• Au Château des Bruneaux

    Au Château des Bruneaux

    D'après La Tour-Varan, l'origine du mot Brunaux (ainsi orthographié) serait à  rechercher dans la langue celtique et le grec. Le nom renverrait à  une fontaine qui "coule" ou "des Fées". Le 24 juillet 1753, Anne-Marie Anselmet, seule héritière de la maison des Anselmet des Bruneaux, épousait Jean-Baptiste Michel de Charpin, comte de Feugerolles et marquis de La Rivière. Cette union fut célébrée un siècle après que Gabriel Anselmet eut reçu ses lettres de noblesse du roi, en récompense pour sa bravoure sur les champs de bataille. Jean-Antoine de La Tour-Varan descendait aussi de cette famille. La demeure passa donc aux Charpin - une famille beaucoup plus ancienne que les Anselmet. Ils transformèrent l'ancienne maison forte et restèrent propriétaires du château jusqu'en 1896.
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  • La Compagnie des fonderies, forges et aciéries de Saint-Etienne

    La Compagnie des fonderies, forges et aciéries de Saint-Etienne

    " La silhouette de ses bâtiments et de ses fumées faisaient sens et paysage lors des retransmissions télévisées de la grande époque des Verts: elles portaient témoignage des valeurs de la ville que défendaient son équipe. Le Chaudron des Verts et la ville lui doivent ainsi une partie de son image." Ces cheminées, qui n'existent plus, et ces bâtiments, dont parle l'ouvrage 100 sites en enjeux, évoquent le souvenir de Creusot-Loire et, au-delà , c'est à  dire outre-tombe, de la Compagnie des fonderies, forges et aciéries de Saint-Etienne.
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  • Architextures studieuses

    Architextures studieuses

    Le 27 mars 1969, Edgar Faure, ministre de l'Education, annonçait à Michel Durafour, Lucien Neuwirth et Antoine Pinay que Saint-Etienne aurait son université. Elle prit le nom de Jean Monnet, « père de l’Europe », vingt ans plus tard. Alors qu'il avait été initialement prévu de bâtir un grand campus à La Métare, qui ne regroupera finalement que la partie scientifique et l'IUT, les enseignements de Droit et de Lettres, pour débuter, furent installés sur ce que l'on appelle aujourd'hui le campus Tréfilerie, du nom de la rue qui le traverse et qui rappelle le travail des métaux dans les usines qui s'y trouvaient autrefois. C'est le campus le plus central de l'UJM, s’étendant sur une surface de 24 455 mètres carrés et comptant six amphis.

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  • Les bateaux-lavoirs de Roanne avant la Grande Guerre

    Les bateaux-lavoirs de Roanne avant la Grande Guerre

    Lavandières et buanderies

    Si la pratique de la lessive ne pose pas de difficultés en campagne, il n'en est pas de même dans les villes au début du XXème siècle. En milieu rural, chaque famille procède deux fois par an à la buyà, la grande lessive. Cette pratique a fait l'objet d'une exposition et d'une étude par Pierre-Michel Therrat au musée Alice Taverne d'Ambierle (lire aussi).

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Il y a vingt ans, l'Assemblée nationale votait une proposition de loi reconnaissant le génocide arménien (loi adoptée en 2001). Le député de la Loire Jean-Michel Mis (LREM) a déposé un amendement avec ses collègues du groupe d’amitié France-Arménie (dont il est le vice-président) au projet de loi pour une démocratie plus représentative, responsable et efficace visant à introduire la lutte contre la négation des crimes de génocide et de crime contre l'humanité dans la constitution.

« Cette initiative, explique-t-il dans un communiqué, doit permettre à la représentation nationale d’adopter un nouveau dispositif législatif qui pénalisera la négation de tous les génocides (notamment le génocide des Arméniens de 1915-1916). En effet, à l’heure actuelle, il y a une incohérence dans le dispositif juridique français : si la négation de la Shoah est pénalisée, il n’existe aucun moyen pour pénaliser la négation des autres génocides dont celui des Arméniens. »

Le texte de l'amendement rappelle que par une loi du 23 janvier 2012 réprimant la contestation de l’existence de tous les génocides reconnus par la loi, le législateur a prévu des sanctions pénales à l'encontre de ceux qui contesteraient ou minimiseraient de façon outrancière l'existence d'un crime de génocide défini par l'article 211-1 du code pénal et reconnu comme tel par la loi française. Or, le Conseil constitutionnel, par une décision du 28 janvier 2012 a censuré cette loi qui portait selon lui une atteinte inconstitutionnelle à l’exercice de la liberté d’expression et de communication. Par une loi du 27 janvier 2017, Egalité et citoyenneté, le législateur a voulu élargir une nouvelle fois l’incrimination du négationnisme. Cette loi permettait d’incriminer la négation du génocide arménien à partir de deux hypothèses :

-d’une part lorsqu’elle a donné lieu à une condamnation prononcée par une juridiction française ou internationale ;
-d’autre part lorsqu’elle a constitué une incitation à la violence ou à la haine à l’égard d’un groupe de personnes ou d’un membre d’un tel groupe défini par référence à la prétendue race, la couleur, la religion, l’ascendance ou l’origine nationale. 

Alors que le Conseil constitutionnel ne s’est pas prononcé sur la première hypothèse de négationnisme, il a censuré la seconde dans une décision du 26 janvier 2017.

Photo : la place d'Arménie à Saint-Etienne (archives FI)