Monday, October 26, 2020
Concernant les noms de baptême des navires, mentionnés en tout début d'article, ce n'est plus d'actualité. De même qu'il n'y a plus de "Loire" parrainé par la Ville de Saint-Etienne, il n'y a plus de navire portant le nom de Francis Garnier (ndFI).
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La Marine Nationale compte cinq Bâtiments de Transport Léger qui tous, à  une exception près, portent des noms d'explorateurs. Et parmi eux, il y a le Francis Garnier qui perpétue une forme de tradition ancienne. En effet, avant lui, quatre autres navires de différents types avaient porté le nom de cet illustre officier explorateur. Le premier fut une cannonière de rivière. Construite en France en 1883, naviguant au Tonkin et luttant contre les pirates, elle s'échoua en 1892 sur la Rivière Noire.

Mais suivons plutôt le périple du « mataf », né au bord du Furan et tombé sous les coups des Pavillons Noirs, dans les rizières du Tonkin
en 1873
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De Saint-Etienne à Marseille


Francis Garnier est né le 25 juillet 1839 à  Saint-Etienne, dans un immeuble aux abords de la place Marengo. La rue porte aujourd'hui son nom mais elle se nommait alors Rue Nouvelle-Boucherie, avant de devenir la rue de la Banque. Son père, originaire des Cévennes, avait fait dans l'armée une honorable carrière d'officier et avait donné sa démission lors des événements politiques de 1830. Il avait habité Roanne pendant plusieurs années, puis s'était fixé à  Saint-Etienne où il était directeur de la Banque Philanthropique. Sa mère était originaire du Piémont. Elle était la fille d'un ingénieur distingué, qui devint professeur de mathématiques à  l'Ecole du Génie de Montpellier, après avoir enseigné les sciences exactes à  l'Université de Turin, et exercé, sous l'Empire, les fonctions de procureur-gérant au lycée de Marseille.
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Il fut envoyé en nourrice à  Firminy puis suivit ses parents à  Saint-Chamond et à  Izieux. La famille partit s'installer à  Marseille où, dans sa septième année, il intégra le lycée. A quinze ans, il passait avec succès le concours d'entrée à  l'Ecole Navale, se classant parmi les premiers lauréats.

De la France à  l'extrême-Orient

En 1857, Garnier est aspirant de deuxième classe. Une première campagne l'emmène vers les mers du sud et le Brésil, puis il embarque en 1859 sur le « Duperré » qui part pour la Chine. C'est au cours de cette traversée qu'il se jette à  l'eau en pleine nuit pour sauver un camarade emporté par une lame. Il a le grade d'enseigne de vaisseau lorsqu'il découvre la Chine, pays qui ne cessera plus de le fasciner. Sous les ordres de l'amiral Charner, il participe à  la prise de Pékin et au sac du Palais d'Eté par les troupes franco-britanniques en 1860.
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Au retour de Chine, soixante-dix bâtiments de guerre français entrent en rade de Saigon et les canons dispersent les troupes vietnamiennes du maréchal Nguyen Tri Phuong.

- Cochinchine : partie Sud du Vietnam, qui va passer sous gouvernement français
- Tonkin : partie Nord du Vietnam
- Annam : partie centrale du Vietnam. Le terme est employé aussi souvent pour désigner l'ensemble du Vietnam, les Annamites étant tantôt les habitants des provinces du centre, tantôt tous les Vietnamiens. D'où la difficulté de comprendre parfois clairement de quoi parle Garnier dans ses écrits.

- Indochine française en 1940 : Vietnam + Laos + Cambodge
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La Cochinchine française à  la fin du XIXème siècle
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Les traités de Saigon et de Hué qui suivent confirment la présence française dans trois provinces de Cochinchine: en gros le delta du Mékong, à  l'extrême Sud du Vietnam, avec pour capitale Saigon. En 1863, Garnier est nommé inspecteur des affaires indigènes. Comme d'autres jeunes officiers, regroupés autour du père Legrand de La Liraye, il apprend la langue locale, se consacre à  la pacification du pays en luttant contre les pirates et s'efforce d'administrer le territoire sous autorité française. Sa tâche consiste aussi à  recruter des auxiliaires autochtones dont il contrôle l'action.
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Soldat annamite (milieu XIXème)
 
Il a à  peine vingt-quatre ans quand on lui confie l'administration de la ville de Cholon, poste de première importance, non loin de Saigon. Il écrit alors deux brochures, dont la documentation présente un exceptionnel intérêt. D'abord La Cochinchine française en 1864 dans laquelle Garnier trace le plan d'un voyage d'exploration à  travers l'Indochine, qui aurait eu pour objet d'établir une voie de relations commerciales entre la Cochinchine et la Chine méridionale. Dans un autre, De la colonisation de la Cochinchine (1865), il exprime l'idée de la conquête d'autres provinces :
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" Le sentiment d'impuissance qu'ont les Annamites vis-à -vis de nous dans une lutte régulière, est aujourd'hui arrivé à  un tel point qu'une petite canonnière, c'est à  dire vingt hommes et un canon, peut se présenter impunément devant tous les chefs-lieu de province et y dicter des lois... On peut, par des mesures d'ensemble bien combinées et une grande rapidité d'exécution, prendre sans coup férir, tous les points importants du delta du Cambodge et en prononcer l'annexion à  la Cochinchine française..." 
 
Ci-dessous: ruban représentant la canonnière " Francis Garnier "
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Il y évoque aussi l'exploration de la vallée du Cambodge, toujours dans l'optique de relier la Cochinchine à  l'Empire du Milieu :
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" Il ne saurait y avoir de doutes sur l'active impulsion que recevrait le mouvement des denrées et des matières premières de la zone intérieure vers Saigon, après l'accomplissement d'un voyage de cette nature ; et la science pourrait à  son tour en espérer les plus grandes et les plus intéressantes découvertes."

La mission Doudart de Lagrée

garniertdoudart.jpg

Francis Garnier avait été un des plus actifs partisans de cette mission d'exploration qui devait permettre de pénétrer vers la Chine du sud et concurrencer la perfide Albion. Mais on le jugea un peu jeune encore pour lui confier le commandement. Il échut au capitaine de frégate Doudart de Lagrée, qui s'était récemment signalé par une mission diplomatique brillamment accomplie au Cambodge. Il occupe donc le second rang dans le commandement et se voit chargé des travaux d'hydrographie, de météorologie, d'astronomie, de l'étude des voies commerciales, du tracé de la carte du voyage. L'expédition part de Saigon le 5 juin 1866. Elle remonte le cours du Mékong jusqu'au Grand Lac et visite les fameuses ruines d'Angkor. Une insurrection, éclatant au Cambodge, isole soudain les explorateurs de l'Administration de la Colonie. Or, ils étaient partis sans passeports ; Francis Garnier réussit à  traverser la région insurgée, après deux essais sans succès, et parvient à  ramener à  ses compagnons, au péril de sa vie, les sésames nécessaires pour entrer en Chine.
 
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Le sabre de Francis Garnier présenté lors d'une cérémonie de remise de fanion à la Préparation Militaire Marine de Saint-Etienne, centre "Francis Garnier"
 
Ils arrivent à  Bassac, traversent les forêts du Laos, s'approchent de la Birmanie, explorent les régions encore inconnues de l'Indochine septentrionale. Enfin, après un an et quatre mois de cette vie de fatigue et d'aventures, ils entrent en Chine par la province de Nân. Francis Garnier complète sa documentation par un voyage personnel sur le Hoti-Kiang, affluent du Song-Koi (Fleuve Rouge). La ligne commerciale était trouvée. Francis Garnier explore alors le royaume musulman de Tali, interdit aux Européens. M. de Lagrée meurt pendant ce temps et Francis Garnier succède à  son chef dont il ramena le corps, traversant une région de montagnes abruptes. Navigant sur le Yang Tsé Kiang, il rejoint Shanghai après une halte à  Hang-Kéou. De Shanghai, les explorateurs embarquent enfin pour Saigon. Là  se termina leur long et périlleux voyage, le 29 juin 1868. Il avait duré deux années ! Les résultats acquis étaient des plus importants. On a peu d'exemples, au XIXe siècle, d'une randonnée à  travers une aussi vaste étendue de territoires : 9 960 kilomètres parcourus en pays inconnus !
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.L'égal de Livingstone

Francis Garnier fut décoré en 1867, au cours de son voyage. Cette distinction sanctionnait son mérite dans ses précédentes fonctions d'administrateur à  Cholon. Il écrivit la relation du magnifique voyage que nous venons de résumer et qui lui valut la médaille d'or décernée par la Société de Géographie de Paris. Il rend un vibrant hommage à  Doudart de Lagrée :
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" L'exploration du Mékong, que le Commandant de Lagrée avait comprise si grande, et qu'il a réalisée si complète, restera sienne ; ses glorieux et féconds résultats sont à  jamais inséparables du nom d'Ernest Doudart de Lagrée."

Il reçut aussi la grande médaille d'or de la reine Victoria, laquelle lui fut accordée par la Société Géographique de Londres en 1870. Le premier Congrès Géographique international, qui tint ses assises à  Anvers en 1871, créa deux médailles hors concours, dont l'une fut décernée à  Francis Garnier. L'autre étant dévolue à  l'Anglais Livingstone.
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.Guerre et Paix

Pendant la guerre de 1870, Garnier est le premier aide de camp, puis chef d'Etat-Major du contre-amiral Miquet dans le secteur de Montrouge, l'un des plus exposés de la capitale. A l'occasion du bombardement du fort de Vanves, il est proposé pour le grade de capitaine de vaisseau, en raison de sa vaillante conduite, de ses qualités d'organisation et de chef énergique. Aux élections du 8 février 1871, il est le candidat des gardes nationaux à  l'Assemblée Nationale et, s'il ne fut pas élu, obtient le chiffre honorable de 27 362 voix. Il se consacre ensuite à  des travaux de géographie, au Dépôt des Cartes et Plans, établissement scientifique. Il préconise l'exploration du Tonkin. Dans une série d'articles, qu'il publie dans le Bulletin de la Société de Géographie, il s'attache à  démontrer que le fleuve du Tong King est la meilleure voie commerciale pour la France, entre la mer et la Chine méridionale. C'est à  cette époque qu'il dirige la Publication officielle préparée par le Ministère, luxueusement éditée par Hachette et qui traite de l' histoire, de l'ethnographie, de la philologie, de la politique, des moeurs, de la météorologie, de la géologie, de la métallurgie, des industries diverses, de l'anthropologie, de la botanique des pays parcourus. Francis Garnier obtint, pour la part qu'il prit à  ce vaste travail, une grande médaille à  l'Exposition Universelle de Vienne, en 1873.

Voyage en Chine


Entre-temps, il avait sollicité un congé de trois ans sans solde afin de repartir, à  titre personnel, pour la Chine. Il quitte donc la France avec sa femme, qu'il a épousée en 1870, et s'installe à  Shanghai. Son but est de poursuivre l'oeuvre géographique de l'expédition de Doudart de Lagrée, de reconnaître jusqu'au Tibet le cours supérieur du Mékong mais aussi d'essayer de jouer le médiateur entre le pouvoir impérial chinois et les rebelles musulmans qui épuisent le pays. Il veut travailler enfin à  résoudre le problème de l'origine des grands fleuves indochinois, sur lequel la critique géographique émettait des hypothèses contradictoires. Il ne put réaliser qu'une partie de ses projets. Son effort, néanmoins, ne fut pas inutile, et le prince Henri d'Orléans devait lui rendre, vingt-deux ans plus tard, un juste hommage en donnant le nom de Francis Garnier à  un pic qui se dresse jusqu'à  4000 mètres d'altitude entre les vallées du Haut-Mékong et de la Salouen.
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.Un officier en congé à  la tête de 200 hommes

Il est temps maintenant de faire connaissance avec un autre pays: Jean Dupuis. Explorateur, aventurier et négociant, il fut le premier à  déterminer le tracé précis et les conditions de navigabilité du Fleuve Rouge, dans le but d'assurer l'ouverture du fleuve au commerce international. Le tout dans un réseau complexe d'alliances et de rivalités entre les pays, les potentats locaux et les bandes armées des Pavillons Noirs... En 1872, Dupuis force le verrou tonkinois et venant du Yunnan, s'installe à  Hanoi. Francis Garnier est appelé à  Saigon par le contre-amiral Dupré, alors gouverneur de la Cochinchine. Il reçoit pour mission d'établir la liberté de la navigation sur l'artère fluviale la plus considérable du Tonkin et de trouver une solution de compromis. A cet effet, il part vers Hanoi en 1873, avec une maigre escorte et deux canonnières.
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Cette expédition avait un caractère pacifique à  l'origine avant de se transformer en une  opération militaire. Les troupes françaises enlèvent Hanoi et plusieurs capitales de province puissamment fortifiées, proclament que le Fleuve Rouge est désormais ouvert au commerce et à  la navigation, et en moins d'un mois conquièrent tout le Haut Tonkin. Ils y organisent toute une administration et installent un gouvernement provisoire. Une aventure militaire véritablement fabuleuse qui inquiète un peu, semble-t-il, Dupré, qui n'envoie pas les renforts escomptés.
 Ci-dessous: armes prises aux Pavillons noirs
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.Pavillons Noirs !
Le 21 décembre 1873, les Pavillons Noirs, des pirates (troupes irrégulières de l'empereur Tu Duc et ex-Taipings), tentent une sortie contre Garnier et ses hommes, et les attaquent à  quelques kilomètres d'Hanoi. La fin de Francis Garnier a été racontée par M. Ramonet du Caillaud :
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" L'ennemi s'était embusqué, en avant du village de Thu-Lê, derrière les remparts de la commune de Hà ­-Nôi. M. Garnier fait mettre la baionnette au canon, et, lançant sa troupe au pas gymnastique, chasse l'ennemi de sa position. Les Pavillons-Noirs battent en retraite et vont se retrancher derrière un tertre, à  l'ex­trémité de Thu-Lê. M. Garnier ordonne à  Champion d'aller avec quatre hommes fouiller ce village. Il fait sonner le pas de charge. « A la baionnette, en avant! » s'écrie-t-il, et il se précipite en tête de ses hommes pour gravir le tertre qu'occupe l'ennemi.
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.Derrière lui s'élancent, mais sans pouvoir le sui­vre, Dagorne, le fourrier du Decrès, et deux fan­tassins de marine; le caporal Guérin et le soldat Laforgue. Arrivés en haut du tertre, Dagorne tombe frappé d'une balle en pleine poitrine; Guérin est blessé au visage. Mais déjà  M. Garnier, après avoir déchargé son re­volver sur les Pavillons-Noirs, est descendu pour les chasser des broussailles au milieu desquelles ils se blottissent. Tout d'un coup son pied rencontre une ca­vité de terrain; il tombe. Aussitôt les Pavillons Noirs se ruent sur lui; en un instant il est percé et frappé de coups de lances et de sabres. En vain Guérin et Laforgue tentent de le dégager; eux-mêmes sont sur le point d'être enveloppés et doivent battre en retraite."
 
Francis Garnier fut d'abord mis en terre dans la citadelle, puis dans le cimetière français d'Hanoi, le 4 novembre 1875. Sa dépouille mortelle fut ramenée à  Saigon quelques mois plus tard par un navire de guerre. Sa mort est immédiatement exaltée en France par les promoteurs républicains de la colonisation. Mais l'amiral Dupré, qui mesure les risques d'une conquête du pays, choisit d'évacuer le Tonkin et d'abandonner les chrétiens locaux à  leur sort (ils seront massacrés par milliers) en échange de la promesse par l'empereur Tu Duc d'ouvrir les ports et le fleuve aux commerçants français.

Hommage

De nombreux hommages furent rendus à  la mémoire de l'officier, notamment par les Sociétés scientifiques d'Europe, par de nombreux officiers de marine de tous grades, par la presse. Le Journal Officiel lui consacra en février 1874 ces quelques lignes : "La France perd en M. Francis Garnier un serviteur animé du patriotisme le plus ardent, des sentiments les plus nobles, et d'un complet désintéressement."
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Son nom fut donné à  une rue de Paris, en 1877, et, en 1880, à  la rue de Saint-Maur-les-Fossés (Seine) où se trouvait la maison dans laquelle il rédigea la relation de son grand voyage en Indochine. Il eut longtemps sa statue sur une place de Saigon : la main posée sur la carte du Mékong, il semblait scruter l'avenir. Elle a disparu ; nous ne savons pas dans quelles circonstances, lors de la décolonisation peut-être. Un monument se trouvait aussi à  Hanoi (croquis ci-dessus). Probablement disparu aussi. Saint-Etienne, sa ville natale, lui éleva à  son tour un monument identique à  celui de Saigon (carte postale ci-dessus), qui fut inauguré le 12 janvier 1902. Oeuvre du sculpteur Tony Noël, la statue de bronze fut vite surnommée « le singe » car affublée d'un bras beaucoup plus long que l'autre. Cette sculpture fut fondue par les Allemands durant l'Occupation. Aujourd'hui, le marin est figé dans la pierre, aux abords de l'Esplanade, un peu à  l'écart.
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.A Paris en revanche un monument superbe lui fut élevé sur la place de l'Observatoire. C'est une oeuvre du sculpteur Puech et de l'architecte Vandremer. Ce monument évoque les fleuves cochinchinois présentant à  la Seine les produits d'Extrême-Orient ; le buste de Francis Garnier domine le groupe. A noter enfin, qu'une école de Montpellier porte son nom. Et qu'un village d'Algérie le portait autrefois, de même qu'une rue d'Alger.
 
Flamme des couleurs

Dans la nuit du 1er au 2 mars 1983, les corps de Francis Garnier et de Doudart de Lagrée furent exhumés puis incinérés. Les urnes furent remises au consul général de France à  Ho-Chi-Minh-Ville (ex-Saigon) le 2 mars 1983. C'est le porte-hélicoptère " Jeanne d'Arc ", commandé alors par le capitaine de vaisseau Merveilleux du Vignaux, qui se chargea de ramener en France les cendres des deux explorateurs. Le jeudi 23 avril 1987, une brève mais émouvante cérémonie eut lieu au cours de laquelle l'urne contenant les cendres de Francis Garnier fut confiée par le capitaine de vaisseau Besancon, descendant de l'illustre marin, à  la ville de Paris pour être enchassée dans le socle du monument parisien. Etaient présents notamment les membres de la famille de Francis Garnier dont le capitaine de corvette Besancon, ancien commandant de l'aviso " Premier maître L'Her ", le vice-amiral d'escadre Denis représentant le Chef d'Etat-Major de la Marine, le capitaine de vaisseau Cottin, commandant la Marine à  Paris. La section d'honneur de la Marine à  Paris rendait les honneurs. Monsieur Didier Bariani, adjoint au maire de Paris, Secrétaire d'Etat auprès du Ministre des Affaires Etrangères et représentant Jacques Chirac, présidait cette cérémonie.
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Les cendres de Francis Garnier ont pour toujours quitté la nuit indochinoise pour retrouver le sol de France....
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NB : la relation du retour des cendres de Francis Garnier est empruntée au site netmarine.net
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