Monday, October 26, 2020

Le ministre du redressement productif a choisi Saint-Etienne et la Cité du design pour lancer la semaine nationale de l'Industrie. Dans l'auditorium, André Mounier, pour qui "Saint-Etienne est une très grande marque",  l'a remercié, estimant que "c'est un très grand signe de reconnaissance" pour les chefs d'entreprise de la Loire et leurs salariés.

 

Le président de la CCI a souligné qu'avec 26% des emplois, le poids de l'industrie dans le département est bien au-dessus de la moyenne nationale (17%) et qu'il compte sept grappes d'entreprises sur les 21 de Rhône-Alpes.

Après la projection d'un film vantant le "made in Loire", du flash-ball utilisé par la police (Verney-Carron) à  l'optique oscarisée de Thalès Angénieux, en passant par les lames d'escrime de l'entreprise Blaise Frères, les vitres de la galerie des glaces à  Versailles (verrerie Saint-Just), les écrous de la fusée Ariane et les rideaux de l'Elysée, le ministre s'est exprimé pour d'abord remercier, à  son tour, "le mouvement instinctif en faveur du made in France" et "l'esprit patriotique dans l'esprit de chacun, consommateur et producteur".


"Ce que le design incarne, c'est ce rapprochement entre le producteur et le consommateur, entre la société et l'acte productif. Le designer est un homme à  la croisée des chemins ", a insisté Arnaud Montebourg. Et d'ajouter: "Pour nous, Saint-Etienne est la capitale du design. Elle est une histoire et un projet de reconquête industrielle, un lieu où se rencontre déjà  entrepreneurs et créateurs. (...) Nous souhaitons amplifier et rendre encore plus internationale l'influence de la Cité du design."  

Peu avare en références historiques propres au territoire stéphanois, de l'Hirondelle au FAMAS, il a rappelé aussi le souvenir de Marius Vachon, qu'il qualifie de "père spirituel du design". Ce Ligérien un peu oublié aujourd'hui, auteur de La crise industrielle et artistique en France et en Europe (1886) fut le fondateur du Musée d'Art et d'Industrie de Saint-Étienne dont il devint le conservateur et dont il aurait voulu faire un conservatoire d'oeuvres où puiser l'inspiration en même temps qu' une sorte de laboratoire destiné à  la formation et l'information des industriels, ouvriers, artisans et artistes.


" De façon à  soutenir l'investissement des entreprises dans cette part immatérielle qu'on appelle le design, celui-ci fait partie des dépenses qui seront défiscalisées", a encore souligné le ministre, qui souhaite former avec ses collègues Aurélie Filippetti et Fleur Pellerin "une équipe de France du design" pour porter les couleurs du design français à  l'étranger, mais aussi dans l'Hexagone où il a déploré une tendance "à  l'auto-dénigrement".