Saturday, July 31, 2021

On n'imagine pas un jour en France sans polémique, c'est entendu. Une d'entre elles, il y a quelques semaines, concernait la suppression dans certains grands musées parisiens de la datation en chiffres romains dans des contenus à destination des visiteurs. Pour faciliter leur lecture, il s'agit de remplacer les chiffres romains servant à indiquer le siècle au cours duquel a été réalisée une œuvre par les chiffres modernes, appelés aussi « chiffres arabes », assez improprement ne serait-ce que parce qu'ils sont d'origine indienne... Bref, remplacer par exemple « XVIIe siècle » par « 17e siècle ».

Il en est un en tout cas qui aurait dû s'abstenir de vouloir utiliser la numérotation romaine. Noter qu'on s'est déjà fait l'écho, brièvement, de cette anecdote dans une vieille page de notre portail consacrée aux sculptures de Saint-Etienne.

Un léger sentiment de malaise mêlé d'incompréhension, comme face à une aberration. C'est ce qu'on a ressenti devant cette sculpture en fils d'acier exposée en vitrine de la galerie Giardi, rue de la République. Un homme ? Le tronc, les jambes et les bras sont bien faits, en tout cas reconnaissables, c'est à dire humains. Mais cette tête à l'air mauvais posée sur ce corps debout, bien droit sur ses jambes ? Une tête de gorille, bien sûr ! Puisque c'est un hybride, tout bêtement, grandeur nature, bien reconnaissable, finalement. Un des hybrides de Julien Mounier.

Roanne fait partie des premières villes riveraines du fleuve Loire à avoir renoué, en 2011, avec la traditionnelle fête de saint Nicolas, Patron des marins d'eau douce cher au cœur des anciens mariniers.

La corporation des Mariniers de Roanne, qui succéda à la compagnie des Marchands fréquentant la Loire, constituée au XIIIe siècle, était une des plus importantes. Elle faisait autorité jusqu’à Orléans. On lui doit, notamment, l’édification en 1630 de la Chapelle Saint Nicolas du Port construite pour protéger de la peste.

Voici une histoire recueillie en son temps par Raoul Toscan, publiée dans un numéro de La Région Illustrée (1931).

Le vœu à saint Nicolas

A l'occasion des journées de l'architecture, les 16, 17 et 18 octobre, les entrées et visites guidées de l'église Saint-Pierre et de la maison de la culture, à Firminy, seront gratuites. A noter une visite décalée intitulée : « Moi, j’aime pas Le Corbusier ! » C'est une visite nouvelle, un peu insolite qui entend prendre le contre-pied d’une visite classique. « Parce que les réalités d’un chantier, ce sont aussi des erreurs, des malfaçons et des défauts de l’architecture (et de l’architecte) », indique le site Le Corbusier.

Vendredi 16 octobre à 16h, choisissez votre visite:
Samedi 17 et dimanche 18 à 14h : visite décalée. A 10h30 et 15h30 : visite classique.
Réservation conseillée : 04 77 61 08 72. Durée : 1h15.
Gratuit.

L'accès à l'unité d'habitation (appartement-témoin, école et toit-terrasse) reste payant (10 euros/8,50 euros) et la réservation est obligatoire.

Photos : archives FI