Wednesday, September 22, 2021
Bien qu'il eut existé au XVIIIe siècle déjà  deux sociétés, l'une, spécialisée, qui faisait partie de la Société Royale d'Agriculture de la Généralité de Lyon, et une autre plus généraliste, qui s'appelait Académie des Sciences, Belles-lettres et Beaux-arts de Saint-Etienne, la Société d'Agriculture, Industrie, Sciences, Arts et Belles-lettres de la Loire est plus précisément l'héritière d'une Société agronomique départementale, instituée dans la première moitié du XIXe siècle. Elle était divisée en trois sections, une pour chaque arrondissement. Celle de Saint-Etienne - elle changea plusieurs fois de nom - avait pour objet de contribuer par tous les moyens possibles à  l'amélioration et au développement de l'industrie agricole et manufacturière de l'arrondissement.
Son premier président fut Victor Jovin, entrepreneur de la manufacture d'armes de guerre. En faisaient partie les ingénieurs des mines de Gallois, Beaunier et Burdin, l'avocat Valentin Smith, le maire de Saint-Etienne, Hippolyte Royet, par ailleurs fabricant de rubans...  Elle fait connaître ses travaux dès 1822 dans le Bulletin d'industrie agricole et manufacturière. Seule puisque les deux autres sections n'ont pas de publication. Les sujets traités par la Société sont classés dans dix matières: agriculture, industrie minérale, quincaillerie, armurerie, rubanerie, mécanique, moyens de communication, législation, économie générale et météorologie. Cinq mémoires parmi les premiers et les plus importants, furent signés par Etienne Peyret-Lallier, avoué puis avocat, successeur de Jovin à  la présidence de 1825 à  1844, et maire de Saint-Etienne en 1831. En 1835 en font aussi partie, comme membres correspondants hors de l'arrondissement, et pour ne citer que les plus célèbres: Jules Janin, Claude Fauriel, Jacques Lisfranc, Marc Seguin, Moisson-Desroches, Dalgabio.