Friday, September 24, 2021

Paris a Cartouche et le Forez a Mandrin. Qu'il partage avec le Savoie, le Gévaudan, l'Auvergne et le Velay! mais pas avec le Pays stéphanois. C'est en tout cas ce qu'affirme Guy Peillon dans son dernier ouvrage : En pays stéphanois avec les mandrins ardéchois. Depuis près de dix ans, l'auteur suit à  la trace le contrebandier savoyard aux semelles de vent et sa bande de renégats. Dans son livre (publié en décembre dernier), il tord le cou à  une légende tenace : la venue de Mandrin à  saint-Chamond et à  Saint-Etienne en 1754. Via internet, avons demandé à  l'auteur de nous éclairer un petit peu à  propos de ce bandit célèbre.

Auriez-vous l'amabilité de vous présenter brièvement et de nous indiquer comment vous en êtes venu à vous intéresser à Mandrin ?

Bze et Tomski sont originaires de Rive-de-Gier mais ça n'a strictement aucune importance. D'où l'inutilité de l'écrire. Tant pis. Dans Overground : déroutants voyageurs, ils racontent leur petit monde, celui de la contre-culture et de la route.

L’artiste stéphanois Jean-Marc Cerino propose à la galerie IAC (rue de la Mulatière à Saint-Etienne) une exposition construite autour d’œuvres récentes, des dessins au brou de noix et des figures de rêveurs debout, les yeux fermés.

La série de dessins intitulée « Repentirs de l’histoire » a été réalisée d’après des photographies qui toutes témoignent de la barbarie du XXe siècle, de la Première Guerre mondiale jusqu’à « Tempête du désert ». Les ruines martyres de Guernica et d’Oradour côtoient les amas de corps anonymes. Des suppliciés font face au peloton d’exécution et des Anglais ( ?) stoïques lisent en plein blitz. Nous n’avons pas rencontré l’artiste. Dommage, il aurait fallu l’interroger sur le choix des photographies. Pourquoi par exemple avoir préféré sur un thème à peu près similaire, le soldat fauché dans son élan, le tommie de 14-18 plutôt que le soldat républicain de Capa, en 1935 ? Mais aussi sur d’éventuelles intentions politiques. Voilà un dessin en particulier qui pourrait avoir valeur de manifeste à l’heure actuelle : « Repentir Génocide arménien ».

Cette exposition de  kakemonos et gouaches sur toile de l'artiste Shingai Tanaka (depuis décédé) a été présentée en 2006 au Musée d'art et d'industrie (FI 2008).

Le vernissage s'est déroulé en présence du maître de calligraphie japonaise qui a offert une longue démonstration de son art, illustrant généreusement vis à  vis d'un public en partie néophyte, l'un des enseignements qu'il prodigue à  ses élèves : « Le Sho est don, personne ne peut le dérober, il jaillit de l'artiste miraculeusement. »