Monday, April 06, 2020

La collection "Journées européennes du Patrimoine" est remarquable. Publiée par les Editions EMCC, sous l'égide de la Région Rhône-Alpes et de la DRAC, et avec le concours de nombreux partenaires, elle consiste à  proposer au lecteur la découverte d'une centaine d'objets patrimoniaux liés à  l'histoire de la région. Chaque ouvrage prend la forme d'un petit livret de poche pratique et thématique où chaque site,  objet ou personnage (il ne s'agit pas que de musées !)  fait l'objet d'une petite notice avec photos et illustrations, localisation, contacts et de petits encadrés. Ainsi "Le goût du Patrimoine" (2002) invitait à  découvrir les sites remarquables du goût et du savoir-faire, les édifices, les produits agricoles, qui ont marqué ou qui imprègnent encore le territoire. En 2005, "Patrimoine en scène" évoquait les lieux de spectacle, anciens et présents, les lieux de mémoire du cinéma, etc.  L'ouvrage qui nous intéresse date de 2007. Intitulé "Patrimoines et Santé", il passe en revue une centaine de lieux répartis dans les huit départements, produits, médicaments et pratiques qui rappellent notamment que Rhône-Alpes fut le berceau de médecins et scientifiques renommés. Le nôtre y figure en bonne place avec une dizaine de notices.

On y trouve, sans grande surprise, l'Hôpital de la Charité et les fresques de Maurice Denis qui célèbrent, dans les années 1930, les bienfaits des Hospices civils de Saint-Etienne. Jean Dautriat y figure aussi. Son nom est moins connu que son livre paru en 1979, "Ouilla Docteur", dans lequel il raconte à  travers de nombreuses anecdotes ses patients de La Ricamarie. Cocasse aussi est la dent de Saint-Hubert, à  Neulise. On y découvre encore l'histoire dans les grandes lignes des thermes de Montrond-les-Bains et l'eau découverte par Francis Laur (qui cherchait du charbon) à  la fin du XIXe siècle et qui, un demi siècle plus tard, traite  les maladies de l'appareil digestif et les surcharges pondérales. Et bien sûr, s'y trouve en bonne place le Musée hospitalier de Charlieu.

 


Avant-propos

C'est un musée encore jeune. Dans la petite ville du nord du département, à  deux "pas" de la Bourgogne, il n'a ouvert ses portes qu'au mois de février 1995, sur les lieux mêmes de l'ancien Hôtel-Dieu. Même s'il n'a pas encore développé toutes ses potentialités, il  constitue une contribution intéressante à  "l'invention" d'un nouveau type de musée hospitalier. Lesquels musées, d'ailleurs, sont peu nombreux mais connaissent un succès touristique grandissant. Dans son introduction à  l'ouvrage "Patrimoines et Santé", Jacques Poisat (Institut des Etudes Régionales et des Patrimoines de l'Université Jean Monnet) relève que jusqu'aux années 1970 un consensus semblait s'être établi autour d'une approche purement esthétique du très riche patrimoine hospitalier, sur le modèle des musées d'art, historiquement et culturellement dominant en France. L'auteur souligne que les premiers musées hospitaliers, à  Paris et à  Lyon en 1934 et 1936, furent à  l'origine des musées artistiques "où le choix exclusif de l'évocation du beau et de la sacralisation des objets a conduit à  produire une image mythique d'un hôpital irréel, en le montrant sous ses plus beaux atours, comme propriétaire de magnifiques oeuvres d'art". Bref, une conception qui n'était pas centrée sur la vie hospitalière proprement dite. A Lyon, ce n'est qu'en 1977 que les deux sections, artistiques et historiques, du Musée des Hospices civils, furent réunies. Quelques expériences novatrices tentent aujourd'hui de renouveler l'approche dominante et ouvrent de nouveaux horizons à  la valorisation du patrimoine des hôpitaux. Au-delà  de leurs différences, ces initiatives constituent des opérations culturelles globales, dont l'ambition est de permettre à  la fois de réunir les patrimoines matériels et immatériels (mémoires, savoir-faire...) en remettant les objets dans leur contexte, et illustrer l'évolution des techniques et pratiques de soins. En un mot, il s'agit de construire un concept de musée hospitalier qui, en s'attachant non seulement à  conserver des objets mais surtout à  restituer une mémoire, soit porteur de sens, et trouve son originalité à  côté des musées d'art, d'histoire, de médecine.


Petite histoire de l'Hôtel-Dieu de Charlieu

Les plus anciennes traces écrites faisant état de l'existence d'un Hôtel-Dieu à  Charlieu remontent à  1259, bien que certains éléments laissent supposer que sa fondation par les moines bénédictins qui avaient charge de l'abbaye date du IXème siècle. En 1249, saint Louis, de passage à  Charlieu sur le chemin des croisades, lui accorde des faveurs et l'assure de sa protection. Cet épisode est inscrit en toutes lettres, peintes sur le plafond de l'apothicairerie.

A cette époque, et pendant encore plusieurs siècles, l'impuissance médicale destine les hôpitaux, dont la responsabilité incombe uniquement aux ordres religieux, moins aux malades qu'aux pauvres de passage, auxquels la charité chrétienne impose de porter assistance. Enfants abandonnés, vieillards pauvres touchés par la maladie ou les infirmités, voyageurs sans le sou sont accueillis à  la porte de l'hôpital par un religieux chargé de leur distribuer vêtements et nourriture. La souffrance est alors considérée comme un moyen d'accéder à  un progrès spirituel, à  la fois pour celui qui souffre et celui que le reçoit et pratique l'aumône. A Charlieu, comme dans la plupart des hôpitaux, l'hospitalité est exercée dans deux appartements différents, l'un pour les personnes de distinction, l'autre pour celles d'humble condition.

En 1473, l'Hôtel-Dieu compte dix-huit lits et possède des terres dont l'exploitation constitue une source de revenus appréciable. Les nombreuses épidémies de peste des XVIème et XVIIème siècles contribuent à  accélérer le délabrement et la ruine de l'hôpital. En 1680, on décide de procéder à  sa reconstruction et à  sa réorganisation, et en 1687, l'Hôtel-Dieu adopte les statuts et règlements de l'hôpital de Cluny, d'où viennent deux religieuses dans le but de former des hospitalières charliendines. Ces religieuses de la congrégation de Sainte Marthe, sont assistées par un médecin de la ville (le premier est arrivé en 1693) chargé de faire des visites régulières gratuitement. Les malades ne peuvent être reçus que s'ils ne sont pas atteints de maladies contagieuses ou incurables.

En 1750, les murs de l'hôpital s'écroulent et sont réédifiés en 1754 grâce à  des donations. Après la tourmente révolutionnaire, au cours de laquelle les religieuses sont temporairement chassées de l'hôpital, l'accroissement des besoins et les progrès de la médecine conduisent à  l'agrandissement des  bâtiments (en 1848 et 1867).

En 1884, on construit l'asile de vieillards hommes et, en 1907, celui des femmes. La maternité est ouverte en 1927 grâce à  des legs et à  des dons, notamment d'industriels de la région. En 1929, deux pavillons pour dames et hommes sont édifiés pour les malades riches mais sans famille. L'année suivante, on installe une salle de radioscopie, et en 1957, un service de chirurgie voit officiellement le jour. Il fonctionnera une dizaine d'années. Les coûts élevés liés à  la technologisation croissante de la médecine, l'inadaptation des bâtiments anciens aux nouvelles exigences médicales conduisent à  la fermeture de l'Hôtel-Dieu en 1981 et au départ en reposance de la plupart des religieuses qui y travaillent encore. Un nouvel hôpital, aux structures modernes et au personnel laïc, ouvre alors ses portes dans un autre quartier de Charlieu.

De l'Hôtel-Dieu au Musée Hospitalier

Des vastes bâtiments de l'ancien Hôtel-Dieu devenus vacants, la Municipalité décide alors, sur proposition de la Société des Amis des Arts de Charlieu, de consacrer la partie ancienne à  la création d'un musée hospitalier.

Les atouts de départ sont importants :
- les espaces reconstitués : l'apothicairerie, la lingerie, la salle d'opérations, la salle de soins, la   grande salle des malades occuperont tous leur emplacement d'origine ;
- la communauté des religieuses de Sainte Marthe, encore présente dans le bâtiment, pourra contribuer grandement à  la qualité de ce musée, par le soin particulier porté au patrimoine de l'hôpital, qui intégrera ainsi les collections du musée en parfait état.

Un travail d'enquête orale, conduit auprès d'elles par un jeune ethnologue, permettra d'affiner le programme muséographique, en retrouvant des détails, des anecdotes qui donnent toute sa dimension symbolique au vécu des malades et des soignants ;
- la diversité du patrimoine conservé se révèle exceptionnelle ; archives et documents, équipements et matériel médicaux, objets de la vie quotidienne, meubles, tableaux, faïences, linge des malades, documents photographiques, constituent des collections qui vont pouvoir rendre compte avec précision et véracité de ce qu'était la vie, autrefois, dans un hôpital de petite ville.

Visite

Le parcours du visiteur commence par l'apothicairerie, une petite pièce réaménagée à  la fin du XIXème siècle avec son plafond peint qui rend hommage aux donateurs, Louis IX étant, on l'a écrit, le plus illustre d'entre eux. Elle abrite une belle collection de faïences blanches à  décor floral bleu (XVIIIème siècle), des flacons et pots en verre du XIXème siècle destinés à  recevoir pilules, onguents et sirops, et 144 tiroirs à  plantes disposés sur 12 colonnes.  Courant 2008, Laure Dayet, une jeune étudiante en a dressé l'inventaire. Chaque plante fait l'objet d'une note descriptive, avec son utilisation, de l'Agaric de Chêne à  l'Hysope, en passant  par le Sang de Dragon (astringent et tonique servant à  la préparation d'emplâtres et pâtes dentifrice), les Pieds de Chat (affections pulmonaires) et autres Scolopendre. Un Alambic, une balance, un mortier en bronze daté de 1677 complètent l'ensemble.

Puis, ce sont différentes salles. La salle d'opération telle qu'elle a fonctionné jusqu'en 1962, avec des chirurgiens venant de l'extérieur, et la salle de soins, qui évoque une époque où le matériel à  usage unique était inconnu, avec son stérilisateur Poupinel, sa talqueuse, ses bacs à  stériliser en tôle émaillée. 

Tout au long de ce parcours sont disposés des meubles, pour la plupart d'origine régionale, apportés par les religieuses au fil des siècles ou donnés, en remerciement, par les familles des malades. La lingerie est une pièce de prédilection des visiteurs pour son ambiance et la beauté de son mobilier. C'est ici qu'étaient raccomodés, repassés et pliés les rideaux de lit, chemises et draps. Les armoires des XVIIe et XVIIIe siècles et le chiffonier sont encore remplies de linge au chiffre de l'hôpital.


Puis viennent différentes vitrines présentant des objets humbles  ou précieux mais qui, tous, ont fait partie à  un moment ou à  un autre, de la vie de cet hôpital : nombreux étains du XVIIe et XVIIIe siècles, pièces d'argenterie XVIIIème siècle, récipients de cuivre, couverts de malade, sans oublier un étonnant ensemble de sabliers et un moule à  hosties en fer du XVIIIe siècle.

Le musée possède aussi une collection très importante de médicaments, du XIXème siècle et de la première moitié du XXème, conservés dans leur boîtage d'origine, parmi lesquels figure l'onguent de la soeur Marthe pour lutter contre "anémie, chlorose, pâles couleurs, flueurs blanches et toutes débilités". La maternité de l'Hôtel-Dieu, qui a fonctionné jusqu'en 1976, après avoir vu naître plus de 10 000 Roannais, est évoquée à  l'aide de documents, photographies et objets tels que couffin de bébé, couveuse, tire-lait, ... " Au début du XXe siècle, 90 % des femmes accouchaient à  domicile. Ce n'est qu'à  partir des années 20-30, avec l'éloignement de la menace mortelle de la fièvre puerpérale que l'accouchement à  l'hôpital se généralise", nous-est-il rappelé.


Les visiteurs arrivent ensuite dans la grande salle des malades, la salle des hommes, une des deux grandes salles à  avoir fonctionné jusqu'en 1981, minutieusement reconstituée, avec ses lits clos de rideaux blancs. Chacune d'entre elle comportait 19 lits, en fer à  partir du début du XIXe siècle. Son volume, en accord avec les théories hygiénistes de l'époque est vaste : 30 m. de long, 7 m. de large, 6,90 m. de haut !

Loin de la chambre individuelle...

La dimension religieuse inhérente à  l'hôpital d'autrefois, est ici particulièrement perceptible. Outre les objets liturgiques les plus précieux qui sont présentés dans une vitrine (reliquaires, grand Christ en ivoire du XVIIème...) on y découvre de grands tableaux d'art sacré, dont L'Ange gardien, une toile anonyme du XVIIe autrefois gardée au Couvent des Cordeliers. Deux statues en particulier méritent un mot: Notre-Dame de Tout pouvoir en provenance de l'Eglise des Capucins de Charlieu et une autre représentation de la Vierge, découverte peu avant guerre enterrée dans la buanderie de l'hôpital, peut-être pour la préserver des sans-culottes. Les religieuses en costume sont évoquées par des mannequins. A ne pas manquer surtout la chapelle ouvrant directement sur la salle des malades, afin que l'ensemble de ceux-ci assistent aux offices de leur lit. L'autel en bois doré est une merveille (MH) qui date de 1733. De nos jours, des offices sont encore célébrés dans cette chapelle .

L'esprit des lieuxpar Danièle Miguet, Conservateur en chef du Patrimoine des Musées de Charlieu

D'un point de vue muséographique, il était très important de s'intégrer avec discrétion et modestie dans ces lieux chargés de souvenirs de maladie et de mort. Toutes les fois que cela était possible, les vitrines ont, tout simplement, été intégrées dans des placards, niches, renfoncements existants. Les textes, de couleur bleu sombre, sont sérigraphiés sur plexiglass transparent. Quelques cimaises grises, textes blancs, complètent l'ensemble.

Par contre, une réflexion a été menée pour rendre à  ces salles toute leur charge émotionnelle et pour rechercher ce qui, s'agissant d'un hôpital, servait de vecteur à  la mémoire. C'est ainsi qu'un travail de recherche a été confié à  un laboratoire spécialisé pour reconstituer les odeurs de la pharmacie, de la lingerie et de la salle d'opérations. Cette dimension olfactive, rarement mise en scène dans les musées français, joue un rôle capital dans l'évocation, pour les visiteurs, de l'hôpital d'autrefois.

L'exposition, présentée au Musée en 2005 et 2006 dans le cadre du programme "Culture à  l'Hôpital" avait pour objectif d'inviter le visiteur à  s'interroger sur sa propre perception de l'hôpital. Pendant plusieurs mois, l'équipe du musée a interrogé des personnes hospitalisées à  l'hôpital local, des membres du personnel... L'exposition présentait une sélection d'extraits à  côté des objets qu'ils évoquaient. Laissant de côté les aspect médicaux et chirurgicaux, elle privilégiait le vécu des soignés et soignants dans la quotidienneté de la vie hospitalière, ces juxtapositions et ces confrontations invitant à  revivre des émotions et à  forger notre propre opinion sur l'hôpital d'aujourd'hui et affirmer nos attentes pour l'hôpital de demain.

Enfin, le Musée de Charlieu se veut un lieu de réflexion sur ce qu'était, hier encore, la vie hospitalière dans un établissement de petite ville. En effet, lieu où se nouent des rapports humains et sociaux fondamentaux (rapports au corps, à  la santé, à  la mort, au sacré, à  l'au-delà , à  la marginalité, ...), l'hôpital a vu sa fonction évoluer et se transformer profondément au cours du temps. Successivement lieu d'accueil, maison d'enfermement et de correction, centre de soins, pivot de l'action sanitaire, il est lieu de contradictions et d'ambiguïtés : ambiguïté de la notion de pauvre, figure du Christ et facteur de désordre : ambiguïté même du rôle de la souffrance, rédemptrice et scandaleuse ; ambiguïté des notions modernes d'hôpital-administration, d'hôpital-entreprise ... Mais, avant tout, il incarne l'effort des hommes pour vaincre leur destin, la mort. L'hôpital nous concerne parce que nous sommes tous appelés à  y séjourner et, surtout, parce que la plupart d'entre nous finiront leur vie dans ses murs. Il appartient donc à  chacun, en prenant conscience de la longue histoire de la structure hospitalière, de s'interroger sur ce que devrait être l'hôpital de demain, sur les soins du corps et de l'âme que nous aimerions y trouver ... Le Musée de Charlieu, s'il ne prétend aucunement apporter des réponses, permet toutefois d'appréhender de façon concrète les changements considérables opérés depuis un siècle et de porter un jugement dégagé tout autant d'une idéalisation du passé que d'une glorification absolue de l'hôpital ultra-médicalisé d'aujourd'hui.

"Coup de coeur du conservateur"
deux documents iconographiques du Musée de Charlieu.  

"Scène de guerre 1914-1918" - pastel de Christian-Henri Roullier - début XXème dimensions (117 cm x 87 cm) dédicacé au Docteur Louis Vitaut de Charlieu Avec ce tableau que l'on pourrait sous-titré "les horrreurs de la guerre", Christian-Henri Roullier rappelle à  notre mémoire combien la guerre de 1914-1918 fut dévastatrice. Au premier plan, un soldat blessé soutenu par une infirmière de la Croix-Rouge française, nous fixe de ses yeux hagards. Il tourne le dos à  une ville incendiée et détruite. Deux chevaux morts étendus sur le sol témoignent du lourd tribut que payèrent aussi de très nombreux animaux dans ce conflit. Les couleurs de terre et de cendres sont dominantes dans cette oeuvre. Seuls, l'infirmière et le soldat se détachent et recomposent à  eux deux, les couleurs du drapeau français.  

Panneau-souvenir de la "Grève de la soierie de la région de Charlieu" - 1927 dimensions (63 cm x 78 cm) Cette composition de photographies légendées a longtemps été présente dans un local syndical de Charlieu, avant d'être donnée au Musée, à  sa création, ce qui corrobore la fonction mémorielle de celui-ci. Les onze photographies de ce panneau montrent les manifestants dans les rues de la ville, brandissant drapeaux et panneaux revendicatifs, le comtié de grève et le comité syndical, le retour d'un gréviste arrêté par la police et les secours organisés par les syndicats : restaurant populaire, distribution de pain, prise en charge des enfants des grévistes envoyés en colonies de vacances,...

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Infos pratiques

Charlieu se situe à  20 km de Roanne, 90 de Lyon et Saint-Etienne, 40 de Paray-le-Monial

De mars à  mi-juin et de mi-septembre à  décembre : ouvert de 14h à  18h (fermé le lundi)

Période estivale : ouvert de 10h à  13h et de 14h à  18h (fermé le lundi)

Fermeture en janvier, février et le 25 décembre.

04.77.60.28.84

Pour tout renseignement complémentaire, contacter l'Office de Tourisme du Pays de Charlieu