Thursday, April 02, 2020

Une première brève avait été publiée sur notre portail en 2007 en écho à La Liberté, journal du Forez et de la Loire, hebdomadaire de 12 pages à 0,60 euro, qui avait fait sa Une avec Anne Dauphine, duchesse de Bourbon, comtesse de Forez et dame de Beaujeu. Ce qui nous avait bien plu étant donné notre caractère romantique et en comparaison des gros titres de faits divers dont on nous afflige à longueur de temps.

On l'avait augmentée en 2011, sous le titre que nous réutilisons, à l'occasion d'un spectacle nocturne et à partir des actes d'un colloque de La Diana organisé en 2010 sur le thème « Forez et Bourbon » (ici les publications de Dominique Laurent et Olivier Troubat). Voici une petite restauration un brin iconographique. Entre-temps, la prieurale de Souvigny, dans l'Allier près de Moulins, nécropole des ducs de Bourbon où repose Anne Dauphine, a été érigée en « sanctuaire de la Paix ». C'était en 2017, 600 ans après sa mort à Cleppé.

Un silo à grains sectionné, pansé, enduit et repeint ; un kayak ouvert, disséqué, refermé et finalement échoué sur un bac de caillage de lait comme un récif; des plaques de carton plume dont le bitume de Judée révèle les brisures... Dans Au seuil de Soi, le Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Etienne expose sur près de mille mètres carrés trente-cinq sculptures, certaines inédites, de Gyan Panchal, qui s'échelonnent sur une quinzaine d'années, depuis une pratique urbaine à un passage en milieu rural. L'artiste s'est toujours intéressé aux matériaux dits « pauvres » (polystyrène, polyuréthane...), qu'il recueille pour s'attacher à en réveler l'histoire et les secrets.

Un travail qui se situe dans le prolongement de l'Arte povera, notamment, et qui donne à voir parfois, dit-il, comme « un paysage d'objets portés par une marée qui se serait retirée, laissant tout sur place ». 

A découvrir jusqu'au 22 septembre

« Publicité. Des kilomètres de vermillon fusillent la rétine à bout portant. Tout compte fait, la piste balayée, il reste un mot, CADUM, Citroën.
Bifur est un mot, un seul. Mais c'est un mot vedette. Il entre dans une page comme une danseuse-étoile dans le nimbe d'un projecteur, lorsque le corps de ballet s'est effacé à droite, à gauche, côté cour et côté jardin... »

Autour d'un programme intitulé "Chants et musique sacrée du Moyen Age et de la Renaissance" (chants grégoriens, extrait de la messe royale de Henri du Mont, miserere de Joseph Valette de Montigny...) l'ensemble musical Jardin d'Eden proposera, le 23 mars à 15h en l'église Saint-Louis à Saint-Etienne, une découverte d'instruments anciens: viole de gambe, clavecin, etc., et... serpent.

Fabriqué dans du bois de noyer, ce drôle d'instrument en forme de S est recouvert de cuir ou de parchemin, et percé de six trous. Inventé au XVIe siècle, il permet de jouer toute l’échelle chromatique dans un registre proche de la voix humaine.

L’ensemble Jardin d’Eden est né suite à la création de l’association JSSP, Joueur de serpent, serpent player. Il est composé d’amateurs expérimentés issus des conservatoires de Saint-Etienne et d’Annonay. Les chanteuses du groupe Hellébore accompagneront cette musique pour un concert qui promet de sortir de l'ordinaire, organisé par l’association Renaissance de l’orgue de Saint-Louis.

Entrée libre

Photo: un joueur de serpent de Jardin d'Eden (archives FI)