Saturday, December 05, 2020

2e volet de notre article consacré à  quelques aspects du patrimoine de ViennAgglo et de la CAPI.

A lire comme une idée d'escapade, il fait suite à  la visite guidée organisée par l'Office de Tourisme de Saint-Etienne Métropole lors des J.E.P.

Après une matinée de découverte de plusieurs châteaux des environs de Vienne, nous avions pris la direction de Bourgoin-Jallieu. Au programme: l'orgue de Merklin, les halles et le musée.

 

L'instrument se trouve dans l'église Saint-Jean-Baptiste. De style néo-gothique, celle-ci a succédé à  deux autres églises sur la place de la cité. Elle n'a rien d'exceptionnel hormis son orgue et douze belles stalles sculptées dues au ciseau d' Hendrik Pickery (Bruges, XIXe siècle).

Elle a été conçue de 1865 à  1874 par l'architecte Alfred Berruyer, qui réalisa aussi la fausse façade, controversée, de Notre-Dame de Grenoble - "dérestaurée" dans les années 90.

L'orgue, classé en 1991 et restauré pendant plus de deux ans dans les années 2000, est un instrument majeur en Rhône-Alpes car il possède trois claviers manuels de 56 notes et un pédalier de 32 notes. Il a été fabriqué par Joseph Merklin et inauguré en 1881.

Les halles actuelles, en pierre, datent de 1847. Elles avaient remplacé des halles en bois. Le lieu a été aménagé en 1994 pour former ce qu'on appelle l'Espace Grenette. Il accueille expositions et rencontres. Noter la fontaine en forme de dauphin, mammifère qui rappelle le Dauphiné et que le Forez partage comme emblème.

D'autres lieux appartenant à  l'histoire de Bourgoin connaissent de nouvelles vies. Mentionnons l'ancienne brasserie de la rue Pontcottier, rachetée par un négociant en vin, Joseph Armanet, qui fut l'un des fondateurs de la société à  l'origine du musée. L'édifice du XIXe, aujourd'hui labellisé "Patrimoine de l'Isère", accueille bureaux et logements. Au pays de l'Arquebuse (la liqueur), notre guide signale aussi à  notre attention une maison à  génoise et, tout à  côté, le magasin d'une grande enseigne.  A l'origine, les deux bâtiments formaient une distillerie, maison de patron et ateliers.

Le musée, enfin, est situé dans l'ancienne chapelle des Antonins et l'ancien hôtel-Dieu. La chapelle a été bâtie en 1503 et demeure le plus ancien monument de la ville, même si le tympan ne date que de 1893. L'Hôtel-Dieu date du XVIIIe siècle.

Le musée fut créé en 1929 à  l'initiative du sénateur-maire de l'époque et d'un peintre local, Victor Charreton. Devenu municipal en 1995, il fut restructuré et inauguré en 2000. C'est le seul musée en Rhône-Alpes à  présenter l'histoire de l'impression sur étoffes (gravure, photogravure et impression). Il fait partie du réseau textile en Rhône-Alpes, dont sont, dans la Loire, les musées de Charlieu, Cervières, Bussières, Panissières, Chazelles-sur-Lyon et Saint-Etienne (M.A.I.).

Démonstration de Gisèle Nogueira, Meilleure Ouvrière de France 2007. Elle est sabreuse de velours. Elle a été formée par Maximilienne Garoux (lire).