Monday, September 21, 2020
Jacky Nardoux, historien très spécialisé sur la Franc-Maçonnerie dans notre département, revient avec un nouvel ouvrage qui sortira ce mois de décembre chez Thoba's éditions. Ce livre, que nous nous n'avons pas lu, est consacré à  l'histoire de la Franc-Maçonnerie (à  Roanne, Rive de Gier et Saint-Etienne) de la Grande Guerre à  la Seconde Guerre mondiale. Il compte environ 240 pages et 100 illustrations. L'auteur nous apporte des précisions nous permettant de publier cette sorte d'avis de parution, de façon à  piquer éventuellement la curiosité du lecteur.

Il est découpé en quatre grandes parties. La première, "les loges foréziennes à  la veille de la Grande Guerre", s'attarde en particulier sur la loge Les Elus, fondée en 1828 à  Saint-Etienne et qui migra maintes fois avant de cohabiter, en 1892, rue Désirée, avec deux autres loges (L'Industrie et Les Travailleurs Unis). Ce n'est qu'avec la spoliation de 1940 que ces trois loges, dissoutes, abandonnèrent  ces locaux. Un autre chapitre est consacré aux Ecossais Roannais. Un autre encore évoque deux figures maçonniques de la "Belle Epoque". Il s'agit de Louis Lauxerois et Antoine Delassalle. Le premier, négociant de profession, milita au Parti ouvrier français. Il fut élu municipal à  Roanne de 1896 à  1911. Il co-fonda la section roannaise de la Ligue des Droits de l'Homme. Le second, natif stéphanois, fut horloger de profession. Il participa à  fonder le Parti radical à  Saint-Etienne. Cet "anticlérical convaincu", et "probablement athée", occupa aussi des fonctions municipales.

La seconde partie couvre la période de la Première Guerre mondiale. Il y est question, entre autres, de l'accueil des réfugiés, de la situation de la loge ripagérienne, qui disparaîtra en 1923, du général Percin... La troisième est consacrée à  la période de l'entre-deux-guerres avec notamment un chapitre sur la vie maçonnique roannaise. La quatrième, enfin, sur la période 1940-1944, développe l'ouvrage “L'Etat français contre la franc-maçonnerie”.

"Un certain nombre de francs-maçons sont des résistants. J'essaie de leur rendre hommage", nous écrit Jacky Nardoux. " Quatre d'entre eux (Clozard, Hémart, Lévy, Mossé) ne sont pas revenus des camps de concentration. Un seul en a réchappé (Francis Pointu). L'un d'entre eux (Jean Gaudard) a été fusillé à  la prison Montluc. Un autre (Pierre Bonnet) a été tué dans le bombardement de Lyon en 1944. Le bar des messageries à  Saint-Etienne (M. Talon, membre de la loge L'Industrie), rue de la Bourse, a été une plaque tournante de la Résistance. Une plaque (à  peine visible, ndFI) est  apposée au 9 de la rue de la Résistance, son nom actuelle."