Monday, October 03, 2022

C'est une bien étrange petite sculpture. Elle a visiblement quelques années. On ignore qui l'a réalisée. Elle est située au bord d'une route dans le petit village de Soleymieux dans les monts du Forez. Elle représente une femme allongée allaitant un nourrisson.

Initialement programmée du 4 mai au 14 novembre et dans le cadre de la Biennale internationale Design (reportée en 2022), l'exposition ouvre ses portes ce jour. La date de fin reste inchangée.

Le Musée d'Art et d'Industrie de Saint-Etienne propose une exposition racontant une histoire intime des hommes et des femmes. En effet, elle présente la diversité des rubans fabriqués aux 19e et 20e siècles pour les secteurs de la lingerie-corseterie et du médical. Des rubans qui « témoignent ainsi de l’histoire culturelle des dessous et montrent l’évolution des formes pour cacher, protéger, embellir, maintenir, corseter, rehausser, gonfler, voiler, dévoiler le corps ou ses parties ».

La créatrice de mode Chantal Thomass, fondatrice de la marque de lingerie du même nom, en est la marraine, de même que de la promotion de la classe lingerie du lycée Adrien Testud (Le Chambon-Feugerolles). Lequel établissement présente les pièces de lingerie et les books créatifs conçus et fabriqués par les élèves de la classe lingerie, promotion 2020. Les élèves de la promotion 2021, quant à eux, viendront présenter, lors d’un défilé de mode programmé dans le cadre de la Nuit européenne des musées, les pièces de lingerie qu’ils auront conçues et fabriquées.

Pour évoquer les rubans pour les bas, corsets, chemises de nuit et de jour, gaines, soutiens-gorge, culottes, slips, boxers féminin et masculin, rubans thérapeutiques ou de contention, la scénographie plonge le spectateur dans des boudoirs intimistes transformant le visiteur en voyeur, avec rideaux de velours et commodes aux tiroirs entre-ouverts...

D'après dossier de presse
Photo d'illustration : La gaine Scandale (première gaine en tissu élastique), affiche publicitaire Lesage, vers 1950, Ville de Paris / Bibliothèque Forney

On n'imagine pas un jour en France sans polémique, c'est entendu. Une d'entre elles, il y a quelques semaines, concernait la suppression dans certains grands musées parisiens de la datation en chiffres romains dans des contenus à destination des visiteurs. Pour faciliter leur lecture, il s'agit de remplacer les chiffres romains servant à indiquer le siècle au cours duquel a été réalisée une œuvre par les chiffres modernes, appelés aussi « chiffres arabes », assez improprement ne serait-ce que parce qu'ils sont d'origine indienne... Bref, remplacer par exemple « XVIIe siècle » par « 17e siècle ».

Il en est un en tout cas qui aurait dû s'abstenir de vouloir utiliser la numérotation romaine. Noter qu'on s'est déjà fait l'écho, brièvement, de cette anecdote dans une vieille page de notre portail consacrée aux sculptures de Saint-Etienne.

Un léger sentiment de malaise mêlé d'incompréhension, comme face à une aberration. C'est ce qu'on a ressenti devant cette sculpture en fils d'acier exposée en vitrine de la galerie Giardi, rue de la République. Un homme ? Le tronc, les jambes et les bras sont bien faits, en tout cas reconnaissables, c'est à dire humains. Mais cette tête à l'air mauvais posée sur ce corps debout, bien droit sur ses jambes ? Une tête de gorille, bien sûr ! Puisque c'est un hybride, tout bêtement, grandeur nature, bien reconnaissable, finalement. Un des hybrides de Julien Mounier.