Sunday, October 24, 2021
"Ce n'est pas la crise financière, c'est la crise qui était déjà là", dit Benoît Hamon, à propos de sa rencontre avec des salariés de Jean Caby, comme pour appliquer une sorte de fart de retenue sur sa supposée planche de surf. C'est que dans la déferlante actuelle, le discours de l'aile gauche du PS résonnerait de plus en plus fort.

Comme prévu, elle était présente ce 18 octobre à  la Fête du livre de Saint-Etienne. Elle est parvenue à  son stand dans une cohue indescriptible, pouvant vérifier la belle côte de popularité dont les sondages la gratifient à  moins d'un mois du Congrès de Reims (14-16 novembre). Si le café-débat à  propos de son ouvrage "Si la gauche veut des idées" s'est déroulé seulement en compagnie d'Alain Touraine, co-auteur, l'ex candidate aux élections présidentielles a dédicacé l'ouvrage durant plus d'une heure, serrant de nombreuses mains, s'entretenant avec les lecteurs, admirateurs ou curieux.

Un article paru le 9 avril dans La Tribune-Le Progrès évoquait les « quelques croche-pieds dans le passage de témoins » entre la municipalité sortante de Saint-Etienne et les nouveaux venus. Il y était question de placards vides, de disques durs effacés et de trombones manquants... Une pratique « de bonne guerre », plutôt banale semblerait-il, une sorte de réappropriation civile de la tactique de la « terre brulée » bien connue sur les champs de bataille depuis Gergovie. Toujours est-il que le groupe d'opposition "Union pour l'avenir des Stéphanois" souhaite donner sa version des faits sur cette affaire qu'elle qualifie de « farce ».