Wednesday, July 28, 2021

Pascal Clément est décédé hier. Durant des lustres député de la Loire (1978-2012), maire de Saint-Marcel-de-Félines, idem (1977-2001), président du Conseil général et ministre de la Justice, il avait signé, alors qu'il était Garde des Sceaux de Jacques Chirac, un ouvrage consacré au duc de Persigny. Un homme « peu commun, relevait l'auteur, sans qui Louis-Napoléon n'aurait probablement jamais été Napoléon III ». Un personnage pourtant assez méconnu du grand public et « lorsqu'il l'est, souvent déconsidéré ». « Il est surprenant, regrettait-il encore dans son avant-propos, que les historiens aient délaissé une vie telle que celle de Persigny, commencée dans la brume des complots pour atteindre son apogée au zénith du Second Empire ».

Une brève histoire du château de la Roche dans le Roannais

Transformé en une sorte d' îlot romantique depuis la construction du barrage de Villerest en 1982, il a abrité au fil du temps de nombreuses familles qui s’en sont servi comme poste de guet, point de péage féodal ou comme résidence d’été.

On le doit à Julien Fargettas, directeur de l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre de la Loire, docteur en histoire et ancien officier de l'Armée de terre. C'est son troisième livre après Les Tirailleurs sénégalais; Les soldats noirs entre légendes et réalités 1939-1945 (2012) et La fin de la "Force Noire" - Les soldats africains et la décolonisation française (2019).

Julien Fargettas était hier à Chasselay à la cérémonie en hommage à ces soldats de l'Armée française. Dans cette commune du Rhône a été inaugurée en 1942 une étonnante nécropole militaire. C'est le tata, un style d'architecture de l'Afrique de l'Ouest, tata signifiant dans la langue wolof « enceinte de terre sacrée ». Y reposent 188 tirailleurs sénégalais, des tirailleurs nord-africains et deux légionnaires faits prisonniers et massacrés par les Allemands en juin 40.

Le 26 mai 1944, dans la matinée, les B-17 américains, bombardiers lourds appartenant à  la cinquième escadre de bombardement de la 15e Armée de l'Air, basée en Italie, larguaient leurs bombes sur Saint-Etienne. Au minimum 1392 bombes d'après les recherches de Marc Swanson, auteur d'un ouvrage sur le sujet en 2005.  Le bombardement dura vingt minutes. Il fit un millier de morts - la ville de Saint-Etienne commanda 970 cercueils - et entre 1500 et 2000 blessés. Huit enseignants et vingt-quatre enfants furent tués dans l'école de Tardy. Le nombre de sinistrés avoisine les 20000. D'après un compte rendu récapitulatif officiel de la Défense Passive, cité par Marc Swanson, 230 bâtiments furent entièrement détruits. Le 6 juin 44, jour du débarquement de Normandie, le Maréchal Pétain était à Saint-Etienne...
 
 
Extrait du discours prononcé en 2014 par le maire de Saint-Etienne: