Friday, January 27, 2023
Il y a trois semaines, la section CFDT des Communaux de la Ville de Saint-Etienne a interrogé cinq têtes de liste aux prochaines municipales. Les questions portent sur les relations entre la Ville et l'Agglomération, les modalités d'éventuels transferts de compétence, le pouvoir d'achat des  agents, etc.  De ce questionnaire, réalisé "dans un soucis d'information et de neutralité", communiqué en interne par le syndicat le 6 mars, nous avons extrait cinq questions/réponses que nous vous proposons ici en respectant le texte à  la lettre. Un des syndicalistes qui a participé à  cet entretien avec les candidats tient à  préciser que tous se sont prêtés de bonne grâce à  cet exercice. Ce qui, semblerait-il, n'a pas toujours été le cas par le passé. Par ailleurs, et en réponse à  notre question, celui-ci estime qu'en règle générale,  les 3700 agents environ que compte la Ville, se sentiraient "peu écoutés" et "en manque de reconnaissance". "Les agents ont aussi des choses à  dire", a-t-il précisé. Pour le moment, ce sont les candidats qui s'expriment. 4 entretiens ont été menés (Verts, UMP, PS et MoDem) et 2 réponses écrites ont été reçues (PS et LCR/Capagauche)

Le maire sortant Jean-François Barnier se dit centriste mais se présente sans étiquette. Il est à  la tête du Chambon-Feugerolles (14 500 habitants) depuis 1988.  Solidarité et "bien vivre ensemble", sécurité aussi (les dégâts causés par l'Ondaine sont encore dans les mémoires) sont les maîtres mots de sa candidature. Face à  lui, le socialiste Jean Ducher est à  la tête d'une liste d'union de la gauche. Sa candidature, en vis à  vis des projets urbains de Jean-François Barnier, jugés "pharaoniques", est axée sur la vie associative, l'environnement et la défense des ménages modestes. Son slogan: "la majorité actuelle s'est occupée du Chambon, nous, nous nous occuperons des chambonnaires."
A la veille d'une élection municipale "qui est présentée comme si elle tombait du ciel", Olivier Besancenot est venu évoquer la mobilisation sociale toujours active et, comme palliatif au manque de relais politique, le nouveau parti à  naître fin 2008; un mouvement "à  la gauche de la gauche, sur une base du combat, pour tous ceux qui sont à  la recherche d'une alternative".

Le sénateur-maire de Saint-Etienne était samedi 15 décembre l'invité de l'émission "La voix est libre" sur France 3 Rhône-Alpes.  Il s'est déclaré "choqué de la venue de Kadhafi en France". " En tant que Radical, très attaché aux Droits de l'Homme et à  la République, je trouve qu'on en a fait un petit peu trop ", a commenté le sénateur-maire qui a ajouté aussi, évoquant le projet du président de réunir tout le pourtour méditerranéen dans un contact permanent Europe-Méditerranée  : "Je me dis aussi que si l'on devait abandonner toutes les relations avec les pays qui ne respectent pas les Droits de l'Homme, il faudrait fermer toutes les ambassades (...) Mais c'est pas mal, de temps en temps, de faire entendre d'abord la voix des Droits de l'Homme avant celle du business...