit de personnes seules, de familles, de mères qui portent leurs enfants dans les bras ou poussent la grosse poussette-landeau, de couples, assez rarement (époux ou amants ?) , de groupes d'amis ou de parents , des enfants en culottes courtes ou bouffantes, coiffés d'un bonnet, jeunes communiantes en longue robe blanche, missel à la main, vieilles dames et jeunes gens de toutes conditions sociales et de tous horizons. La plupart marchent sur les trottoirs, d'autres prennent la pose. Tous semblent avoir apporté un soin particulier à leur tenue vestimentaire pour “ descendre en ville ”. C'est ainsi qu'on dit à Saint-Etienne lorsque l’on se rend en centre-ville. " Et quelque soit la platitude de notre parcours ! ", rappelle le Musée d'Art et d'Industrie.

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Ce patrimoine fragile nous permet par rapprochement de redécouvrir des éléments patrimoniaux de notre ville et de retrouver un certain “ esprit stéphanois ”. Elles nous offrent aussi des indices précieux sur la diversité culturelle et sociale des populations locales. On arrive parfois à reconnaître le lieu où a été prise la photographie: marches ou arcades de l'hôtel de ville, jardins de Marengo où manèges et petits chevaux faisaient la joie des "garagnas", avenue de la Libération... On y voit aussi, ce qui n'est plus d'actualité dans notre "désert militaire", un certain nombre de militaires en uniforme, conscrits des casernes stéphanoises, en permission peut-être. Le plus souvent ils posent par groupes de deux ou trois. On note même un "mataf" (marin) avec bachi et pompon. On distingue à peine des hommes qu'on pense être, à leur teint mat, des travailleurs immigrés. Rien dans leur costume ou sur leur visage ne les distingue d'un Européen.

Ces photographies montrent l’élégance de la société stéphanoise. Pas de "pagnots" tout le monde est bien habillé.  On relève ce mot sur un livre d'or à destination des visiteurs: "Ont-ils oublié d'enlever les cintres de leurs vestes ou est-ce l'effet amidon ? " Une dame de 87 ans écrit plus loin: "Nous n'étions pas endimanchés mais nous étions élégamment vêtus pour descendre en ville; les chignons et la coiffure ont beaucoup évolué. " Enfin, elles révèlent l’évolution des modes. En 1947, d'un bon pas l'allure est distinguée, cheveux longs mais bien coiffés ou chapeautés. Les femmes portent les gants et le sac à main. En 1950, tailleurs cintrés pour taille de guêpe. Après l'adolescence, fini les chaussettes blanches ? En 1952-53, "cols varient mais toujours rendent les femmes jolies". Le temps de confection passe une vitesse grâce aux machines à coudre venues d'Amérique. Les robes imprimées, fleuries, écossaises, à rayure, à pois, égaient les trottoirs.

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Dans les années 50, "Vénus" et "Apollon" du sculpteur  Belmondo se couchent nus aux abords de la place Jean Jaurès. Si le couple lascif cause quelques émois, le tailleur, lui, reste toujours symbole de bon goût. Et puis revoilou les "zazous" qui affichent une allure décontractée. Et les tee-shirts rayés sont de mise. "J'ai connu la folle ambiance des trottoirs de "zazous" , note sur le livre d'or un monsieur né en 1934. Les femmes, elles, portent la robe-chemise. Le patron de Paris ? 1958 "taille haute mais raisonnable" , précise une des revues de mode de l'époque. Pour les jeunes, à l'aube des années 60, la mode est à l'écossais...

L'exposition, d'une très belle originalité, permet à tous de rechercher le visage d'un parent. Parallèlement, le Musée d’Art et d’Industrie proposait une ballade singulière en centre-ville. 13 commerces étaient associés, qui exposaient en vitrine des photographies de la collection. Cinq cartes colorisées ont également été éditées avec chacune au verso une partie d'un jeu-test. Nous vous proposons de répondre aux questions en notant sur un papier la couleur choisie en réponse à chaque question. Vous saurez ainsi quel(le) Stéphanois(e) des années 50 vous auriez pu être.

Un JEU-TEST
Quel(le) Stéphanois(e) des années 50 seriez-vous ?


1- Vous redoutez plus que tout …

Le “ coup de grisou ”(1)
Le “ coup de gandot ”(2 )
Le coup de soleil

Quelques précisions… 1) Explosion causée par le gaz méthane qui se dégage dans les mines de charbon, à l‘origine de nombreuses catastrophes. La plus meurtrière du bassin de la Loire fit 207 morts en juillet 1889 au puits Verpilleux -  2) En parler gaga, recevoir un coup sur le gandot : être un peu fou.

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Bouquinerie Tropique

Les autres commerçants participants: L’escargot D’or, Librairie de Paris, Ninkasi, Art et Photo numérique, Bar Le Sympa, Le Glasgow, Pharmacie Bertelli, Encadreur Philippe Durand (en photo plus bas), Boucherie Touati, Le Triomphe, D’O Bar Douhab Bahia, Studio Photo Marie Pierre Vincent

2- Place de l’Hôtel de ville, vous applaudissez…

La  grève de 1951 (1)
La Fête de la Jeunesse (2)
Le démontage du dôme de l’Hôtel de Ville (3)

Quelques précisions…1) Dès 1946, le droit de grève est reconnu dans la Constitution. En 1955, les grèves ouvrières amorcées dans la construction navale et la métallurgie dans les ports de Saint-Nazaire et de Nantes pour une revalorisation des salaires gagnent de nombreux autres centres industriels, dont Saint-Étienne  - 2) 1942-1967, une des plus grandes manifestations de la Ville, organisée par l’Union Française des Œuvres Laïques d'Education Physique, puis par le Comité des Actions Nouvelles. Les enfants de toutes les écoles du département défilaient de la place Chavanelle au Vélodrome -  3) 1952 , le dôme de l’Hôtel de ville, surajouté en 1858, vétuste, endommagé, est démoli. Depuis 1985, son bourdon (cloche) soutient le bar de la Comédie.

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3- Pour vous, les crassiers  du puits Couriot1 sont…

Une “ montagne de sueurs ” (1)
Les “ mamelles de Saint Etienne ”
Une “ poubelle de la mine ”

Précision…1) Le premier crassier du Puits Couriot (1905-1973) commence à grandir en 1938, le second en 1948 et tous deux sont arrêtés en 1965. Jumeaux et proéminents, ils évoquent tour à tour l’effort des ouvriers, la postérité, le recyclage des déchets…

4- Pour vos petits virons, vous empruntez…

Le trolleybus Tardy-Le Soleil (1)
Votre vélorobot Hirondelle à embrayage automatique (2)
Votre Citroen DS  19 noire à toit blanc 3

Quelques précisions…1) Les trolleybus sont apparus à Saint-Etienne dès la fin 1940 afin de remplacer les tramways sur la ligne Tardy-Le Soleil - 2) Manufrance propose ses vélorobots Hirondelle dès 1954 - 3) La DS 19 de Citroën est une voiture mythique de 1955 à 1975.

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5- Votre prochain achat sera sans doute…

Une débeloise (1)  repérée à la Foire (2)
Un Tourne-disque électrique Manufrance (3)
Un appareil photo à manivelle Rex Reflex (4)

Quelques précisions…1) “ Débeloise ” : cafetière en gaga, le parler stéphanois - 2) La Foire annuelle de Saint-Etienne voit le jour en septembre 1949 - 3) Manufrance, célèbre et emblématique entreprise stéphanoise (1885-1986), propose plus de 30000 articles dans son catalogue illustré de vente par correspondance, le Tarif-Album - 4) Le Rex Reflex est vendu dès 1952 par la société stéphanoise Photorex.

6- Pendant l’temps de midi, vous mangez…

Une fricaude (1) dans votre gandot (2)
Une salade de barabans (3) chez votre belle-maman
Un barboton dans un restaurant du centre ville (4)

Quelques précisions…1) Plat régional à base d’abats de porc -2) Gandot : en parler Gaga, boîte en fer blanc dans lequel l’ouvrier emportait son repas de midi - 3) Mot local désignant le pissenlit -4) Barboton : ragoût d’agneau et de pommes de terre ; plat traditionnel stéphanois plutôt servi le dimanche car l’agneau était considéré comme une viande de luxe dans la région.

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7- Pour une soirée jusqu’à point d’heure, vous optez pour…

Mère courage et ses enfants de Bertolt Brecht à la Comédie (1)
Les vacances de Monsieur Hulot de Jacques Tati au cinéma L’Empire (2)
Hérodiade de Jules Massenet à l’Eden-Théâtre (3)

Quelques précisions…1) La Comédie, l’un des tous premiers centres dramatiques Nationaux de France, est créé par Jean Dasté en octobre 1947 - 2) Le cinéma l’Empire, place de l’Hôtel de Ville de Saint-Etienne, ferme en 1958   - 3) En 1929, L’Eden-Théâtre de la rue Blanqui, créé en 1882, prend le relais du Théâtre Massenet qui a brûlé. Fermé en 1968 en tant que théâtre, son cinéma rouvre ses portes de 1973 à 2003.

8- Vous remplissez chaque jour votre panier…

De sardines en boîtes au Casino libre-service (1)
De fruits et de volailles au marché des Halles (2)
De produits du terroir dans une épicerie fine

1) Geoffroy Guichard fonde Casino en 1898. Il établit son épicerie rue des Jardins (actuelle rue Michel Rondet), dans un ancien casino lyrique dont il conserva le nom. 1948, il ouvrit son premier magasin en libre service dans le magasin d’origine - 2) Construites vers 1870  pour abriter un marché couvert. De style “ Balthard ”, le bâtiment de l’architecte Mazerat conjugue le fer, la fonte et le verre. 1966, une couverture métallique bleue est installée, puis retirée en 1988. Février 2006, les trois derniers commerçants et le marché biologique quittent les lieux. La réouverture récente des halles date du 13 septembre 2007.

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9- Dès que tombent les premières neiges, vous organisez…

Une bataille de boules de neige dans la cour de votre immeuble
Une randonnée de ski de fond au Bessat, membre de la S.H.F.(1)

Un séjour au Grand Hôtel des Alpes de Chamonix

Quelques précisions…1) La Fédération des Sports-d’Hiver-Foréziens, toujours existante, est fondée en 1909.

10- Quand viennent les congés payés (1), vous profitez…

Des guinguettes au bord de la Loire
De votre maison de campagne à Yssingeaux
Des bains de mer sur les plages de Nice

1) 1936 : naissance des congés payés. Ce dispositif permet le développement du tourisme de masse. Les français partent  à la découverte des bords de mer, des stations de montagne, des monuments célèbres ou des villages.

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11- Passionné(e) de cyclisme, vous guettez l’arrivée…

Des écureuils sur les pistes du Vélodrome d’hiver (1)
Des cyclotouristes de l’As de Trèfle Stéphanois (2) , au col du Grand Bois (3)
Du Tour de France4 , cours Fauriel, depuis votre balcon

Quelques précisions…1) Le vélodrome de Saint-Etienne (1925-1961), sur l’actuel site Denis Papin, fut célèbre pour les Six Jours, les courses à l'américaine et  les courses demi fond derrière moto. Le mot Ecureuil  désignait le coureur, tournant en rond comme un écureuil en cage - 2) Société de cyclotourisme stéphanoise créée en 1934 par les salariés d’Automoto, marque fondée en 1927 -3) Point d’arrivée de la course Vélocio, organisée chaque année depuis 1922, en hommage au père du cyclotourisme Paul de Vivie (1853-1930), stéphanois d’adoption - 4Saint-Etienne a été 23 fois ville-étape du Tour de France depuis 1950 et 15 fois ville-départ d'une étape de 1950 à 1999.

12- Vous être sans nulle doute le(a) membre le(a) plus assidû(e)….


Des baveux de la société du Jeu de l’Aigle (1)
De l’association familiale laïque de votre quartier
De la très sélecte société du Grand Cercle (2)

Quelques précisions…1) Baveux : tireur à la sarbacane,  sport typique de Saint Étienne, encore pratiqué de nos jours. Certains médecins le recommandaient pour que les mineurs expulsent la poussière de leurs poumons. La société du Jeu de l’Aigle, rue Soleysel, est fondée en 1868 – 2) La société se réunissait au 15 de la place de l’Hôtel de Ville de Saint Etienne, dans l’immeuble construit en 1840 pour François Colcombet, Fabricant de rubans. Dès l’origine, les salons étaient destinés à accueillir les membres du Grand Cercle. Dès la fin du XIXe siècle, les cercles constituaient des espaces de sociabilité commune aux anciennes et nouvelles élites de la ville.

13- Il vous arrive de manipuler une arme car vous …


Chassez le lapin sur la colline de Montreynaud (1)
Contrôlez la fabrication du M.A.S.49 à la Manu (2)
Pratiquez la chasse dans la plaine du Forez

1) Jusqu’aux années 1970, la colline de Montreynaud a été le terrain de prédilection des ouvriers stéphanois pour la chasse - 2) Manufacture d’Arme de Saint-Etienne, consacrée à la fabrication de l’armement militaire français dès 1866 puis intégrée au G.I.AT. Site actuel de la cité du Design. Dès 1949, la Manu produisit  le fusil M.A.S. 49  qui équipa l'armée française durant les années 1950 jusqu'en 1980 environ.

14 - Lorsque la nature vous appelle, vous…

Cultivez vos tomates dans votre jardin ouvrier (1)
Flânez dans les jardins à la française de Marengo (2)
Contrôler vos étangs en Forez (3)

Quelques précisions…1) 1894, le père Volpette, frappé par la misère des ouvriers stéphanois, se bat pour offrir à chaque famille une parcelle de terre à cultiver. 1946,  Saint-Etienne compte 17 000 jardins ouvriers.  De nos jours, trois associations perpétuent ce concept : les jardiniers des Jardins Volpette, les Jardins du Puits Couriot et la Fédération des Associations des Jardins Ouvriers et Familiaux de la Loire - 2) La place Marengo devient place Jean-Jaurès dès 1919. Après 1945, ses jardins à l’anglaise, qui imitent la nature, sont remplacés par des jardins à la française, rectilignes, bordés de massifs géométriques – 3) La pisciculture et l’agronomie font partie des loisirs scientifiques des riches bourgeois.

15 - On dit de vous que vous êtes …

Une gueule noire(1)
Un col blanc (2)
Ventre jaune (3)
 
1) Terme d’argot qui désigne le mineur de charbon – 2) Expression désignant l’employé de bureau, par opposition au “ col bleu ” de l’ouvrier – 3) Signifie être très riche, à Saint-Etienne comme dans d’autres régions industrielles.

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16- Habitué(e) d’un grand établissement stéphanois, vous êtes…

Beauseigne hébergé(e) “ chez Fourchette ” (1)
Infirmier(e) en chirurgie orthopédique à l’Hôpital Bellevue (2)
Lieutenant-colonel respecté de la caserne Rullière (3)

Quelques précisions…1)La prison de Bellevue (1858-1968), rue des docteurs-Charcot, était couramment appelée “ chez Fourchette ”. Certains prétendent que les détenus fortunés se faisaient livrer leur repas d’un restaurant proche du même nom – 2) Construit entre 1895 et 1900 par Léon Lamaizière. Entre 1880 et 1925, les Lamaizière, père et fils, ont marqué le paysage urbain stéphanois – 3) La caserne d'infanterie (1855-1970) était située rue du 11 novembre. Autour d’une vaste cour, trois bâtiments de trois étages logeaient une garnison de 800 hommes. Elle fut détruite pour laisser la place à la Faculté de lettres.

17 - Le chocolat vous fait fondre… Vous craquez pour…

Une tablette Excella  de Casino (1)
Un ballotin de Malakoffs Pupier (2)
Une grande boîte Stéphana de Granetias

1) Le chocolat Casino est fondé en 1905 - 2) Pupier (1860-1957) créé en 1882  le "malakoff", hommage aux vainqueurs de la guerre de Crimée - 3Escoffier (1770-1960) fut la première chocolaterie stéphanoise, associée à Granetias vers 1930 - Saint Etienne a été une capitale française du chocolat. En 1930, elle comptait 26 chocolateries, dont Pupier, Favarger, Casino, Coulois, Chocolat des princes, Pelletier, Esclatine... La ville était alors l‘un des principaux centres industriel de France, dotée d’une main-d’œuvre qualifiée, de charbon, énergie peu coûteuse, et des premières lignes de chemin de fer.  Aujourd'hui subsistent la Maison Coulois (la plus ancienne encore en activité), les Chocolat des Princes et les Chocolats Weiss.

Résultats du test :
Si vous avez obtenu un maximum de:
 
Bleu

Petit-fils / petite fille de mineurs stéphanois, vous partagez le quotidien d’une famille ouvrière des années 1950. Logé(e) dans un modeste appartement deux pièces, dans un quartier populaire de Saint Etienne, vous apprenez à vos enfants des valeurs qui vous sont chères :  solidarité, courage, persévérance. Vous savez mieux que quiconque redonner vie aux objets déglingués.  La dureté de votre labeur est adoucie par les plaisirs simples de la vie en communauté : fêtes traditionnelles, jeux collectifs, cueillette dans les champs alentours…

Rouge
 
Issu(e) des classes moyennes de l’après-guerre, vous êtes l’employé(e) modèle du service administratif d’une grande manufacture stéphanoise. Propriétaire d’un petit pavillon flambant neuf de la périphérie de Saint Etienne, vous vous évadez dans la campagne toute proche au volant de votre auto dès les premières rayons du soleil. Avant-gardiste, vous êtes à l’affût des dernières nouveautés. Vous aimez faire du shopping et retrouver vos amis le samedi soir pour danser le cha-cha-cha  toute la nuit…

Vert

Quatrième génération d’une industrie fondatrice de Saint Etienne, vous appartenez à une grande famille bourgeoise des années 1950. Vous logez dans votre hôtel particulier du centre ville et regagnez chaque week-end votre résidence secondaire dans la campagne altiligérienne. Vous ne renouvelez guère votre mobilier, précieux héritage de vos illustres aïeux, mais n’hésitez pas à complétez votre garde-robe “ ordinaire ” de magnifiques modèles haute couture pour vos soirées mondaines. Vous élevez vos cinq enfants dans le respect de la tradition et de la bienséance, en espérant qu’ils vous succèderont dignement à la tête de l’entreprise familiale.

Vous ne vous retrouvez pas dans les réponses ? Bichette... Ce n’est pas grave car ce petit jeu vous aura sûrement plongé(e) au cœur des années 50 à Saint-Etienne.