Thursday, September 24, 2020

Le plus bel exemple de représentation mythologique gréco-romaine est sans conteste celui que l'on peut admirer dans le parc de la Charité. S'y trouve une sculpture représentant Apollon créant Asclépios. Le solaire Apollon, dieu des arts, de l'harmonie et de la guérison, façonne Asclépios (Esculape en latin), dieu de la médecine qui sera foudroyé par Zeus pour avoir ressuscité les morts. L'attribut d'Asclépios est un bâton autour duquel s'enroule un serpent. C'est le caducée médical qu'arborent encore médecins et infirmiers sur le pare-brise de leurs voitures.

La prochaine exposition du Musée d'art et d'industrie de Saint-Etienne aura lieu du 1er septembre au 3 janvier.

Un ouvrage dont la parution est prévue fin août et d'ici là en souscription à prix réduit. Pour ce que l'on en sait, il présente les portraits de 30 prêtres-artistes des XXe et XXIe siècles dans les domaines de la peinture, sculpture, photographie et musique. Parmi les compositeurs cités figurent Robert « Jef » Marthouret – nous lisons sur le site du Musée du diocèse de Lyon qu'il enseigna à l'université de Saint-Etienne –, Marcel Godard, Didier Rimaud, Guy de Fatto, qui fut aumônier des artistes du spectacle... Dans le domaine de l'écriture, il y a par exemple Mgr Lavarenne, grand admirateur du théâtre de Guignol pour lequel il écrivit des pièces, le père Jean Vuaillat, un temps curé de Saint-Martin-en-Coailleux... Et parmi les peintres Pierre Darphin ou encore Georges Fealy. Sans oublier le Montbrisonnais Marie-Alain Couturier.

Ce furent tous des hommes d'Eglise du diocèse de Lyon, ou sont puisque plusieurs figurant dans le livre – et c'est bien heureux - sont actifs de nos jours.

Éditions Lieux-Dits
120 pages - 180 illustrations
Prix public après parution : 15 euros TTC

A propos du père couturier, dans notre petit Calaméo :
https://fr.calameo.com/books/002429384a09846052fd9

Pascal Clément est décédé hier. Durant des lustres député de la Loire (1978-2012), maire de Saint-Marcel-de-Félines, idem (1977-2001), président du Conseil général et ministre de la Justice, il avait signé, alors qu'il était Garde des Sceaux de Jacques Chirac, un ouvrage consacré au duc de Persigny. Un homme « peu commun, relevait l'auteur, sans qui Louis-Napoléon n'aurait probablement jamais été Napoléon III ». Un personnage pourtant assez méconnu du grand public et « lorsqu'il l'est, souvent déconsidéré ». « Il est surprenant, regrettait-il encore dans son avant-propos, que les historiens aient délaissé une vie telle que celle de Persigny, commencée dans la brume des complots pour atteindre son apogée au zénith du Second Empire ».

En 250 pages, Pascal Clément s'est donc attaché à retracer la vie tumultueuse de cet homme complexe qui fut conjurateur, organisateur des réseaux bonapartistes, condamné à vingt ans de détention après l'affaire de Boulogne (1840) et... ministre de l'Intérieur de Louis-Napoléon Bonaparte. Il s'attarde aussi longuement sur la carrière locale de Persigny. Car il fut assurément un des plus illustres enfants de la Loire où il se comporta, souligne l'auteur, « comme un véritable vice-empereur ». Né près de Roanne en 1808, Persigny a été élu président du Conseil général de la Loire en 1858. Dans le département il fut à l'origine du fameux canal du Forez ; il encouragea la rénovation urbaine de Saint-Etienne et lança une grande politique de désenclavement ferroviaire. Il inaugura en 1865 le barrage de Rochetaillée devant quelque 40 000 personnes. Trois ans plus tôt il avait créé la Diana, Société historique et archéologique du Forez. La Ville de Roanne lui doit sa Légion d'honneur, obtenue pour sa résistance à l'envahisseur à la chute du Premier Empire. Il joua aussi un rôle essentiel dans le domaine de l'enfance. Décédé en 1872, Persigny repose dans le cimetière de son village natal : Saint-Germain-Lespinasse.

Ajoutons une petite anecdote car c'est un sujet qui nous intéresse. On a consacré modestement quelques articles à ce propos. Persigny, qui s'appelait Victor Fialin, qualifié parfois de « prophète » par certains de ses contemporains et dont Jean Tulard, dans la préface de l'ouvrage, note « l'apparente folie », eut pour grand-oncle un certain Jean Fialin. Celui-ci, ancien curé de Marcilly-le-Châtel, fut à la tête d'une secte d'illuminés qui défraya la chronique dans la Loire dans les années 1790 : les Bleus.

Persigny, l'homme qui a inventé Napoléon III, Pascal Clément, Editions Perrin, 2006

Visuel/dr