Thursday, December 02, 2021

2 février 2009: les Roms, la Tour plein ciel et le Planning familial

Le devenir du Planning familial

C'est avec un voeu, traditionnellement soumis au vote de l'assemblée à  la fin du Conseil municipal, que nous débutons cette petite séance de rattrapage. Présenté par Philippe Rayé, il concerne le financement des associations mettant en oeuvre la loi Neuwirth.

La loi de finance 2009 prévoit en effet de diminuer de 42% le montant affecté aux plannings familiaux. "La loi Neuwirth a clairement affirmé le rôle essentiel joué par les associations aux côtés de l'Etat", a rappelé l'adjoint en charge de la politique sociale et territoriale. A l'échelle départementale, il regroupe 70 associations. Le célèbre Stéphanois, auteur de la loi de 1967, aurait d'ailleurs assuré de son soutien le Mouvement Français pour le Planning Familial (MFPF). D'après Philippe Rayé, au niveau local, le Planning familial de Saint-Etienne (une quinzaine de salariés) verrait ses recettes amputés de plus d'un tiers.  "Il est certain que si la loi n'est pas modifiée, un certain nombre de salariés seront licenciés ", a déclaré pour sa part Maryse Bianchin, au nom du groupe Communiste et Républicain. " Au delà  des licenciements, ce sont aussi les permanences assurées dans les différents centres sociaux de notre ville qui seront remises en cause ainsi que les nombreuses interventions de prévention effectuées dans les établissements secondaires, les maisons de quartier et les centre d'accueil et d'hébergement ".

Geneviève Albouy (PRG) a dénoncé pour sa part "une grave offense faite à  notre société" et une "politique antisociale". Avec ce voeu, le Conseil municipal de la Ville de Saint-Etienne entend demander que "l'Etat continue d'assurer sa responsabilité nationale pour l'information, l'éducation, la sexualité et la prévention pour toutes et tous ". Et de ne pas supprimer les lieux d'écoute et de paroles mais de les développer, de ne pas supprimer les interventions collectives et de donner aux associations les moyens nécessaires pour le maintien, voire le développement de leurs activités.

Jean-Jacques Rey ("Union pour l'Avenir des Stéphanois") après avoir reconnu la compétence et l'utilité du planning familial a cependant estimé "prématuré d'acter de manière définitive que seul le planning familial a la compétence pour assurer l'accueil et l'écoute aux jeunes populations". L'élu de l'opposition a notamment regretté que, "comme souvent, chaque fois que l'Etat veut changer quelque chose et participer à  une évolution de notre société, il y a un raidissement et un blocage..." Son groupe s'est abstenu lors du vote. Denis Chambe et ses collègues de "La Voix des Stéphanois" ont pour leur part voté le voeu.

La Tour plein ciel

Lors du conseil municipal du 12 janvier dernier, le maire et ses adjoints avaient informé leurs collègues avoir attribué à  la société CEBTP Démolition, pour un montant de 170 000 euros HT, la maîtrise d’œuvre technique pour la démolition de la tour emblématique de Montreynaud et de la galerie du forum, un autre immeuble. Et ce, dans la continuité de la DUP prise quelques années auparavant et qui stipulait l'expropriation de ses habitants.  Mais il y a peu, l'élu référent du quartier a, semble-t-il, indiqué aux habitants que la démolition n'était déjà  plus à  l'ordre du jour. Interrogé sur ces apparentes contradictions par les élus du groupe "Union pour l'Avenir des Stéphanois", Florent Pigeon a précisé que cette convention passée avec la société allait étudier différents cas de figure de démolition, au niveau technique, et relatifs à  une démolition partielle ou totale. " La destruction de sa fonction d'habitation est actée ", a souligné l'adjoint à  l'urbanisme. En clair, ses logements seront bien détruits, comme prévu, mais ceci ne signifie pas nécessairement la destruction totale du bâtiment. Edifice marquant dans le paysage de notre cité, il pourrait donc être préservé et intégré dans le projet de renouveau urbain du quartier. "Nous ne prendrons pas seul cette décision ", a ajouté Florent Pigeon. Les habitants seront consultés et cette question devrait être tranchée à  l'été 2009.

Roms de Méons

Gael Perdriau ("Union pour l'Avenir des Stéphanois") a interrogé la majorité quant aux Roms qui, depuis les évènements de l'été dernier, occupent toujours un bâtiment municipal à  Méons. Au moins une trentaine de personnes, selon nos informations, y vivent. D'autres Roms squattent en ville des locaux privés. Concernant Méons, Michel Coynel a répondu que " le droit d'ester a été engagé et le tribunal a prononcé la possibilité de l'expulsion ". Le premier adjoint au maire a cependant précisé que la municipalité n'a pas, pour l'heure, activé la procédure de commandement à  quitter les lieux.  En raison de l'hiver et en accord avec l'ADAPEI qui doit pourtant créer dans ces locaux un centre d'accueil pour handicapés. Mais l'élu a prévenu: "lorsque l'ADAPEI aura besoin de ces locaux, il appartiendra à  chacun de prendre ses responsabilités" .