Monday, September 21, 2020

Les prix littéraires de la Fête du Livre de Saint-Etienne ont été décernés ce samedi 18 octobre 2014. Pas moins de neuf prix puisque deux petits nouveaux ont fait leur apparition: le Prix Lucien Neuwirth et le Prix des Etudiants stéphanois.

Claudie Gallay a reçu le grand Prix de la Ville de Saint-Etienne (10 000 euros) pour Détails d'Opalka, aux éditions Actes Sud dans la collection "un endroit où aller". Opalka, Roman de son prénom, est un peintre décédé en 2011, qui avait notamment été exposé dans les années 2000 au Musée d'Art Moderne de Saint-Etienne.

Claudie Galley

Le Prix BD Stas/Ville de Saint-Etienne a été décerné à  L'Arabe du Futur, de Riad Sattouf, aux éditions Allary. Riad Sattouf a plusieurs casquettes: cinéaste, acteur, dessinateur de presse. Cette BD raconte son enfance dans la Libye de Kadhafi et la Syrie d'Hafez al-Assad. Le 2e volume sortira en mai prochain. Elle est imprimée, comme cela a été rappelé lors de la remise des prix, par une entreprise stéphanoise, l'imprimerie Loire Offset Titoulet. Depuis quelques jours, l'office de tourisme de Saint-Etienne propose d'ailleurs une exposition photographique retraçant les étapes de son impression...

Six autres livres étaient nominés pour ce prix d'une dotation de 5000 euros, dont celui d'Elia Bonetti, La nuit des morts-vivants, tome 1 (les fautes du père). On cite celui-là  sans l'avoir lu non plus mais puisque octobre ouvre la saison des zombies. Pour en savoir plus sur ce phénomène, on vous recommande en passant un ouvrage de Julien Bétan et Raphaël Colson, deux auteurs qu'on ne connaît ni d'Eve ni d'Adam, publié chez les Mouton électriques avec le soutien de la région Rhône-Alpes (Zombies, 2009 et 2013).

Le Coup de Coeur de l'essai du Point est allé à  l'historien Alain Corbin pour Les Filles de rêve (Fayard). Alain Corbin: " Diane, qui était aussi importante que Vénus, incarnait une forme de beauté, de féminité. Elle été oubliée alors qu'elle avait nourri l'imaginaire pendant des siècles. C'est un livre sur l'imaginaire des hommes avant Lucien Neuwirth, sur des filles inaccessibles..."

Alain Corbin

Le Prix Neuwirth a été décerné à  Béatrice Tracol pour Le scieur du château. Ce prix récompense un ouvrage publié par une maison d'édition implantée sur le territoire, en l'occurrence les éditions Faucoup (L'Horme), et qui fait montre, a précisé Charles Dallara, petit-fils de Lucien Neuwirth et conseiller municipal délégué de Saint-Etienne, "d'ouverture d'esprit et l'humanisme". L'action de ce premier roman se déroule à  Saint-Genest-Malifaux au sortir de la guerre de 14-18. Elise, orpheline de son père et de ses trois frères, ne peut se reconstruire : elle a en charge, dans la maison des bois, sa mère Mathilde dont l'esprit s'est envolé...

Béatrice Tracol

Le Prix Jeunesse (1000 euros) est revenu à  Joris Chamblain pour Les carnets de Cerise (tome 1, Soleil) et celui des Etudiants à  Alexandre Tuzi pour Les poussières perdues (Michalon). Le Prix Exbrayat est venu récompenser Sans oublier, un roman d'Ariane Bois (chez Belfond) qui ne nous éloigne pas trop non plus de Saint-Etienne puisqu'il y est question du village des Justes du Chambon-sur-Lignon. Et le Prix Claude Fauriel récompense l'ouvrage d'André Vant sur l'histoire du cycle stéphanois. Le prix du Livre Design (1000 euros) revient à  De A à  Z, jouer à  l'alphabet de Damien et Claire Gautier (éditions deux-cent-cinq).

Alexandre Tuzi