Wednesday, June 03, 2020
Ce sentier balisé, pédestre, équestre et VTT fait 13 km et s'appelle "le sentier des trois ports". Il est jalonné de pancartes explicatives rédigées par les Amis du Vieux Bouthéon (AVB). Le point de départ se trouve au Château de Bouthéon à  quelques minutes à  pied du rond point de la Roue, terminus d'une ligne de la STAS, pour ceux qui viendraient en bus depuis Saint-Etienne (ligne 38). Après avoir admiré le jardin potager du château, inspiré par les jardins clos médiévaux, on rejoint la petite place de la Carra en empruntant la rue Mathieu de Bourbon. Cette place donnait accès au château. Son nom proviendrait d'une marre carrée qui se trouvait au milieu.


Un peu plus loin, au carrefour des rues de l'Oratoire, du Treyve (de "trivium" qui signifie justement "carrefour") et des Noyers se trouve la madone sculptée par l'artiste stéphanois Jean Cardot. C'est en 1962, pour le centenaire de l'église de Bouthéon et à  l'initiative du curé Richard, que ce petit oratoire fut édifié avec un mur en galets de la Loire bâti par François Tioc. A propos du sculpteur nous vous renvoyons à  l'article publié dans notre "encyclo".



On tourne à  gauche pour descendre la côte et nous diriger en longeant des champs vers le pont Arsac (A72) qui enjambe la Loire. On passe une première fois sous le pont puis une deuxième fois après avoir fait une petite boucle. On passe à  côté de la gravière, en activité, et on arrive sur une petite route qu'on traverse pour atteindre l'endroit où se trouvait il y a fort longtemps la maison des Ports. Elle n'existe plus depuis la crue de 1790. Elle servait de lieu de péage pour un bac qui traversait le fleuve. Une ordonnance royale de 1742 donna à  la comtesse de Pons ce droit de perception.




On suit le chemin entre la Loire et les cultures maraîchères sur 200 mètres environ  puis on bifurque à  droite pour longer le fleuve sous les arbres. Après une petite marche, on arrive au puits Besson. Il fut creusé à  la main en 1910 - 1911. Sa profondeur atteignait alors 8 mètres. Elle fut portée à  10,5 mètres en 1935. A l'origine c'est la rotation d'un animal autour du puits qui actionnait la pompe à  boulets, remplacée par la suite par une pompe thermique. Le puits est situé à  proximité immédiate du beau  parc des bords de Loire et l'étang des Garennes - carpodrome. Quelques centaines de mètres plus loin, il y a le Complexe d'animation des bords de Loire (CABL) et le golf municipal.


En continuant sur ce parcours, on arrive à  la gare du premier chemin de fer, la ligne Andrézieux/Saint-Etienne ouverte en 1827 pour les marchandises et aux voyageurs en 1832 (premières locomotives à  vapeur en 1844). Elle se trouve boulevard Jean-Jaurès, près du pont marquant la limite entre Andrézieux et Saint-Cyprien. Celui-ci fut construit après qu'une énorme crue, en octobre 1907, eut emporté son prédécesseur.

D'un pont à  l'autre on arrive, en suivant le boulevard Jean-Jaurès et la rue d'Urfé, sur celui qui enjambe le Furan, le pont des magasins sur lequel passait ce chemin de fer. Plus loin on bifurque à  droite en passant près d'une belle et ancienne maison pour descendre vers la Loire et le viaduc. On longe à  nouveau le fleuve. A mi-chemin du Grand Pont, au point d'étape "les amarres", une pancarte des AVB rappelle qu'entre 1704 et 1858 (fin du transport fluvial), 250 000 rambertes ont acheminé, via Roanne, plus de 12 millions de tonnes de charbon vers Orléans, Nantes et Paris (à  travers le canal de Briare).




On arrive au Grand Pont que l'on traverse pour passer sur l'autre rive du fleuve et rebrousser chemin. On revient vers le pont d'Andrézieux. Un mât est planté sur lequel sont indiqués les niveaux des eaux lors de certaines crues, de bas en haut celles de novembre 1996, septembre 1980, octobre 1943, octobre 1846 et, à  plusieurs mètres de hauteur, d'octobre 1907. Des débits sont indiqués: 2210 mètres cubes/seconde en 1996, 4350 en 1846, 5000 en 1907. Ceux qui le souhaitent peuvent revenir sur Bouthéon en traversant le parc de loisirs puis emprunter le chemin des filles. Après avoir traversé la rue des Chambons, il faut suivre le sentier botanique et monter la côte du Coutarat en direction de l'église. Un beau panorama récompense les courageux.