Monday, October 03, 2022

Bze et Tomski sont originaires de Rive-de-Gier mais ça n'a strictement aucune importance. D'où l'inutilité de l'écrire. Tant pis. Dans Overground : déroutants voyageurs, ils racontent leur petit monde, celui de la contre-culture et de la route.

L’artiste stéphanois Jean-Marc Cerino propose à la galerie IAC (rue de la Mulatière à Saint-Etienne) une exposition construite autour d’œuvres récentes, des dessins au brou de noix et des figures de rêveurs debout, les yeux fermés.

La série de dessins intitulée « Repentirs de l’histoire » a été réalisée d’après des photographies qui toutes témoignent de la barbarie du XXe siècle, de la Première Guerre mondiale jusqu’à « Tempête du désert ». Les ruines martyres de Guernica et d’Oradour côtoient les amas de corps anonymes. Des suppliciés font face au peloton d’exécution et des Anglais ( ?) stoïques lisent en plein blitz. Nous n’avons pas rencontré l’artiste. Dommage, il aurait fallu l’interroger sur le choix des photographies. Pourquoi par exemple avoir préféré sur un thème à peu près similaire, le soldat fauché dans son élan, le tommie de 14-18 plutôt que le soldat républicain de Capa, en 1935 ? Mais aussi sur d’éventuelles intentions politiques. Voilà un dessin en particulier qui pourrait avoir valeur de manifeste à l’heure actuelle : « Repentir Génocide arménien ».

Cette exposition de  kakemonos et gouaches sur toile de l'artiste Shingai Tanaka (depuis décédé) a été présentée en 2006 au Musée d'art et d'industrie (FI 2008).

Le vernissage s'est déroulé en présence du maître de calligraphie japonaise qui a offert une longue démonstration de son art, illustrant généreusement vis à  vis d'un public en partie néophyte, l'un des enseignements qu'il prodigue à  ses élèves : « Le Sho est don, personne ne peut le dérober, il jaillit de l'artiste miraculeusement. »

La boutique de la famille Chomette, "Au bon coin", à  l'angle des rues du Jeu de l'Arc et de la République, a habillé des générations de Stéphanois. Depuis 1902, elle s'était spécialisée dans la confection, la bonneterie et la lingerie mais s'était tournée très tôt vers le prêt-à -porter haut de gamme et, parallèlement, à  une offre à  destination d'une garde-robe quotidienne. Elle cherchait à  proposer à  sa clientèle des collections du dernier chic parisien, de la plus audacieuse mode Riviera. La boutique ferma ses portes en 2003 et c'est le Musée du textile de Cholet, au " pays du mouchoir rouge ", qui se porta acquéreur de centaines de vêtements et accessoires en parfait état de conservation.