Thursday, September 24, 2020

On a beaucoup entendu parler ces derniers jours des commandos marine et plus particulièrement du commando Hubert auquel appartenaient les deux militaires tués en opération et auxquels la nation a rendu hommage ce jour. Les commandos marine sont au nombre de sept. La dernière unité créée, en 2015, s'appelle le commando Ponchardier.

Il porte le nom d'un officier de marine stéphanois, Pierre Ponchardier, résistant pendant l'Occupation avec son frère Dominique et à la tête d'un commando lors de la guerre d'Indochine.

Rappelons que les commandos marine sont les héritiers des commandos Kieffer dont 177 hommes débarquèrent sur les plages normandes le 6 juin 44 – les seuls Français à avoir débarqué. Parmi eux, un altiligérien qui a vécu à Saint-Etienne : Albert Grail. Ils furent formés au camp du château d'Achnacarry en Écosse. Le commandant de l'unité à laquelle ils appartenaient, la 1st Special Service Brigade, était Lord Lovat, un Ecossais. Ceci expliquant sans doute La marche des soldats de Robert Bruce, la marche écossaise jouée par le bagad de Lann-Bihoué et accompagnant l'arrivée des cercueils dans la cour des Invalides.

Monuments en hommage aux 177 commandos Kieffer et à Lord Lovat, Ouistreham (archives FI)

Une première brève avait été publiée sur notre portail en 2007 en écho à La Liberté, journal du Forez et de la Loire, hebdomadaire de 12 pages à 0,60 euro, qui avait fait sa Une avec Anne Dauphine, duchesse de Bourbon, comtesse de Forez et dame de Beaujeu. Ce qui nous avait bien plu étant donné notre caractère romantique et en comparaison des gros titres de faits divers dont on nous afflige à longueur de temps.

On l'avait augmentée en 2011, sous le titre que nous réutilisons, à l'occasion d'un spectacle nocturne et à partir des actes d'un colloque de La Diana organisé en 2010 sur le thème « Forez et Bourbon » (ici les publications de Dominique Laurent et Olivier Troubat). Voici une petite restauration un brin iconographique. Entre-temps, la prieurale de Souvigny, dans l'Allier près de Moulins, nécropole des ducs de Bourbon où repose Anne Dauphine, a été érigée en « sanctuaire de la Paix ». C'était en 2017, 600 ans après sa mort à Cleppé.

Un silo à grains sectionné, pansé, enduit et repeint ; un kayak ouvert, disséqué, refermé et finalement échoué sur un bac de caillage de lait comme un récif; des plaques de carton plume dont le bitume de Judée révèle les brisures... Dans Au seuil de Soi, le Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Etienne expose sur près de mille mètres carrés trente-cinq sculptures, certaines inédites, de Gyan Panchal, qui s'échelonnent sur une quinzaine d'années, depuis une pratique urbaine à un passage en milieu rural. L'artiste s'est toujours intéressé aux matériaux dits « pauvres » (polystyrène, polyuréthane...), qu'il recueille pour s'attacher à en réveler l'histoire et les secrets.

Un travail qui se situe dans le prolongement de l'Arte povera, notamment, et qui donne à voir parfois, dit-il, comme « un paysage d'objets portés par une marée qui se serait retirée, laissant tout sur place ». 

A découvrir jusqu'au 22 septembre

« Publicité. Des kilomètres de vermillon fusillent la rétine à bout portant. Tout compte fait, la piste balayée, il reste un mot, CADUM, Citroën.
Bifur est un mot, un seul. Mais c'est un mot vedette. Il entre dans une page comme une danseuse-étoile dans le nimbe d'un projecteur, lorsque le corps de ballet s'est effacé à droite, à gauche, côté cour et côté jardin... »