Thursday, December 02, 2021
Alors que le Forézien Joanny Durand était élève à  l'Ecole Nationale des Beaux-Arts de Paris, un de ses camarades, fraîchement débarqué du pays des Chrysanthèmes, lui dit un jour, effleurant des doigts des armes délicatement gravées et ciselées : « On ne fait pas ça chez vous. » Un brin narquois, il pensait montrer la supériorité nippone. Les fusils étaient stéphanois.

Il ne s'agit pas ici de faire l'historique des techniques de la gravure sur armes. Cet article n'a d'autre prétention que de présenter brièvement les plus célèbres graveurs stéphanois. Nous espérons simplement forcer un peu la mémoire des vivants. Parce qu'eux morts, ils forcent encore notre respect. Après avoir forcé la nature.
Merci.
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En 1766, le maître graveur Jacques Olanier ouvrit son atelier de la rue du Chambon à  de jeunes apprentis désireux d'apprendre le dessin. De nos jours, quatre rues et avenues stéphanoises portent le nom de certains de ses élèves, tous graveurs de grande renommée : André Galle, Cizeron, Dumarest et Augustin Dupré. En mariant l'art et l'enseignement, Olanier (honoré aussi par une rue) est considéré comme l'inventeur de l'Ecole des Beaux Arts. Anciennement nommée Ecole Régionale des Arts Industriels (en 1884), l'établissement forma longtemps des étudiants dans des domaines en relation avec les industries traditionnelles stéphanoises : le tissage, la mécanique, la géométrie, mais aussi, bien sûr, la gravure et la ciselure sur armes.
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Conservatoire des Meilleurs Ouvriers de France, Saint-Etienne
(ciselure)
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Ciselure
Collections du Musée d'Art et d'Industrie de Saint-Etienne
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En même temps qu'une phalange de maîtres armuriers, tels que les Dufour, les Cessier, les Jalabert-Lamotte... inventaient et perfectionnaient des armes remarquables par leur technique et l'élégance de leurs lignes, une pléiade d'artisans domptaient le métal froid de ces objets virils et les transformaient en oeuvres d'art raffinées.
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Détail d'un fusil réalisé par Romain Peurière, offert par Napoléon à  Ducolombet, Préfet de la Loire, en 1806. Garnitures en argent, crosse sculptée en noyer, décors damasquinés d'or sur le canon. Collections du Musée d'Art et d'Industrie de Saint-Etienne
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De ce milieu des artisans stéphanois qui gravaient les platines et ciselaient les bascules des fusils, vont sortir de l'anonymat des artistes de renommée internationale, de véritables dynasties de graveurs. Pas uniquement sur armes d'ailleurs puisque Saint-Etienne, à  partir de la fin du XVIIIe siècle et au début du XIXe siècle (période faste de la gravure), a donné naissance à  de grands médailleurs. Par exemple, Augustin Dupré, Graveur général des Monnaies auprès duquel Benjamin Franklin passa commande.
Cet article revient sur les plus grands noms de la gravure stéphanoise. On ne peut que conseiller une visite au Musée d'art et d'industrie pour admirer le travail de ces hommes. Vous y verrez certaines pièces qui font la gloire de ce musée, dans son domaine un des premiers d'Europe : oeuvres de Tissot, Lavialle... Une autre visite, cette fois au Conservatoire des Meilleurs Ouvriers de France, vous apprendra que ce savoir-faire absolument remarquable perdure encore. Dans le domaine de l'ornementation sur armes, nombreux furent les Ligériens à  avoir reçu le titre de MOF : Jean-Marie Doron en 1927, puis, en 1933, Antony Bourgier, Pierre Gadoud cette même année, Roger Picot en 1936 (dans la classe Armurerie, catégorie Graveur-Ciseleur).
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Détail d'un fusil décoré par Léon Gadoud en 1949. Il a obtenu pour ce fusil (600 heures de travail)le titre de M.O.F. Collections du Musée d'Art et d'Industrie de Saint-Etienne
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En 1965, Félix Faure fut distingué dans cette même catégorie. D'autres encore la reçurent dans la catégorie Graveur-Décorateur en Armurerie, le plus récent étant Pierre Chapuis en 1997. Au total, dans toute la classe Armurerie (comprenant aussi les catégories Ajusteur, Monteur), ce sont 25 Ligériens qui furent honorés ! Le Conservatoire conserve 400 oeuvres gravées sur plaquettes de métal signées Mourier, Renaud, Jeampierre, retraçant cent ans de savoir-faire.
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Gravure (Conservatoire des Meilleurs Ouvriers de France, Saint-Etienne)
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Un mot enfin pour distinguer la gravure de la ciselure. La gravure est un procédé de décoration par enlèvement de matière. Plusieurs techniques décoratives permettent au graveur de réaliser des motifs en taillant le métal avec différents outils : burin, onglette, échoppe... En creusant des traits plus ou moins profonds, il élabore un motif décoratif et des effets de surface. La gravure se distingue de la ciselure par l'enlèvement de matière. Avec la ciselure, le métal est « simplement » relevé et frappé pour donner du relief à  la surface. Sur les armes, le ciselage du métal se retrouve généralement sur des pièces apposées en bouts de crosse, sur les côtés ou le dessus du fusil.

Si on est graveur par vocation, on l'est aussi souvent par atavisme et nombre d'artistes stéphanois se sont honorés d'un titre de gloire cher aux coeurs bien nés : « Elève de son père ». C'est pourquoi on retrouve des patronymes semblables, même si parfois les descendants ont oeuvré dans d'autres domaines.

Jacques Olanier s'éteignit dans sa bonne ville de Saint-Etienne en 1798. Nous avons déjà  écrit ce que lui devait notre cité. Elève de son père, « on aurait trouvé avec peine son pareil dans tout le Royaume » ainsi que le disait Alléon Dullac.

Galle, "La bataille de Friedland" (1808, bronze)
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André Galle (Saint-Etienne, 1761- Paris, 1844) grava des cachets et des boutons de livrée à  Lyon où sa famille avait émigré. Il fut aussi l'inventeur de la chaîne sans fin et grava de nombreuses médailles (« Mirabeau : le Démosthène français »), notamment à  la gloire du Ier Empire.
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Jean Roule (Rochetaillée, 1745- Saint-Etienne, 1820) affronta le concours général de la Loire à  75 ans et le remporta.
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Georges Cizeron (Saint-Etienne, 1751- Saint-Etienne, 1820) fut un des élèves préférés d'Olanier. Fils d'un arquebusier, il fut graveur, ciseleur et sculpteur. Il rejoignit à  Paris ses condisciples.

Rambert Dumarest (Saint-Etienne, 1750 - Paris, 1806) cisela des bijoux à  Paris avant de rejoindre l'Angleterre et la Manufacture Soho-Bermingham de M. Bulton. Pris de nostalgie, il revint moins de deux ans après et fut fait membre de l'Institut en 1803. On lui doit de nombreuses médailles dont « Jean-Jacques Rousseau » pour laquelle il décrocha le premier Prix du concours de médailles de 1795.
Rambert Dumarest, "médaille du sénat conservateur"
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André Colomb (Saint-Etienne, 1786 - Saint-Etienne, 1838) était damasquineur. Il se spécialisa dans la gravure émaillée, dite niellure, et, comme tant d'autres, ne signa jamais ses oeuvres.

Louis (?) Jaley fut le premier du nom. Né et mort à  Saint-Etienne (1696-1793), ce graveur armoriste décora le fameux fusil à  trois coups fabriqué par son compatriote Jean Bouillet et qui fut offert par Louis XV au dey d'Alger. Il grava et incrusta d'or les canons du fusil marqués aux armes d'Alger, de Suède et de France. Mort pauvre et aveugle, il avait également dessiné les cartons de la monumentale fontaine du Pré de la Foire (place du Peuple).
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Louis Jaley, deuxième du nom
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Son petit-fils, Louis Jaley, naquit en 1766 à  Saint-Etienne. Appelé par son compatriote Augustin Dupré, il travailla à  la Manufacture de Versailles. Ses médailles au style sobre et délicat glorifiaient Napoléon et sa cour. Il s'éteignit en 1838. Son fils Jean-Louis Nicolas Jaley (Paris, 1802 - Paris, 1866) devint sculpteur. La capitale lui doit « L'Equité » et « La Force » qui décorent le Palais de Justice.
Louis Jaley, "Austerlitz" (revers)
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Les Montagny tinrent l'étau et le burin pendant près de deux siècles ! Mentionnons Clément (Saint-Etienne, 1756 - Saint-Etienne, 1810) à propos duquel l'historien Alléon Dullac a écrit qu'il fut « le meilleur damasquineur de l'époque », le damasquinage étant une technique originaire d'Orient (Syrie) qui consiste à  incruster de petits filets d'or ou d'argent dans un objet de métal. Philibert Montagny, quant à  lui, créa « dans une débauche incroyable d'incrustations précieuses des armes décorées d'un art fastueux » à  destination des pachas ottomans.
Fleury Montagny, "A l'Armée française" (revers)
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Fleury Montagny (né à  Saint-Etienne en 1760) travailla à  la Manufacture de Versailles, faisant partie de « l'équipe Dupré », une élite ouvrière qui regroupait les exilés stéphanois : Dumarest, Galle, Jaley... Dans cette Manufacture étaient fabriquées les armes (épées, pistolets...) offertes en cadeaux diplomatiques ou en récompenses militaires avant que la Légion d'Honneur ne soit instituée. Il y décora notamment une paire de pistolets qu'il eut l'honneur d'offrir lui-même à  Napoléon Ier. Il fut nommé directeur des Monnaies de Marseille où il s'éteignit en 1836.

Un autre encore, Etienne (Saint-Etienne, 1816 - Paris, 1895) fut l'élève de Rude (« La Marseillaise » de l'Arc de Triomphe) et de David d'Angers. Saint-Etienne lui doit les statues monumentales de son Hôtel de Ville (voir article « Statues stéphanoises »). Jean-Pierre Montagny (Saint-Etienne, 1789 - Paris, 1862) grava de nombreuses médailles.
 
Dupré (lequel ?) médaille (auteur ?)
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Augustin Dupré, le plus réputé des élèves de Olanier, est né en 1748 à Saint-Etienne. Lui qui monta à  Paris à  pieds, a produit une oeuvre considérable, surtout des pièces et des médailles. Ses premières médailles furent présentées en 1776 au Salon du Colisée. Les Etats-Unis lui doivent « Libertas Americas » (1783), commandée par Franklin. Ayant fait l'effigie de Louis XVI, le roi le plaça aux côtés du grand Benjamin Duvivier, directeur général de la Monnaie des Médailles. Historiographe de la Révolution, il créa le nouveau sceau de la Municipalité parisienne où le bonnet phrygien remplaçait la couronne. En 1791, il remporta le premier prix du concours ouvert pour le choix d'un nouveau type de monnaie. L'Assemblée Nationale le nomma alors graveur général des Monnaies. Il créa le sou populaire en 1793 puis le célèbre écu de cinq francs (en 1795) représentant le Peuple fort sous les traits d'Hercule, présidant à  l'union de la Liberté et de l'Egalité. Il créa également : « Acceptation de la Constitution » (1791) et « Régénération de la France » (1793) ou encore « Délivrance de l'Egypte » en 1801. Il fut fait Chevalier de la Légion d'honneur à  l'âge de 82 ans grâce à  Horace Vernet qui intercéda en sa faveur. En 1833, il devint membre de l'Institut. Il décéda la même année à Armentières, dans le Nord. Le Musée Carnavalet conserve de lui deux belles épées, ciselées pour l'ambassadeur d'Espagne.
Augustin Dupré " Libertas Americana"

Un de ses neveux, Jean-Baptiste Dupré (1827 - 1912), remit à  l'honneur les incrustations sur bois.
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Georges Dupré dans son atelier à  Paris.
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Georges Dupré, fils de Jean-Baptiste (Saint-Etienne, 1869 - Paris, 1909), fut graveur à  Saint-Etienne, formé à  l'Ecole des Arts Industriels avant de devenir un des plus grands médailleurs français. A son sujet, Joanny Durand écrivit une anecdote significative. L'histoire se passa à  Paris où le jeune apprenti travaillait depuis 1883 chez Marioton en qualité de ciseleur d'art. Reçu à  l'Ecole Nationale des Beaux-Arts en 1892, il devait, comme le voulait la coutume, montrer son savoir-faire la première journée et subir les sarcasmes du maître d'atelier et des anciens de l'école. Dupré présenta une réduction en acier, inachevée, de l'un des « chevaux de Marly » qui montent la garde à  l'entrée des Champs-Elysées. Le professeur qui n'était autre qu'Oscar Raty, l'auteur de la « Semeuse », resta bouche bée devant l'objet. Aucun membre de l'école n'aurait été capable de faire mieux et Raty déclara : « Voilà  qui classe un maître. Il n'est pas à  faire ; il est formé. » A la même époque, il prit part au concours de Rome et obtint un second Grand Prix !
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"Salut au soleil"
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"Méditation"
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Son apogée fut en l'an 1896, où il remporta triomphalement le Grand Prix de Rome avec « Oreste implorant Minerve », ce qui lui valut un séjour de trois années à  la Villa Médicis. Les envois de première année restent parmi les plus remarquables de ses oeuvres et firent l'admiration de la critique de l'époque : « Salut au Soleil » et « La Méditation » lui firent octroyer une médaille au Salon de 1899. Ses derniers envois de Rome furent justement récompensés au Salon de 1900, et son nom était alors consacré parmi les artistes célèbres de l'époque. Artiste épris d'art, il était très lié avec le chantre provençal, Frédéric Mistral, dont il fit plusieurs plaquettes. Sachant magistralement matérialiser le chant du poète : mariage de la substance vile, animée par la main d'un graveur de génie, et de la plus pure des poésies, celle qui vibre,  il magnifia avec enthousiasme les oeuvres du grand félibre. Par exemple, cette incomparable ciselure :
O Santi Mario
Que poudes en Flour
Champja nosti plour

Georges Dupré fut également un peintre talentueux. Etant à  Rome, il y fit le portrait de plusieurs de ses condisciples.
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Bronze exécuté pour la Caisse d'Epargne de Saint-Etienne
Aujourd'hui au Musée d'Art et d'Industrie
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Joannès Faure (Saint-Etienne, 1847 - Saint-Etienne, 1913) cisela un fusil destiné au duc d'Orléans que Javelle, un autre Stéphanois, ennoblit encore par des incrustations. L'arme fut présentée aux grands armuriers parisiens puis une délégation l'emmena à  Londres où les artistes reçurent en remerciement une photo dédicacée du comte de Paris ! J-B Galley écrivit à  son propos « qu'il ne put retirer les salaires honorés qui lui auraient été dû et auxquels sa modestie n'osait prétendre. »
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Nécessaire du fusil du duc d'Orléans, couvercle ciselé par Joannès Faure
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Antoine Javelle (Saint-Etienne, 1828 - Saint-Etienne, 1892) fut un virtuose de l'incrustation et tenta le premier de ciseler l'incrustation en relief. Il réalisa notamment une oeuvre d'art étrange et perdue : la médaille en or, sertie de diamants, qui remplaça le bouton de ceinture de Digonnet, le bon Dieu des Beguins qui défraya la chronique à  Saint-Etienne et Saint-Jean-Bonnefonds. D'un coût de 8000 francs-or, elle demanda à  l'artiste six mois de travail.

Jean-Claude Tissot (Saint-Etienne, 1811 - Saint-Etienne, 1889) fut l'élève de son père et le grand ami de Louis Merley. Parti à  Paris, il se lança dans l'orfèvrerie au sein de la maison Boucheron. Il refusa la Légion d'honneur et fit le coup de feu dans la rue lors du coup d'Etat de Napoléon III. Revenu à  Saint-Etienne, nous lui devons de nombreuses scènes animalières : « les Daims », « Chasse à  l'ours »... Il y mourut pauvre et modeste, ainsi qu'il avait toujours vécu.
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"Les Cerfs", plaque en taille douce de Tissot
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Louis Merley (1815 - 1883), né à  Saint-Etienne, mort à Paris, fut l'élève de son frère Pierre. Grand Prix de Rome en 1843, il fut aussi le lauréat du grand prix de 10 000 francs attribué au meilleur coin de la nouvelle pièce de 20 francs. « Le pavillon de Marsan, aux Tuileries" lui doit un grand fronton sculpté (« La Chasse ») mais celui qui surmontait le Palais de justice de Saint-Etienne (« La Justice entre la Vérité et la Force ») a été démoli en 1935.
Louis Merley, 10 frs Cérès (1851)
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Antoine Lavialle (Saint-Etienne, 1863 - Saint-Etienne, 1901) fut un des meilleurs graveurs de son temps. Monté à  Paris, comme tant d'autres pour mieux y gagner sa vie, il grava des armes, des armoiries et des bijoux.

Jean-Marie Doron (1881-1945) reçut moult récompenses et prix. Il décora notamment le fusil offert au président Lebrun lors de sa visite à  Saint-Etienne en 1933 et un autre offert par le PC à  Staline.

Joannès Jourjon (1873-1928) était un spécialiste de l'incrustation et de la damasquine.
 
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Sources: cet article emprunte notamment, concernant les notes biographiques, à  Saint-Etienne Capitale (Jean d'Auvergne, 1952), Notices stéphanoises (auteur ?), Reflets foréziens n°3 (1949) et La Région Illustrée (numéro de Pâques 1934). Les images concernant G. Dupré viennent aussi de La Région Illustrée, le portrait de Galle est extrait de Reflets foréziens.