Monday, November 29, 2021

L'Université de Saint-Etienne a ouvert sa saison culturelle autour d'un événement invitant à  découvrir quelques pans de la culture indienne (de l'Inde). La Maison de l'Université (10 rue Tréfilerie) expose jusqu'au 17 octobre 2014 des belles photographies de Véronique Durruty prises lors de la Holi, une fête très bariolée, à  grands renforts de poudres colorées. C'est "la fête où tout est permis. Où les femmes en sari chic se saoulent de bhang, les foules dans les temples jouent aux groupes rock, chacun se transforme en arlequin mouvant et, par terre, le sol ressemble à  un tableau abstrait géant".  Deux conférences ont aussi rythmé ce rendez-vous. L'une, donnée par l'ethnomusicologue Christine Guillebaud, était consacrée aux musiques du sous-continent, l'autre le fut par Raghunath Manet. Originaire de Pondichéry, ancien comptoir français, le chorégraphe, danseur de danse classique de l'Inde du Sud, joueur de musique carnatique, purement indienne dit-il, et chanteur, proposait de faire connaissance avec un instrument que très peu, dit-il aussi, savent jouer à  un haut niveau. C'est la vînâ, une sorte de luth, un instrument bien moins connu en Occident que le sitar, popularisé par Ravi Shankar et surtout George Harrison, son élève. " L'Inde et son sitar, c'est est un peu un cliché. C'est comme si les habitants de l'Inde pensaient que tous les Français jouent de l'accordéon".  Raghunath Manet dansait aussi mardi soir dans " devadâsî", qui raconte l'histoire d'une danseuse qui hésite entre le service de Shiva et Bollywood. Jeudi à  20h, c'est le film "Devdas" ( Sanjay Leela Bhansali, 2002) qui sera projeté à  la Maison de l'Université. Entrée gratuite.