Monday, May 23, 2022

Textes et messages postés dans notre forum ; lequel a été dépublié. Ils l'étaient dans deux fils de discussion distincts intitulés "Des histoires douloureuses" et "Des recherches historiques". Il s'agit de demandes d'aide dans le cadre de travaux universitaires, recherches personnelles, projets d'expos ou de livres en lien avec l'histoire locale, de précisions ou corrections à propos de nos articles. Considérant qu'ils peuvent avoir un petit intérêt, nous les avons restaurés pour les sauvegarder sur cette page, dans l'état chronologique où ils furent mis en ligne, du plus ancien au plus récent (ARCHIVES). Pour ceux-ci, les dates ne sont pas précisées. Les plus anciens datent d'une dizaine d'années. Le bouquin virtuel sur la chocolaterie à Saint-Etienne a vu le jour. Mme Bonnemain est décédée...

Les messages les plus récents, en tout début de page, ne figuraient pas dans notre forum puisque nous les avons reçus après la mise en ligne de cette nouvelle version du portail. Nous continuerons ici de publier toutes les sollicitations de ce type. Dans la mesure du possible, nous transmettrons toute info que nous posséderions ou qu'un internaute pourrait nous fournir.

Mai 2022

En avril 2021, on faisait part de l'interrogation d'une dame à propos d'un nom de rue, la rue des Ovides, dans le secteur de la Richelandière à Saint-Etienne. Qu'est ce donc que des ovides ? On dit bien ovides. Pas Ovide, le poète latin, pas ovidés, comme des moutons, pas ovaires ni olives. Ovides. Peut-être s'agit-il d'un terme emprunté à un vocabulaire technique ? Un monsieur nous dit s'être penché sur la question. Rien de sûr mais d'après des anciens, par lui consultés, ce nom pourrait provenir des mots "eaux vives", rapport à une rivière stéphanoise d'autrefois. Dans le parler local, et par une forme d'altération, ce serait devenu "ovides"...

Juin 2021

Nous devons à Monsieur M.C., de Clichy (92) de faire connaissance avec Lily Lodé-Zwercher. Ce monsieur, que nous ne connaissons pas, nous a contactés par mail pour nous indiquer qu'il possédait deux petits documents de 3 et 4 pages, des partitions, l'une étant celle d'une chanson intitulée La Forézienne, l'autre celle de La Stéphanoise. La première est l'oeuvre de H. Lemaître (paroles) et A. Poylo, chef de musique du 38e Régiment d'Infanterie (musique). Lily Lodé-Zwercher a écrit les paroles et composé la musique de la seconde.

Il nous demandait si ces papiers pouvaient intéresser quelqu'un à Saint-Etienne et se proposait de les communiquer gracieusement par voie postale. Ils ont maintenant rejoint notre petite bibliothèque forézienne. Nous le remercions très chaleureusement. Il nous écrit : « Ces documents proviennent d'une parente éloignée qui était la veuve d'un M. Bonnefonds qui fréquentait les milieux lettrés et artistiques de Saint-Etienne dans les années 1920. Elle vivait dans un appartement resté dans l'état de ces années et elle m'avait proposé de choisir des partitions dans sa bibliothèque car j'étudiais la musique. Son mari connaissait notamment le compositeur Emmanuel Chabrier. Il fréquentait un milieu lettré de Montbrison qui se réunissait dans la salle de la Diana... Malheureusement, je n'ai pas eu la chance de connaître ce cousin par alliance... »

La 4e page de La Stéphanoise, « un hymne moderne à la gloire de la Ville-Noire », indique que Lily Lodé-Zwercher, qui habitait alors au 23, rue de Roanne (actuelle rue Charles de Gaulle), avait déjà signé un recueil de poésies intitulé Sous le signe du Soleil, et préparait un roman, Mon cœur à la consigne, et un recueil de sonnets : Têtes de Pipes. On retrouve ces ouvrages sur internet. Sous le signe du Soleil a paru en 1934 à Saint-Etienne, Têtes de Pipes et Marionnettes en 1935 à Saint-Etienne toujours et Un cœur à la consigne – les titres diffèrent légèrement de ce qui était annoncé - en 1937 à Paris. Ce document non daté daterait donc de 1934 ou 1935. Il précise que « cette chanson a été enregistrée sur disques ».

On publiera très bientôt le texte de sa chanson dans cette page (lire).

On lira sur ce blog quelques infos supplémentaires et notamment son poème La Femme Inconnue. Un chouilla moins pour le coup....
http://siecledespoetes.canalblog.com/archives/2013/08/06/27795066.html

C'est le titre d'une exposition de 30 photographies jamais montrées d’ André Gazut. Elles sont présentées jusqu’au 21 mai, du mercredi au samedi, de 14h à 19h, à la galerie A à Saint-Etienne (8 rue Robert).

André Gazut, réalisateur de documentaires, est né à Firminy en 1938. Alors qu'il est stagiaire reporter-photographe au mensuel Réalités en 1956, il découvre des photos de torture prises par un de ses collègues lors d'un reportage en Algérie. Il est incorporé en 1959 à Pau chez les parachutistes puis est affecté à Toul au service de santé. En 1960, il déserte et se réfugie en Suisse où il devient caméraman à la Télévision suisse romande. Condamné en France à trois ans de prison pour désertion, il a été amnistié en 1966. Il a été notamment le caméraman de Marcel Ophüls lors du tournage du documentaire Le Chagrin et la Pitié en 1969 et a réalisé en 1974 le portrait du général Jacques de Bollardière, officier supérieur qui dénonça publiquement l'usage de la torture pendant la guerre d'Algérie.

/DR

Merlat*, il l'aimait bien, la Daphné de Marengo. Il lui a dédié un sonnet dont voici un extrait :
« (…) Ne prenant plus les becs de gaz pour des lanternes
Les filles de ce siècle offrent leur nudité
Sous un tout autre aspect que la tienne, ô Beauté !
Pour plaire aux jeunes coqs, voire aux vieilles badernes... »

Notamment nettoyée du lichen qui la squattait, elle est blanche, toute belle et très propre, la Bulle. Elle est en cours d'installation, non plus devant le MAMC qui l'avait acquise en 2005, mais sur la place d'Armes, devant la Cité du design. Elle a été restaurée par un groupement d'architectes et restaurateurs coordonné par la restauratrice Sylvie Ramel-Rouzet, en partenariat avec l'entreprise Zolpan et grâce au soutien du Fonds régional d'aide à la restauration, cofinancé par l'Etat et la Région.

Brève publiée le 17 juillet 2018 sous le titre "Le saviez-vous ? La Bulle six coques" :

L'architecte et urbaniste Jean Benjamin Maneval (1923 - 1986) a conçu dans les années 1960 la Bulle six coques.