Monday, September 21, 2020
L'exposition AQUAE SEGETAE, une étape en pays ségusiave, sera présentée du 9 avril au 18 septembre 2016 au château de Bouthéon. Elle avait été présentée notamment à  la médiathèque de Tarentaize à  Saint-Etienne il y a quelques années dans le cadre du printemps de l'archéologie. Elle invite à  découvrir le site archéologique de Montbrison-Moingt, l'antique ville d'eaux gallo-romaine d'Aquae Segetae, dont il subsiste d'importants souvenirs: "le mur des Sarrazins", vestige du théâtre, et le clos Sainte-Eugénie, c'est à  dire les anciens thermes.

Elle s'articule autour d'une belle aquarelle de Jean-Claude Golvin. Elle offre une vue admirable d'Aquae Segetae au IIe siècle de notre ère. L' architecte et archéologue, spécialiste des amphithéâtres, ex-directeur du Centre franco-égyptien d'études des temples de Karnac et Louxor, était d'ailleurs présent au vernissage. Il est l'auteur de plus de 1000 dessins et esquisses, offerts en 2010 au musée d'Arles. Un hommage avait aussi été rendu à  Philippe Thirion, archéologue décédé dont la rencontre avec Jean-Claude Golvin avait donné à  l'exposition son impulsion et son originalité.

La Diana, qui expose très rarement à  Saint-Etienne, avait prêté des objets archéologiques dont un chaudron gallo-romain découvert à  Saint-Sixte, des cuillères en métal de Chalain d'Uzore, des monnaies, bracelets, fragments d'hypocauste (système de chauffage par le sol usité par les Romains) et des objets ayant appartenu à  des archéologues: les carnets de fouille de Thomas Rochigneux et une lampe de poche de Vincent Durand (XIXe siècle).



L'Aquarelle de Jean-Claude Golvin. A ne pas confondre avec le site de Sceaux-du-Gâtinais (Loiret), Moingt est situé au coeur du pays ségusiave. A quelques centaines de mètres des thermes et à  flanc de colline s'élevait le théâtre dont il subsiste le "Mur des Sarrazins", déformation peut-être de l'appellation mur "césarin"en référence aux empereurs romains.





photos: archives FI