Sunday, July 14, 2024
Venu en nombre au Palais des spectacles pour entendre Alain Bashung, le public de Paroles et Musiques a vécu un moment d'émotion intense. L'artiste sophistiqué, le grand poète fauve de la scène rock française, entre dans l'arène élégamment accoutré. On découvre donc un Bashung vêtu d'un costume sombre, portant chemise blanche et feutre mou sur la tête. Les yeux sont cachés derrière une paire de lunettes noires. "Car chacun vaque à  son destin, Petits ou grands, Comme durant des siècles égyptiens Péniblement..." (Comme un légo). Assis dans le clair obscur ou debout, comme un monolithe dans la lumière bleue, il élève sa voix charnelle qui emporte tout. Egrenant une partie de son répertoire classeux, de son dernier album (Vénus, Comme un lego, Je tuerai la pianiste...) aux titres anciens (Angora, Madame rêve...), il prend aux tripes et touche en plein coeur. De bout en bout, jusqu'au moment où il faut achever, en enveloppant la salle d'un pudique et monstrueux "I Love you" en clôture de Nights in White Satin...