Friday, September 24, 2021
Pour la première fois, un stage de pratique de iaïdo avait lieu ce week-end à  Saint-Etienne, au Gymnase Michelon, avec Jean-Jacques Sauvage, 7e Dan renshi (titre donné à  celui qui possède "la maîtrise technique") et cadre technique fédéral. Cet art martial était à  l'origine, au Japon, une technique de combat qui consistait à  dégainer son sabre et à  frapper, dans le même mouvement, l'adversaire. Le iaijutsu était ainsi le complément du kenjutsu, l'art de manier le sabre des samouraïs. Pour pratiquer le Iaïdo, qu'on peut traduire par "la Voie de l'Unité de l'Etre", il existe à  Saint-Etienne une association nommée Seigyo Iaïdo Loire. Elle compte une petite vingtaine d' adhérents, tous majeurs, dont une seule femme, la présidente, Joëlle Barjot. C'est en pratiquant le Tai-chi-chuan à  Bushido 42 qu'elle a découvert cette discipline, il y a sept ans. " C'est l'art de dégainer le sabre, un vrai katana ou Iaïto, non coupant, et de trancher mais comme il se pratique seul, qu' on n'a pas d'adversaire, on trancherait plutôt notre ego ", nous dit-elle.


Dans le kenjutsu en revanche, l'entraînement, avec un sabre en bois appelé bokken, se déroule à  deux mais sans coups portés. Les combattants, au contraire des kenshis (kendo), ne portent pas d'armure.

Les cours sont dispensés par Jean-Claude Richaud, lui-même formé dans une école lyonnaise. Karateka capé (17 ans de pratique), fleuriste de profession, il donnait autrefois des cours à  Montbrison et à  Boën. A Saint-Etienne, les iaïdokas ont traîné leurs hakamas à  Montaud, trois ans, et un an au Portail rouge, à  l'école de kendo, pour s'installer il y a deux ans aux abords de l'Opéra Théâtre, au dojo du Judo Club de la Loire. " J'ai toujours été un fada de sabres et d'armes blanches, nous dit-il. J'étais forgeron. Mon premier sabre, je l'ai acheté en Espagne il y a 28 ans."  A noter qu'il enseigne les kata des écoles Muso Shinden Ryu et Seitei Iaï.  Et chaque élève apprend les deux styles. " Muso Shinden, c'est notre école d'origine, une école ancienne, mais le Seitei Iaï, lui, est reconnu par les instances sportives françaises. "

L'état d'esprit du iaidoka ? " Pour moi, c'est un peu celui du serpent, qui n'attaque pas sans raison. On n'est ni agressif, ni contemplatif de ce qui peut se passer. On reste sur nos gardes, sans animosité. C'est un état d'être. Une balance, un équilibre."