Wednesday, April 01, 2020
M. Félix Franc revient sur ses années de captivité en Allemagne, évoque Mai 68 et donne sa vision des femmes et du syndicalisme.
 
 
Votre livre, L'errance d'une vie, revient longuement sur vos cinq années de captivité en Allemagne. Alors qu'on pourrait avoir des prisonniers de guerre l'image d'une détention uniquement close, dans un stalag entre quatre barbelés, on y apprend au contraire que les prisonniers étaient utilisés comme main d'oeuvre et parfois au contact de la population allemande.

- Il y a eu plusieurs catégories de prisonniers en Allemagne. Pour ma part j'ai travaillé dans de nombreux endroits et dans des milieux divers. Il y avait ceux, par exemple, qui travaillaient dans des fermes où ils remplaçaient le mari parti au front. Ils le remplaçaient parfois même sur le plan sentimental. Euh, on a rasé des femmes en France qui couchaient avec des Allemands; on aurait pu raser aussi pas mal d'hommes. Ceux-ci donc, mangeaient à  peu près à  leur faim mais dans des conditions parfois très difficiles. J'ai travaillé dans une grande ferme, au sein d'un kommando de 90 hommes, parfois par -
15°C, j'ai eu les mains et les pieds gelés. Dans ce travail, je n'étais pas vraiment au contact de la population. Il y a ceux aussi qui ont travaillé durant cinq ans dans les usines d'Hambourg et d'ailleurs. En plus des conditions de travail difficiles, ceux-là  subissaient les bombardement alliés. Dans une usine, je travaillais de nuit, de 17h 00 à  7h 00 du matin, debout, avec peu de nourriture. Avec nous, il y avait des Allemands qui avaient combattu le nazisme en 33. J'ai réalisé à  leur contact qu'il ne fallait pas confondre tous les Allemands avec leur gouvernement. Plus tard, j'ai travaillé aussi dans une scierie qui était dirigée par le chef des jeunesses hitlériennes de la région. Quand les Russes sont arrivés, il a tué toute sa famille et s'est suicidé.
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Un mot sur votre tentative d'évasion et ce qui s'ensuivit ?

- Par l'intermédiaire d'un prisonnier belge, le même qui nous a vendus d'ailleurs, on avait récupéré des faux papiers allemands et on s'est fait la belle et on a été repris. Deux camps étaient célèbres : Graudens et Rawa-Ruska. Ils étaient faits pour mater les évadés et les fortes têtes, avec un régime particulièrement dur. J'ai eu de la chance si je peux dire, je suis resté au stalag IIIA. C'est aussi à  ce moment, que j'ai été amené à  bien connaître deux familles allemandes chez qui je travaillais et que j'ai été un peu plus au contact de la population. J'ai vu encore la différence entre le peuple allemand et le régime nazi et j'ai toujours voulu lutter contre l'amalgame entre les deux.
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Quels étaient les buts et les moyens d'action de la Résistance au sein du stalag ?

- Il n'était pas question de sabotage. Nos objectifs : faciliter les évasions, diffuser les informations de Londres ou Brazzaville captées sur notre poste-récepteur (que je planquais dans un mur) et surtout lutter contre l'esprit pétainiste dans les kommandos. Surtout dans le mien où il y avait beaucoup de Bretons, catholiques, etc. Enfin, préparer la Libération. Le 14 juillet 44, nous avons tous cessé le travail; c'était une action symbolique. On a créé aussi un journal clandestin : La Kartoffe.
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Un mot sur l'arrivée des Russes ?

- Il y a eu deux moments. L'arrivée des chars s'est bien passée. Mais 48 heures après, quand le gros des troupes a déferlé, ce fut effroyable : des milliers de viols, le pillage... Des dizaines d'Allemandes se sont donné la mort dans notre secteur pour ne pas tomber entre leurs mains. La famille Oelze, par exemple, avec laquelle j'avais sympathisé. La mère s'est offerte à  un soudard russe pour qu'il épargne sa fille. On a protégé des femmes d'ailleurs, 70 qu'on a planquées dans les kommandos... Voilà  résumées très brièvement mes années de captivité.
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Un tout autre sujet, d'ailleurs vous n'en parlez pas du tout dans votre livre, la venue de Camus à  Saint-Etienne

- Oui mais c'est anecdotique, ce fut un moment bref. Il est venu à  l'invitation de la F.E.N. (Fédération de l'Education Nationale) sous la surveillance des RG qui nous ont pas lâchés d'une semelle. Ce fut une affaire ; Camus était menacé par les communistes à  l'époque. Et donc il a parlé à  la Bourse où il a dit sa fameuse phrase en s'adressant au P.C:
"On ne met pas la Liberté dans un placard sous prétexte de s'en servir ensuite."

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On a du mal à  s'imaginer ce qu'étaient alors les meetings à  la Bourse

- Elle était souvent comble. Quand Louis Lecoin est venu par exemple. Lecoin était un militant anarchiste, d'une droiture remarquable. Il n'aurait jamais grugé pour passer un paquet de cigarettes à  la frontière. Il a passé 10 ou 15 ans en prison ; c'était un pacifiste intégral et c'est grâce à  lui que De Gaulle a accepté l'objection de conscience. En 68, on a remis ça, il y avait 20 000 personnes devant la Bourse...
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Louis Lecoin
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Justement, mai 68 dans la Loire, quels sont les souvenirs qui vous reviennent ?

- Oh, il y en a beaucoup. Je me souviens des représentations de Jean Dasté dans les usines. A l'époque, la Comédie de Saint-Etienne savait jouer n'importe où, monter ses tréteaux partout. Dasté pouvait jouer chez les ouvriers de la vallée du Gier comme sur les parvis des églises. Bon sinon, on a mené la grève. c'est là  aussi que j'ai vu l'organisation de la C.G.T., avec ses imprimeries etc., c'était quelque chose ! L'enjeu était général. Ce n'était pas un mouvement de revendication, il fallait changer la société, c'était un mouvement en profondeur. D'ailleurs, les organisations syndicales ont marché ensuite, comme c'est souvent le cas, pas dès le début. Au début, il y avait la jeunesse; après, il y a eu les accords de Grenelle (sourire).
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Quelle fut l'attitude des syndicats enseignants vis à  vis du mouvement étudiant ?

- D'une manière générale, le grand manque de Mai 68 a été l'union ratée des ouvriers et des étudiants. Les enseignants, eux, dans la Loire en tout cas, avaient l'appui des étudiants et réciproquement. D'ailleurs, mon intervention à  la Bourse n'a pas plu du tout à  la C.G.T. Je l'avais faite au nom de toutes les organisations syndicales et j'ai voulu mettre les étudiants au premier plan. Après, en ce qui nous concerne, il y a eu quelque chose de particulier dans la Loire. Au plan national, la F.E.N. et le S.N.I. (Syndicat National des Instituteurs) ont donné l'ordre de la reprise du travail en même temps que les ouvriers. Le S.N.E.S., le syndicat du second degré n'a pas repris le travail. Pour ma part, j'ai donné l'ordre de poursuivre la grève dans la Loire.
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Et concernant plus particulièrement la réflexion sur la pédagogie qu'a initié Mai 68 ?

- Je pense qu'il y a une tendance actuelle, dans ce domaine comme dans d'autres, qui consiste à  cracher sur Mai 68. Je pense plutôt qu'il faut cracher sur l'usage abusif qui a été fait de Mai 68. Dans le domaine de l'éducation par exemple, dans la Loire comme ailleurs, un pas en avant, nécessaire, a été fait mais on en a fait un de trop. Il y a eu de très nombreuses réunions concernant la pédagogie et il y a eu une sorte de fausse libéralisation des méthodes. On est passé d'une pédagogie traditionnelle à  une vision qui consistait bêtement à  envisager l'égalité absolue de tous les élèves ; une ânerie monumentale. Il n'y a pas une intelligence, il y en a des centaines. Je vous conseille la lecture de La Fabrique du Crétin, c'est excellent. L'auteur dit une chose que personnellement je trouve très juste, à  savoir qu'on ne laisse plus penser l'enfant mais qu'on lui inculque des soit disantes vérités. Et puis les bases élémentaires, dans le domaine de l'Histoire par exemple, le gamin autrefois savait au moins sa chronologie. Quitte à  passer pour un vieux couillon qui radote...
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Vous dites toujours qu'il faut distinguer communisme et stalinisme. Est-ce vous pensez qu'un « communisme sain » a existé ?

- Non !Le Socialisme d'abord est aussi difficile à  définir que le Christianisme, sur le plan philosophique j'entend. Avec toutes ses nuances, de Blanqui à  Marx, en passant par Proudhon... c'est un idéal profond, qui voudrait un changement complet de société et organiser l'économie pour que le progrès serve à  l'homme, et pas le contraire. Le problème, parce que j'ai lu Le Capital - c'est pas facile à  lire (sourire) - c'est qu'il n'était pas facile, par exemple en Russie, de passer d'une société paysanne à  une société socialiste. Lénine, qui était intelligent, a vu que c'était pas possible et il est revenu à  une refonte plus douce de la société avec la NEP. Si Lénine n'était pas mort, on aurait peut-être eu, vraiment, une société socialiste. Staline lui, a fait autre chose. Il a fait une étatisation à  outrance, il a voulu « passer en force ». Le contraire du socialisme finalement, avec ses dérives totalitaires.
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Un mot sur le Parti Communiste Français pendant la guerre ?

- Une histoire ambiguë. Avant 41, L'Humanité était publiée en France avec l'autorisation de la Gestapo, faudrait pas l'oublier ! Les premiers numéros blâmaient les actes de la Résistance. Mais vous savez, ce sont des histoires qui ne sont pas éteintes. Il y a quelques mois, j'ai assisté à  une engueulée terrible entre Violette Maurice et un ancien résistant communiste...
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Vos refléxions sur le socialisme et le syndicalisme aujourd'hui ?

- Vaste question. Le socialisme était fait pour les ouvriers et il y en a de moins en moins. A mon avis, le problème, pour un socialisme qui voudrait exister, ce serait d'abord, sur le plan économique, de pouvoir réguler la mondialisation. Au passage, la mondialisation existe depuis belle lurette, ce n'est pas nouveau. D'où la nécessité, sur le plan syndical et politique, d'être international. Si le mouvement syndical voulait renaître - parce qu'avec, je sais pas moi, 10% de syndiqués, aujourd'hui c'est de la rigolade ! - il faudrait qu'il revienne à  l'indépendance des origines : indépendance vis à  vis des partis, des religions et des philosophies. Et qu'il fasse son unité et refasse son internationalisme. Les problèmes ne doivent plus être envisagés en terme de catégories socio-professionnelles. Les problèmes à  résoudre sont généraux. Augmenter la paye d'untel ou untel d'accord, mais on ne s'en sortira pas si on n'a pas une vision d'ensemble. D'autre part, autrefois, le patron, on l'avait en face. Aujourd'hui, les conseils d'administration sont à  l'autre bout du monde. Les mouvements d'antan ne sont plus valables.
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Parmi les nombreux syndicalistes que vous avez côtoyés, y-a t-il des figures qui vont ont particulièrement marqué ?

- Bien sûr. Je pense d'abord à  Jean Pralong qui a incarné le syndicalisme tel que je le voyais, indépendant des partis et de l'Eglise. Il était C.F.T.C. puis a participé à  la fondation de la C.F.D.T. dans la Loire. Un type remarquable qui a travaillé non seulement sur le plan syndical mais aussi sur le plan social, ce qui ne va pas toujours l'un avec l'autre dans le syndicalisme actuel.
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Vous avez participé à  la fondation du syndicat F.O. des enseignants de la Loire

- Oui, parce que la vie avec la C.G.T. était impossible. On n'avait aucune liberté. Je me suis fait viré de la tribune du congrès départemental de la C.G.T. En même temps, je ne pensais pas qu'il fallait aller à  l'autonomie, comme d'autres, parce que l'autonomie c'était le début du corporatisme et on ne l'a pas risqué tant qu'on a eu à  la tête un Denis Forestier. En même temps, notre statut particulier nous coupait déjà  de la classe ouvrière, finalement. On a donc monté F.O. avec Testud, Joubert.... A Paris, j'ai parlé avec Jouhaud etc. mais personne ne nous a suivi, on est resté un petit groupe. Finalement j'ai réintégré le S.N.I. devenu autonome. Ceci-dit, dans la Loire, F.O. a gardé pendant longtemps un très beau visage. Puis est devenue réformiste. Et maintenant, elle est poussée par l'extrême-gauche. Mais ça peut changer encore...
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Vos positions en faveur de la laà¯cité sont connues. Puisque c'est de circonstance, vous ne pensez pas que la loi de 1905 n'a pas « seulement » séparer Eglise et Etat mais qu'elle a surtout amorcé la déchristianisation de la France ? Avec les conséquences que l'on sait : la perte de la culture religieuse...

- Je ne pense pas que la culture chrétienne soit effacée. Les forces chrétiennes existent toujours. Je suis en contact avec le monastère de Saint-Héand, je suis très ami avec un prêtre-ouvrier, Maurice Combe qui fut un militant syndicaliste. Non, je ne crois pas. Mais je pense aussi que ce qui a amenuisé l'influence chrétienne, c'est l'Eglise elle-même, qui s'est mise dans des carcans pas possibles. Et c'est à  cause de son intransigeance que beaucoup ont quitté son giron pour une multitude de sectes, parfois bien pires. Je pense en même temps que l'école laà¯que a fait une erreur. L'idéal de la Patrie, qui était très lié à  la religion, a été supprimée, et on avait raison de le faire comme il était conçu ; mais l'école laà¯que aurait dû lui substituer à  la place l'idéal de la vie. Elle ne l'a pas vraiment fait, elle a laissé du vide.
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Maurice Combe ?

- En 1954, il était prêtre-ouvrier et travaillait dans les usines de Saint-Etienne. Le pape a alors donné l'ordre à  ses ouailles de réintégrer l'Eglise. Une centaine de ces prêtres en France ont alors refusé et Maurice Combe et d'autres dans la région ont abandonné l'Eglise. Ce qui ne s'est pas fait sans difficultés, vis à  vis de leurs familles, très chrétiennes mais aussi du monde ouvrier et des patrons, bref tout le monde. Il y en a un qui s'est donné la mort. Nous-mêmes, à  la F.E.N. on s'en méfiait et aujourd'hui je le regrette. Ces anciens prêtres se disent réfractaires à  l'Eglise, au nom de la Foi. Un jour, je lui ai demandé ce qu'était Dieu pour lui. Il m'a répondu « un idéal », rejoignant Barbusse, un écrivain communiste.
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. Toujours d'actualité, le fameux débat sur les « bienfaits de la colonisation »

- Je pense encore qu'on manque ici de nuance. J'ai milité pour la décolonisation car la colonisation en soi, l'exploitation d'un peuple au profit d'une infime minorité, était un mal, une forme de servage. D'un autre côté, la France en Algérie a construit des routes, des hôpitaux, etc. Et aujourd'hui, le président algérien vient se faire soigner à  Paris ! ? La Vérité n'est jamais une.
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Et le pouvoir politique ?

- C'est inévitable, quand on a le pouvoir, on est mordu par le pouvoir, politique ou pas. Il faut empêcher par exemple qu'un député soit député à  vie. Il faut limiter la durée du mandat. Un type qui a le pouvoir aussi longtemps, il est foutu, c'est inévitable. Il devient l'objet des industriels. On doit se faire élire pour agir, pas pour se faire réélir.
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Comment redonner goût à  la vie politique ?

- Les gens s'intéressent toujours à  la vie politique mais ils ne votent plus. Il faudrait aller à  l'essentiel. Car le citoyen, j'en suis certain, veut bien payer ses impôts - baisser les impôts, c'est de la foutaise - mais il est dégoûté. Quand je vois toute l'administration inutile et les milliards qu'on donne aux roitelets africains, c'est dément.
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Votre vécu a été marqué par la rencontre de nombreuses femmes, d'après vous, qu'est-ce que les femmes peuvent apporter à  la vie politique ?

- On va aborder la femme en général, si vous le voulez bien. J'ai une admiration profonde pour la femme et je la place très nettement au dessus de l'homme. Pour des tas de raisons. D'abord parce que je pense qu'elle est plus résistante physiquement que l'homme : ses efforts sont plus longs dans la durée et depuis 50 ans, la femme a montré qu'elle pouvait l'égaler dans toutes sortes de domaines. D'autre part, parce que l'homme passe son temps à  vouloir créer. Chez la femme c'est naturel. Et puis, j'ai travaillé avec des femmes et je dois dire qu'elles sont plus disciplinées, plus concrètes. Elles vont droit au but. L'homme aime bien s'entendre parler, il n'a rien au fond, alors il se fait député ou conseiller général. Ceci dit, il ne faut pas se voiler la face, je crois que les femmes au pouvoir ne seront pas mieux que les hommes, elles se laisseront aller aussi. Le pouvoir est une maladie qui corrompt, une soif inextinguible.
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Que vous n'avez jamais chercher à  épancher ?

- Non. Comme tout le monde, j'étais content quand je réussissais, j'ai mon orgueil comme tout le monde. Mais j'aurai pu occuper des fonctions que je n'ai pas voulu. Souvent d'ailleurs, j'ai occupé des fonctions un peu par dépit. J'avais une voix qui portait, quelques qualités d'orateur alors... La mairie de Lorette si, celle-là  je l'ai voulue...
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Au Conseil général, vous avez côtoyé Antoine Pinay, une grande figure, vous voulez en dire un mot ?

- Il a commis une grosse erreur sur le plan économique, il n'a pas vu l'évolution et la Loire a plongé. Son budget c'était : on gagne deux francs, j'en mets un de côté et l'autre je l'investis. Sauf qu'il aurait fallu investir les deux. Mais il était très droit, il avait une grande rigueur, avec lui l'heure c'était l'heure et il connaissait très bien ses dossiers. J'ai toujours gardé de l'estime pour lui, ce qui n'est pas le cas pour tout le monde...
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Par exemple ?

- Les politiciens comme Clément qui cumulent les fonctions.
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Vous donnez des conférences sur la littérature, en particulier dans les maisons de retraite, vous-même avez plus de 90 ans, qu'est-ce que vous souhaiteriez dire à  propos des personnes âgées et de l'accueil qui leur est fait dans la société française ?

- D'abord, il faudrait que la société prépare à  la vieillesse comme à  la mort. Les médias par exemple ne font pas assez. Il faut cesser de voir les personnes âgées comme des morts en sursis dont on se désintéresse. Ensuite, il manque de place et de personnel dans les maisons de retraite. Il faut déveloper aussi les services à  domicile. De la même manière qu'on commence, très lentement à  mettre en place des équipements dans les services publiques pour les handicapés, il faudrait songer sérieusement aux personnes âgées. Les gares, les distributeurs bancaires, tout est compliqué pour nous. Le monde change tellement vite !
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Les images 1, 2 et 4 sont extraites du film Félix Franc, l'errance d'une vie (Les films du Hibou)