Friday, September 24, 2021
En 1977, Orlan se présente à  la FIAC sans y avoir été invitée et s'installe sur une estrade, derrière un distributeur inspiré des machines à  sous et recouvert de l'image de son propre buste nu. Pour obtenir un baiser de l'artiste, avec la langue, le public est invité à  faire l'offrande d'une pièce de 5 francs. Ceux que cette quête humide ne tente guère ont la possibilité de brûler un cierge à  Sainte Orlan, dont l'effigie grandeur nature se trouve à  côté. Et demander, peut-être, à  la madone de réchauffer leur coeur. Ils pouvaient aussi s'offrir les deux, les bienheureux.

A l'Hôtel de Ville de Saint-Etienne, ce n'est pas seulement sous le regard de Marianne que les couples écoutent l'adjoint au maire déclamer « conformément à la loi, les articles 212, 213, 214 et 215 du Code civil ». C'est aussi sous celui de Joseph Lamberton.Cette figure étonnante et puissante de l'art stéphanois, née il y aura bientôt 140 ans, est évoquée en détail dans le dernier bulletin des Amis du Vieux Saint-Etienne.

Au siècle de Louis XIV, de nombreux explorateurs, soldats, négociants et hommes de religion ont entrepris de périlleux voyages pour asseoir le prestige du Trône de France. Au Nouveau-Monde, Jacques Marquette, Louis Joliet, Cavelier de La Salle, Daniel Greysolon du Luth... explorent la région des Grands Lacs canadiens et le Mississippi. En Asie, Jean-Baptiste Tavernier commerce avec l'Inde et François Caron fonde le comptoir de Surat...

Le Périgord doit beaucoup à  Edmond Rostand. Depuis la première de Cyrano, joué par Coquelin au Théâtre de la Porte Saint-Martin en 1898, sous toutes les latitudes son nom est lié à  celui du génial bretteur.
 
Lequel Savinien - bas les masques ! - s'il fut  Cyrano n'était pas de Bergerac (ou plutôt si, mais pour de faux)  et voyageait dans la lune et le soleil avant de parcourir les scènes du monde. Ce que Rostand écrit aussi. Mais ce nez, cette truculence et cette générosité folle, ne feraient-elles pas comme une éclipse au vrai ? Et comment le saurions-nous ?! On ne va pas se battre avec Cyrano. On ne peut pas se battre  avec Cyrano. Essayons quand même de glisser un mot à  propos de celui de Bernard Rozet. Et pour dire quoi ? Mais.... ce qui a déjà  été écrit. Le héros, joué par Philippe Vincenot, est plus tendre que bouillant. La mise en scène fait la part belle à  l'humour mordant et à  la fantaisie. En mêlant théâtre et musique, l'équipe Rozet offre un spectacle jubilatoire qui rend plus actuels les personnages de Christian et de Roxanne tout en gardant, comme il se doit, à  celui de Cyrano sa grandeur d'âme et son courage. C'est beau, et même plus !
 
Photos de Forez Info lors de la représentation aux Nuits de la Bâtie en 2007