On a beaucoup écrit que 2007 était l'année de L'Astrée. Mais le Forez fête aussi un autre de ses joyaux. Un diamant perché au sommet d'un piton volcanique, qui domine la plaine depuis 1000 ans et auquel nous avons consacré, comme il se doit, un long article.

Conférences

Jeudi 7 mai
• à 17h : Enluminure «Conception du parchemin et confection d’un livre»

Vendredi 8 mai
• à 15h : Calligraphie «Les différents supports pour l’écriture chinoise»
• à 17h : Iconographie «Symbolique des étapes de réalisation du support iconographique»

Samedi 9 mai
• à 15h : Enluminure «Art celtique»
• à 17h : Calligraphie «Ecriture cunéiforme»

Dimanche 10 mai
• à 14h30 : Enluminure «Pigments et produits
utilisés au Moyen Age»
• à 16h30 : Calligraphie «Ecritures et supports en Asie Centrale»

Théâtre


Samedi 9 mai
• à 19h : «Lettres d’amour de la religieuse portugaise» (XVIIIe) par la troupe «Au creux de l’oreille»

Article 1ère édition


On a beaucoup écrit que 2007 était l'année de L'Astrée. Mais le Forez fête aussi un autre de ses joyaux. Un diamant perché au sommet d'un piton volcanique, qui domine la plaine depuis 1000 ans et auquel nous avons consacré, comme il se doit, un long article: le prieuré de Saint-Romain le Puy.

C'est en effet en l'an 1007 que l'abbaye d'Ainay, sous l'égide de son abbé Rainaldus fonda cet établissement religieux qui passe pour le plus ancien de notre région. Pour fêter l'événement, l' association Aldebertus, gardienne des lieux depuis 25 ans, a souhaité mettre en œuvre une manifestation culturelle d'envergure. Mais qui soit aussi ludique et dont le thème tend vers l'universalité. Le choix s'est porté sur l'Ecriture « parce que chaque écriture est un visage, parce qu’écrire est un voyage vers soi même, à travers l’harmonie des formes, les pleins et déliés. »

Gérard Largeron est heureux. Cette première biennale, qui se veut pérenne, a attiré un public nombreux. " Ce qui me ravit le plus, c'est d'avoir su intéresser notre jeunesse. De nombreux élèves de Saint-Just-Rambert, de Saint-Etienne, de Saint-Romain bien sûr, de Montbrison ont fait le déplacement. D'autres encore sont attendus", "Il se porte très bien. Il accueille toujours autant de visiteurs. Des Anglais, beaucoup d'Allemands et un car de Japonais est prévu pour le mois d'octobre." déclare le président de l'association qui compte près de 145 adhérents. Parmi eux, tous amoureux du prieuré, quelques personnalités locales, par exemple le député Jean-François Chossy. Et le prieuré justement comment va-t-il ? "Il se porte très bien. Il accueille toujours autant de visiteurs. Des Anglais, beaucoup d'Allemands et un car de Japonais est prévu pour le mois d'octobre."



Béatrice Van Den Bossche

Quatre grands thèmes étaient au programme, déclinés à travers de nombreuses rencontres, conférences, vidéos et panneaux explicatifs: la naissance de l'écriture, la calligraphie, les enluminures et l'iconographie. Dans le gymnase transformé en scriptorium, de nombreux enlumineurs et calligraphes proposent au public la démonstration de leur savoir-faire. Béatrice Van Den Bossche, enseignante à Vézelay, illumine le parchemin de chèvre à la feuille d'or et aux couleurs naturelles, lapiz-lazuli et racines de garance liées par un blanc d'oeuf savamment préparé. "Il faut être un peu moine pour faire ce travail", fait-elle remarquer aux curieux qui se pressent à sa table et la questionnent. Un peu plus loin, Jean Baudoin, président des « Ateliers et conservatoire des Meilleurs Ouvriers de France » joue du calame dans une démonstration de calligraphie libre. Ici, Arlette Montfort, prenant à témoin un étudiant sino-stéphanois de l'association France-Chine nous apprend qu'il existe 55 000 mots (ou caractères) chinois. De l'Asie, on suit la route de la soie jusque vers Salah Moussawy qui (re)trace à grands traits l'évolution de la simple écriture arabe à l'art de la belle écriture, quand on passe de la lecture du mot à une lecture contemplative du signe.

Une navette gratuite circulait entre le complexe sportif et le Prieuré pendant toute la durée de la Biennale. Le visiteur pouvait y contempler des oeuvres issues de la tradition iconographique occidentale et orientale. Quant à la salle de l'Amicale laique, elle fut le lieu des conférences. On pourrait résumer en une phrase le sujet abordé par Magali Guénot, Le livre médiéval, de la conception au décor: "Rendre le manuscrit aussi précieux que le message transmis".

Magali Guénot