Thursday, September 24, 2020

C'est le rugby et non le football qui fut le premier sport collectif bien implanté à Saint-Etienne et c'est durant la période 1914-1933 qu'il perdit du terrain sur toute la ligne – il est moribond en 1939 - au profit du football en raison, d'une part, de la saignée de la Grande Guerre qui lui fit perdre de très nombreux joueurs, et d'autre part parce qu'il apparaissait comme l'expression sportive d'une élite intellectuelle voire économique. Le rugby est en effet longtemps resté marqué à Saint-Etienne par ses origines scolaires et universitaires. Durant le conflit, par ailleurs, les usines d'armement stéphanoises ont vu arriver en masse des « affectés spéciaux » originaires pour la plupart du Nord de la France et pratiquant pendant leurs loisirs, contrairement aux méridionaux, le football plutôt que le rugby. Grâce à Christian Sigel, auteur d'un ouvrage sur le sujet, nous remontons brièvement le temps pour aller à l'époque du « rugby roi » pratiqué sur des terrains de fortune, au Rond Point, sur le chemin de la Digonnière, dans un pré du Boulevard Jules Janin, etc.

A l'image de ce qui avait été offert en 2014 dans les Monts du Forez pour l'anniversaire de la libération de Saint-Etienne, l'Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre de la Loire proposait le 19 mai un parcours mémoriel dans le Pilat. Cette balade gratuite en autocar était organisée avec l'Amicale Résistance Gier (ARG) que préside Michelle Destour. Avec Gérard Georgeon elle formait le duo principal de commentateurs au gré des haltes jalonnant ce parcours qui s'acheva par un remerciement au président de l'ONACVG 42, sur le départ. Ce fut, de Planfoy à La Grand'Croix, en passant par Bourg-Argental, Loire-sur-Rhône, …, une évocation des maquis, des combats menés à l'été 44 par la Résistance contre l'occupant en retraite - des soldats placés dans un climat d'insécurité - et les exactions commises par celui-ci et ses auxilliaires de la Milice, etc.

Quelques repères (le circuit n'a pas suivi la chronologie pour des raisons évidentes): 6 juin 1944, débarquement en Normandie. 19 juin 44 : chute de la « République d'Annonay » en Ardèche, 15 août 44 : débarquement en Provence, 21 août 44 : libération de Saint-Etienne. 3 septembre : libération de Lyon.

Eclectique et cosmopolite, avec du théâtre, du classique, de la danse, de l'humour... elle débutera le 4 juillet avec « De sueur et d'encre », une première en France des Québécois de Barcode Circus Company. Ce spectacle de cirque, qui a l'air très prometteur, est organisé en partenariat avec le Festival des 7 collines. Au fil de la saison, d'autres spectacles seront proposés en partenariat avec Atout Monde, qui organise le festival « La Rue des Artistes », Les Amis des Orgues de Saint-Pierre, le Festival des Arts Burlesques et le Rhino Jazz(s) Festival.

Le Graveyard Fest revient le 31 août à Riorges dans la salle du Grand Marais. C'est la 2e édition de ce festival dédié au metal, organisé par l'association roannaise « Happy Coffins ». Le premier avait réuni, un 14 juillet, The Great Old Ones (bientôt un 4e album), Balance of Terror (venu de Saint Omer), Inner Torture, Skox, The Oath, Mercyless (trente ans d'existence). Brève interview de Sylvain Sadot, son président.