Thursday, April 02, 2020

Déclaration commune de la Gauche Démocratique et Sociale, Gauche Républicaine et Sociale, Génération·s, Ensemble!, Europe‑Ecologie‑Les‑Verts, France Insoumise, Parti Communiste Français et Parti Socialiste de la Loire:

"Le projet du gouvernement n’est pas encore entièrement défini dans ses moindres détails, mais les grands principes qui sont annoncés comme intouchables (instauration de la retraite à points, limitation des pensions à un montant fixe du Produit Intérieur Brut, allongement de la durée de travail) justifient amplement une opposition résolue.

Nicole Belloubet, Garde des Sceaux, viendra demain, vendredi, à Saint-Etienne où elle visitera le TGI, et à La Talaudière où elle visitera la maison d'arrêt. Gaël Perdriau annonce qu'il ne participera pas à cette visite - hormis la remise des Insignes de chevalier de l’Ordre national du Mérite à Baptiste Bonnet, doyen de la Faculté de droit.

Pour le président de la métropole, « la prison de La Talaudière est un exemple de [la] lente dérive du système pénitentiaire français. »

« (...) En 2016, écrit-il, le gouvernement de l’époque avait lancé un plan national de 33 projets pénitentiaires représentant 16 000 places supplémentaires, et pour lequel le budget avait été inscrit. L’aire stéphanoise comptait au nombre de ces projets avec des crédits inscrits (70 millions d’euros) permettant de construire un nouveau bâtiment source, aussi, de nombreux emplois directs et indirects. Cette nouvelle maison d’arrêt aurait permis d'apporter une réponse concrète à la dégradation de celle située à La Talaudière devenue complètement obsolète pour les causes que je viens d’expliquer.

De manière totalement arbitraire, sans aucune concertation préalable, madame Nicole Belloubet a pris la décision d’arrêter le projet stéphanois, alors qu’il avait été largement travaillé avec les services de l’Etat, laissant la situation actuelle perdurer au détriment de tous les habitants de l’aire urbaine stéphanoise, des personnels pénitenciers et des détenus. Elle proposerait, aujourd’hui, une enveloppe de rénovation et réhabilitation du bâti existant (12 millions d’euros) dont le montant semble notoirement insuffisant au regard des exigences techniques requises pour ce type de bâtiment (...) »

- Saint-Jean-Bonnefonds et Feurs sont les deux premières communes du département à obtenir, parmi 500 collectivités territoriales, le label « Terre de Jeux » Paris 2024. « Ce label, écrit le député Régis Juanico, valorise, dès 2019, les territoires qui souhaitent mettre plus de sport dans le quotidien de leurs habitants (éducation, santé, inclusion...) et s’engager dans l’aventure Olympique et Paralympique, quels que soient leur taille ou leurs moyens ».

- Outre les communes mentionnées dans une précédente brève (lire), Le Coteau, Urbise, Vivans, Marcilly-le-Châtel et Sail-les-Bains ont été déclarées en état de catastrophe naturelle pour des mouvements de terrains différentiels consécutifs à la sécheresse et la réhydratation des sols du 1er juillet au 31 décembre 2018.

- « Kata » est la nouvelle exposition présentée au Musée de la Mine, du 26 novembre au 25 mai. Elle évoquera les catastrophes minières sous différents angles : historique, sensible et scientifique.

- Neuf ménages roms, soit 36 individus de nationalité roumaine, arrivés mi-juillet pour la plupart d’entre eux, ont dépassé leur durée de séjour de trois mois au-delà de laquelle ils doivent justifier de ressources stables et suffisantes. « Aucun d’entre eux ne travaille ou ne peut justifier d’un contrat de travail récemment signé dont les ressources pourraient leur permettre de supporter leurs dépenses sociales et de santé, indique la préfecture. Ils doivent donc regagner leur pays, la plupart font l’objet d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF), pour les autres elle leur sera notifiée dans les prochains jours par les services de police ».

- Deux habitants de la Loire, à savoir Marwan Dekhessi (Saint-Etienne) et Nicolas Da Costa (Pouilly-sous-Charlieu), se sont vu décerner des « mentions spéciales » dans le cadre du premier Prix Marin, destiné à honorer les « héros ordinaires » de la Région Auvergne-Rhône-Alpes. Le premier, âgé de 14 ans, avait porté secours en mai à un enfant tombé dans le canal du château de Versailles ; le second avait prêté assistance en juin aux enseignants et élèves d'une école en proie à un incendie.

Dans un communiqué, le député Jean-Michel Mis (LREM) annonçait le 15 novembre le transfert de l'Union des caisses nationales de Sécurité Sociale (Ucanss) à Saint-Etienne. Il s'agit en fait de la relocalisation non pas du siège de l'Ucanss (de Montreuil à Saint-Etienne) mais de celle du siège de l’Institut 4.10, c'est à dire le centre de formation et d'accompagnement du régime général de la Sécurité sociale.

Le siège de cet organisme, placé sous la tutelle de l'Ucanss, est pour l'heure situé à Paris. Le député se réjouit de cette "excellente nouvelle pour Saint-Etienne qui accueillera prochainement plusieurs dizaines d’emploi (environ 70)". Cette relocalisation, dans le cadre de l’acte II de la transformation publique, est prévue en 2021.

Rappelons que Saint-Etienne accueille l'École nationale supérieure de Sécurité sociale (EN3S) depuis 1978.

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