Friday, September 25, 2020

L'exposition Les enrubannées Haute couture: hommage au ruban a été présentée Musée d'Art et d'Industrie du 25 novembre 2006 au 23 avril 2007.

A ma droite : robe du soir modèle rêveuse de Gaultier, avec 2000 mètres de rubans Mokuba du Japon, 40 heures de montage sur un travail de broderie de Lesage façon corail. A ma gauche : robe en rubans mousseline et tubes de silicones de Galante, parsemée de strass, 480 mètres de rubans Satab façon spirales. Un duel qui laisse froid la robe de Franck Sorbier réalisée pour Mylène Farmer et inspirée par la scène du tombeau translucide d'Alexandre (dans Cléopâtre de Mankiewicz) et par les gisants des cathédrales ! Des milliers d'heures de travail et des kilomètres de rubans sont à  contempler au Musée d'Art et d'Industrie de Saint-Etienne. Chanel, Givenchy, Galante, Lagerfeld, Eymeric François, environ 60 modèles des créateurs les plus prestigieux sont réunis. Un cocktail éblouissant de satins noirs, de cannetille et de fils de métal entrecroisés, de velours Satab et de passementeries..

ARS MAGNA.

Paris a Cartouche et le Forez a Mandrin. Qu'il partage avec le Savoie, le Gévaudan, l'Auvergne et le Velay! mais pas avec le Pays stéphanois. C'est en tout cas ce qu'affirme Guy Peillon dans son dernier ouvrage : En pays stéphanois avec les mandrins ardéchois. Depuis près de dix ans, l'auteur suit à  la trace le contrebandier savoyard aux semelles de vent et sa bande de renégats. Dans son livre (publié en décembre dernier), il tord le cou à  une légende tenace : la venue de Mandrin à  saint-Chamond et à  Saint-Etienne en 1754. Via internet, avons demandé à  l'auteur de nous éclairer un petit peu à  propos de ce bandit célèbre.

Auriez-vous l'amabilité de vous présenter brièvement et de nous indiquer comment vous en êtes venu à  vous intéresser à  Mandrin ?

Bze et Tomski sont originaires de Rive-de-Gier mais ça n'a strictement aucune importance. D'où l'inutilité de l'écrire. Tant pis. Dans Overground : déroutants voyageurs, ils racontent leur petit monde, celui de la contre-culture et de la route.

L’artiste stéphanois Jean-Marc Cerino propose à la galerie IAC (rue de la Mulatière à Saint-Etienne) une exposition construite autour d’œuvres récentes, des dessins au brou de noix et des figures de rêveurs debout, les yeux fermés.

La série de dessins intitulée « Repentirs de l’histoire » a été réalisée d’après des photographies qui toutes témoignent de la barbarie du XXe siècle, de la Première Guerre mondiale jusqu’à « Tempête du désert ». Les ruines martyres de Guernica et d’Oradour côtoient les amas de corps anonymes. Des suppliciés font face au peloton d’exécution et des Anglais ( ?) stoïques lisent en plein blitz. Nous n’avons pas rencontré l’artiste. Dommage, il aurait fallu l’interroger sur le choix des photographies. Pourquoi par exemple avoir préféré sur un thème à peu près similaire, le soldat fauché dans son élan, le tommie de 14-18 plutôt que le soldat républicain de Capa, en 1935 ? Mais aussi sur d’éventuelles intentions politiques. Voilà un dessin en particulier qui pourrait avoir valeur de manifeste à l’heure actuelle : « Repentir Génocide arménien ».