Tuesday, January 19, 2021

C'est arrivé. C'était en train d'avoir lieu. C'était un dimanche dans le cadre de "Made in Britain", au Musée d'Art Moderne où les habitants de ce merveilleux pays ont assisté à  la représentation de Watch me fall.

Nous sommes quelque part aux Etats-Unis, au Texas ou au Nevada. Dans les années 70 plutôt, même si les bouteilles de coca sont en plastique. En piste, il y a la Compagnie anglaise Action Hero. Elle est composée d'un garçon et d'une fille: Gemma Paintin. Spectacle savoureux que celui de cette jolie blonde dans sa robe bleue constellée d'étoiles, qui "latte" de bon coeur, à  coups de pieds, son compagnon casqué. Le fracassé qui invective le public, le serre dans ses bras avant le grand saut, se nomme James Stenhouse. Là il s'appelle Chuck Yeager, l'aviateur fait de l'étoffe des héros, celui du mur du son. Il est aussi le motard Johnny Airtime, et Lawrence Legend, Dale Buggins...

Watch me fall évoque les exploits des daredevils, les trompe-la-mort, et enchaîne les "cascades". Avec beaucoup d'humour et de tendresse, un brin de rage, par le biais d'ingénieux dispositifs, il nous fait vivre la quête de l'impossible - et la vanité qui l'accompagne -de ces casse-cous animés d'un vent divin (kamikaze). " Il vaut mieux tenter le coup, dit un des acteurs, remporter des victoires même si vous êtes taillés dans l'échec. (...) les esprits faibles ne connaissent ni la victoire ni la défaite parce qu'ils n'ont essayé ni l'un ni l'autre."

Le clou du spectacle-performance c'est la cascade au dessus de la fontaine de coca light. Et la chute. Celle d'Evel Knievel. Mort bêtement d'une maladie en 2007, il s'était fait connaître en tentant de sauter par dessus les fontaines du Caesars Palace de Las Vegas. Des milliers de gens l'ont vu voler dans le soleil, s'écraser au sol et récolter un mois de coma, outre la célébrité.