Tuesday, December 07, 2021

« Parcours Saint-Roch » est la nouvelle brochure éditée par le service municipal Ville d'Art et d'Histoire dans une série qui compte notamment un numéro consacré au site Manufacture/Cité du Design et un autre à Saint-Victor. Elle est gratuite et sera disponible à l'Office du Tourisme. Elle n'est pas encore arrivée au moment où nous publions ces quelques mots. En 27 pages illustrées de photos et plans, elle invite à (re)découvrir ce quartier  né au XIXe siècle, un « quartier artisan et ouvrier ».

Un chapitre revient en particulier sur l'armurerie dont l’activité fut d'abord concentrée entre la place Chavanelle, l’actuel quartier Tréfilerie et l’actuelle rue Jean-Claude Tissot. Ceci s'expliquant, lisons-nous, par « la fabrication de longue date des canons à Tréfilerie sur le Furan, les essais et la certification des canons, puis des fusils dans un « banc d’épreuve » situé d’abord place Chavanelle puis sur l’actuelle rue Jean-Claude Tissot (à l’emplacement du parking actuel), le développement d’énergies nouvelles par l’intermédiaire notamment de la machine à vapeur rendant indépendant du Furan ». Bien que les grosses unités productives (la Manu, Verney-Carron, Darne, Manufrance) soient installées ailleurs, au nord de Carnot et sur le Cours Fauriel, cette tradition de l'armurerie a perduré significativement dans le quartier jusque dans les années 1950. Et elle n'est pas encore complètement éteinte...

Une partie est écrite d'après un diagnostic établi en 2017-2018 par le collectif Coop-Roch missionné par l’EPASE, qui conduit dans ce quartier une opération de renouvellement urbain. A voir...

Elle est consacrée à la sociologie et la vie du quartier, à son habitat. D'après ce que nous lisons, Saint-Roch compte aujourd'hui 3000 habitants environ, avec une proportion de moins de 30 ans plus importante que la moyenne stéphanoise et 64 % de personnes vivant seules. Une population hétérogène dont un quart serait inactif mais avec des cadres bien représentés (21 %). «  Des populations très fragiles (étudiants, retraités, immigrés nouvellement arrivés), concentrées dans des poches au cœur du quartier, cohabitent ainsi avec des ménages plus aisés (vivant sur les marges) ». Il est mentionné le sentiment d'insécurité et « l’image négative associée par une partie des Stéphanois à cette restauration (les restaurants de kebab, nombreux dans le secteur Durafour, ndFI) ».

Mais Saint-Roch, l'ancien quartier des armuriers, c'est « un réseau de commerçants, de services de proximité et d’associations investis, qui a su résister ou se renouveler ». A noter les brocanteurs et antiquaires (rues Durafour, Badouillère, Mulatière, place Villeboeuf......), l'ébéniste de la rue Badouillère, l' îlot de restauration dans le secteur de la place Villebœuf refaite à neuf , les lieux culturels (théâtre de poche rue Badouillère, galerie d'art rue Barbusse, le 17 rue de la Mulatière...), les événements (fête du « village » organisé par l'association de commerçants, concerts, « Jardinons Collectif », etc.)....

Photos/ archives FI : vue de l'église depuis le dernier étage du 96 Durafour. Le quartier tient son nom de saint Roch. Invoqué pour protéger de la peste, une chapelle (XVIIe siècle) aujourd'hui disparue lui était consacrée, indique la brochure. Elle était située dans le secteur de l’actuel Conservatoire. L'église a été achevée en 1860. Une photo de plaque de rue au début des années 2000. Image d'intro: couverture (/dr).