Thursday, January 27, 2022
Comme le veut la tradition, le président de la République a présenté ses vœux aux Français. Pour dire quoi sinon ce que nous savons déjà ? Que l’année 2009 s’annonce difficile. Pour certains certainement plus que pour d’autres.  Justement, le MJS Loire tient à souhaiter une bonne année aux salariés, aux précaires, aux chômeurs, aux étudiants, aux lycéens et aux retraités, « toutes les personnes oubliées du discours de Nicolas Sarkozy. »


«  Après la crise économique, nul doute que la crise sociale fera rage en 2009 »  , écrivent les Jeunes socialistes. Lesquels insistent  « sur la nécessité d’avoir un service public de qualité en renforçant les moyens mis à sa disposition, notamment dans l’Education Nationale et l’Hôpital Public, afin que ces instituions puissent garantir aux usagers une prestation de haut niveau. » Le MJS, par la voix de Johann Cesa,  revendique par ailleurs  « une hausse de 5% pour les retraites, c’est le minimum ; le minimum pour se remplir une assiette. »

Régis Juanico relève notamment  "un silence assourdissant sur la question du pouvoir d'achat "  et, alors que notre pays vient de connaître la plus forte hausse du chômage de toute son histoire avec 64 000 chômeurs de plus en un mois, " aucune remise en cause de sa politique de l'emploi aussi inefficace qu'improductive. " 

 " Le Président de la République en appelle à l'effort de tous mais se garde bien de revenir sur les privilèges scandaleux de quelque uns comme le bouclier fiscal" , poursuit l'ancien président du MJS de 1995 à 1997, aujourd'hui trésorier du PS.  " Il ne dit rien sur les licenciements dans les entreprises profitables et leur cortèges de plans sociaux, sur le sauvetage financier de nos hôpitaux publics, rien sur la hausse du SMIC, la baisse de TVA ciblée sur les produits de première nécessité ou l'augmentation des minima sociaux et des retraites. Surtout, il ne dit rien de l'urgence et de la nécessité d'un nouveau plan de relance de plusieurs dizaines milliards indispensable pour soutenir la consommation des ménages et leur pouvoir d'achat, comme nous le proposons au Parti Socialiste."