Le Périgord doit beaucoup à  Edmond Rostand. Depuis la première de Cyrano, joué par Coquelin au Théâtre de la Porte Saint-Martin en 1898, sous toutes les latitudes son nom est lié à  celui du génial bretteur.
 
Lequel Savinien - bas les masques ! - s'il fut  Cyrano n'était pas de Bergerac (ou plutôt si, mais pour de faux)  et voyageait dans la lune et le soleil avant de parcourir les scènes du monde. Ce que Rostand écrit aussi. Mais ce nez, cette truculence et cette générosité folle, ne feraient-elles pas comme une éclipse au vrai ? Et comment le saurions-nous ?! On ne va pas se battre avec Cyrano. On ne peut pas se battre  avec Cyrano. Essayons quand même de glisser un mot à  propos de celui de Bernard Rozet. Et pour dire quoi ? Mais.... ce qui a déjà  été écrit. Le héros, joué par Philippe Vincenot, est plus tendre que bouillant. La mise en scène fait la part belle à  l'humour mordant et à  la fantaisie. En mêlant théâtre et musique, l'équipe Rozet offre un spectacle jubilatoire qui rend plus actuels les personnages de Christian et de Roxanne tout en gardant, comme il se doit, à  celui de Cyrano sa grandeur d'âme et son courage. C'est beau, et même plus !
 
Photos de Forez Info lors de la représentation aux Nuits de la Bâtie en 2007
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Notes de mise en scène

Cyrano n'est pas une pièce comme les autres.
Cyrano n'€™est pas une comédie.
Cyrano n’est pas un drame.
Cyrano n'est pas un spectacle de cape et d'€™épée.
Cyrano n'€™est pas réaliste.
Cyrano n'€™est pas un long poème.
Cyrano n'€™est pas une parodie.
Cyrano est tout cela à  la fois.

Un texte immense.

Une histoire simple et forte.
Une histoire riche en rebondissements et péripéties.
Une pièce charnelle qui s'adresse à  nos sens et à  notre esprit.
Un univers délirant et baroque.
Un théâtre populaire et exigeant.
Cyrano est une évidence.
 
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" Cyrano est une pièce anachronique, comme échappée de l'€™espace temps, une pièce universelle une pièce de l'€™excès. L'amour n'est jamais fade ou mesquin. Le verbe toujours haut. C'€™est une pièce qui abrite derrière chaque réplique un instant de folie, un moment d'€™humanité.  Cyrano se compose comme une fable, l'€™oeuvre n'€™est jamais très loin du conte de fées. Si Cyrano se résume à  un nez, on pourrait alors résumer Roxane à  une oreille. Roxane, inaccessible, lointaine, exigeante.On l'€™aime comme une icône, on se tue pour elle...Roxane, c'€™est Maryline Monroe arrivant sur le front pour chanter le rêve aux soldats. C'€™est la rencontre improbable entre le glamour et la violence de la guerre et des combats. C'est là  que se joue notre Cyrano, dans cette rencontre théâtrale, ce mariage des contraires et cette envie de sortir du classicisme presque incontournable pour donner à  cette histoire une autre figure, celle d'une histoire qui nous surprend encore par son éternité.  Les musiciens et les chanteurs interprètent tous les rôles secondaires et sont sans cesse présents sur scène comme des témoins permanents de l'histoire. L'€™écriture de Rostand est fortement imagée. Peu de psychologie mais de l'€™action, pas de temps morts mais des rebondissements. Ici les larmes sont aussi plaisantes que le rire, car si on pleure au dernier acte, on ne peut que se réjouir devant l'€™histoire d'amour qui éclate au grand jour."
Bernard Rozet
 
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Mise en scène : Bernard Rozet
Direction musicale : Philippe Grammatico
Composition et arrangements : Laurent Pillot
Scénographie : Charles Rios
création costumes : Eric Chambon
création lumière : Ludovic Charrasse
 
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Cyrano de Bergerac : Philippe Vincenot
Roxane : Corinne Méric
Christian : Alexis Bonnel
De Guiche : Gilles Fisseau
Ragueneau : Bardassar Ohanian
Le Bret : Bernard Rozet
Lise : Anne-Lise Faucon
La duègne : Ysabel Marcoz
Carbon de Casteljaloux : Alain Blasquez
 
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