A compter du 29 avril, le musée du vieux Saint-Etienne ne sera plus accessible au public. Comme précédemment annoncé, les collections seront transférées dans les prochains mois au musée d'Art et d'Industrie.

L'association Histoire et Patrimoine de Saint-Etienne reste quant à elle ouverte au public, continuant à proposer l'accueil des chercheurs (sur Rdv) pour la consultation de sa bibliothèque, son fonds documentaire et iconographique.

Horaires jusqu'au 30 mai: du mardi au samedi de 14h à 18h.
A partir du 1er juin: jeudi et vendredi de 14h30 à 17h; et le 3ème samedi du mois.

Article du 19 mars 2018

Le fameux Sapeur va bientôt quitter sa guérite de l'hôtel de Villeneuve ! C'est en effet dans un espace provisoire de quelque quarante mètres carrés, au musée d'art et d'industrie, que sera exposée d'ici la fin de l'année une partie des collections du musée du vieux Saint-Etienne. « Une décision difficile mais courageuse » et « une opération de sauvetage » affirme le président d'Histoire et Patrimoine de Saint-Etienne, Roger Fauriat.

 

La décision de ce transfert a été votée courant février au cours d'une assemblée générale extraordinaire par 67 voix pour, 28 contre et deux votes blancs. Les démarches seront faites pour que l'appellation « Musée de France », obtenue par le musée du vieux Saint-Etienne en 2003, soit abandonnée. « Les opposants tuent à la fois le musée et l'association », leur rétorquent Roger Fauriat et Cendrine Sanquer-Chapuis, vice-présidente, arguant que « le musée n'était plus dans l'air du temps » et que les visiteurs retrouveront au MAI « l'âme de l'hôtel de Villeneuve ».

L'association Histoire et Patrimoine de Saint-Etienne revendique 197 adhérents. Malgré l'aide de la ville, elle doit composer avec des difficultés financières (18000 euros de déficit), la suppression récente des deux contrats aidés et un immeuble, l'hôtel de Villeneuve, du XVIIe siècle, enclavé dans une copropriété et qui n'est plus aux normes en matière de chauffage, de contrôle de l'hygrométrie, d'accessibilité aux PMR, etc.

Le directeur du musée, Bernard Rivatton, intégrera les équipes scientifiques des musées de la ville (MAI et Mine, dirigés par Marie-Caroline Janand) avec pour mission, notamment, la gestion de ces collections comptant quelque 3000 références dont une importante collection lapidaire et les 800 fusains de Pierre Chapelon.

Le musée n'était qu'un des quatre pôles de l'association, les autres étant l'action culturelle (conférences...), la mission de veille et de sauvegarde du patrimoine (c'est sur ses propres deniers que le président indique avoir acheté les boiseries de l'hôtel Colcombet) et le revue, dirigée par M. Sigel, tirée à 500 exemplaires. Elle devrait aller s'installer dans le bâtiment de la Charité, rue Michelet, abritant les peintures de Maurice Denis. Quant à savoir ce que va devenir l'hôtel de Villeneuve, inscrit aux monuments historiques...

Photo 2 (archives FI): bustes de Marianne de Côte-Chaude en bois (1848) et en pierre (1948)