Monday, August 10, 2020
Le chemin relie Saint-Marcellin-en-Forez à  Estivareilles, soit 28 km sur les 67 de l'ancienne voie ferrée de la ligne Bonson/Sembadel. Il a été ouvert en deux fois aux randonneurs, cyclos et cavaliers: d'abord, fin 2011, la section entre La Roche, sur les hauteurs de Saint-Marcellin, et Estivareilles puis, en mai 2012, l'autre section entre La Roche et la gare de St-Marcellin-Les Plantées. L'itinéraire est balisé dans son intégralité.

Nous avons quant à  nous parcouru les 6,5 petits kilomètres qui séparent la Gare de Périgneux de Luriecq. Nous avons croisé quelques cyclos, randonneurs et cavaliers mais aussi quelques voitures.

La Gare de Périgneux était une des quinze gares ou stations de la ligne. Elle est située à  595 mètres d'altitude près d'une carrière de granit rose et à  environ 2,5 km du bourg. Transformée en maison d'habitation, elle a conservé son inscription et légué son nom au hameau. En empruntant le chemin de randonnée, on parvient quelques centaines de mètres plus loin sur le viaduc de Marieux. Long de 59 mètres, c'est le seul ouvrage de ce type sur l'itinéraire. Il offre une belle vue sur le village de Périgneux et la carrière, autrement nommée le "suc de la violette" (lire). Le chemin longe ensuite le hameau de La Mure. On recommande de bifurquer légèrement pour le traverser. Il ne manque pas de pittoresque avec son calvaire coloré par le lichen orange et ses fermes qui arborent dans la pierre l'année de leur construction: 1809, 1834...


Plus loin, un panneau, aux abords d'un domaine forestier privé, rappelle le souvenir de la tempête de 1999, qui a détruit une bonne partie de la forêt : " Nous replantons actuellement de nombreux arbres pour assurer sa survie. Ces jeunes plants sont fragiles. Nous vous remercions de ne pas vous promener dans les plantations et les semis naturels." A peu près à  mi-chemin de Luriecq se trouvait la station de Nus. On remarquera dans une propriété, en plein milieu de l'ancienne voie ferrée, du matériel de gare réutilisé comme éléments décoratifs. Notre balade s'achève en empruntant le beau tunnel de Luriecq, long de 76 mètres. C'est le premier tunnel de la voie. Un petit tour s'impose ensuite dans le village.

L'église est par exemple un bel exemple de ce que l'on nomme le gothique forézien.   Après Luriecq, le chemin continue vers Valinches Marols (3 km) puis St-Bonnet-le-Château (+5,5 km) et enfin Estivareilles (+5 km).




Repères:
1870: début des travaux
Septembre 1873: premier train entre Saint-Bonnet-le-Château et Bonson
1886 : le PLM se voit confier l'exploitation de la ligne pour le compte de l'État.
Octobre 1890 : début du chantier de l'extension de Saint-Bonnet-le-Château vers Sembadel,
1897 : inauguration de la section Saint-Bonnet-le-Château/Craponne-sur-Arzon
1902 : inauguration de l'ultime jonction Craponne-sur-Arzon/Sembadel
1938 : transfert de l'exploitation du PLM à  la SNCF
Septembre 1974 : des problèmes dans le tunnel de Pichillon conduisent à  murer l'ouvrage et à 
interdire le tronçon Saint-Bonnet-le-Château/Estivareilles ; l'exploitation se poursuit alors en
deux sections Bonson/Saint-Bonnet-le-Château et Estivareilles/Sembadel.
1976 : la section Saint-Marcellin-en-Forez/Saint-Bonnet-le-Château est neutralisée.
1980 : abandon du dernier service de voyageurs.
1986: démontage de la voie ferrée entre Saint-Marcellin-en-Forez et Estivareilles.
1990 : cessation de la desserte de la tuilerie des Plantées à  Saint-Marcellin-en-Forez
2006: l'exploitation touristique de la section entre Estivareilles et Sembadel (36 km) est confiée à  l'association Chemin de Fer du Haut  Forez.