• Petite histoire de mairies ligériennes

    Petite histoire de mairies ligériennes

    Le terme « mairie » s'est répandu dans les années 1880 avec la loi du 5 avril 1884. Relative à  l'organisation municipale, elle institua l'obligation pour chaque commune  d'avoir une mairie. « Sont obligatoires pour les communes les dépenses suivantes :
    1°) L'entretien de l'Hôtel de Ville, ou, si la commune n'en possède pas, la location d'une maison ou d'une salle pour en tenir lieu. »
     
    Début de publication en 2007, page augmentée au fil du temps.
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  • Les bateaux-lavoirs de Roanne avant la Grande Guerre

    Les bateaux-lavoirs de Roanne avant la Grande Guerre

    Lavandières et buanderies

    Si la pratique de la lessive ne pose pas de difficultés en campagne, il n'en est pas de même dans les villes au début du XXème siècle. En milieu rural, chaque famille procède deux fois par an à la buyà, la grande lessive. Cette pratique a fait l'objet d'une exposition et d'une étude par Pierre-Michel Therrat au musée Alice Taverne d'Ambierle (lire aussi).

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  • Le Petit Bon Dieu des Béguins

    Le Petit Bon Dieu des Béguins

    « Le sujet principal de cette observation, utopiste ou fripon, est un anormal, autrefois quelque peu aliéné. Il s'est fait depuis passer pour prophète, et mêle à ses fourberies des simagrées pseudo-religieuses qui rassemble des disciples instables en flattant leurs passions les moins avouables...»

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  • Un petit rafraîchissement

    Un petit rafraîchissement

    On pouvait découper ces cartes postales publicitaires sur des menus de restaurant au début du XXe siècle. Elles étaient imprimées à  Saint-Etienne par Le Hénaff, entreprise fondée en 1890 par Jules Le Hénaff. La série était composée, semble-t-il, d'une douzaine de cartes dont les illustrations empruntaient le plus souvent à  l'Histoire de France, des Gaulois à  l'époque napoléonienne. Chaque carte comportait aussi un texte original, en vers, destiné à  vanter les vertus de la Badoit, qui tenait de l'eau de Lourdes, de l'élixir de longue vie et de la potion magique. En plus, bien sûr, de rafraîchir les idées.

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  • Quel(le) Stéphanois(e) des années 50 seriez-vous ?

    Quel(le) Stéphanois(e) des années 50 seriez-vous ?

    descendentmsc.jpg"Photo caméra vient de vous photographier. Votre photo vivante et naturelle sera pour vous un magnifique souvenir. Nous vous invitons à venir la retirer dès demain ou après-demain ou à 14h les jours suivants en présentant cette carte à l'adresse ci-dessous."Au Brésilien", Tabac Lafont, 3, rue du Général Foy, ouvert tous les jours jusqu'à 20h. La grande photo standard luxe: 130 frs."
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Il y a vingt ans, l'Assemblée nationale votait une proposition de loi reconnaissant le génocide arménien (loi adoptée en 2001). Le député de la Loire Jean-Michel Mis (LREM) a déposé un amendement avec ses collègues du groupe d’amitié France-Arménie (dont il est le vice-président) au projet de loi pour une démocratie plus représentative, responsable et efficace visant à introduire la lutte contre la négation des crimes de génocide et de crime contre l'humanité dans la constitution.

« Cette initiative, explique-t-il dans un communiqué, doit permettre à la représentation nationale d’adopter un nouveau dispositif législatif qui pénalisera la négation de tous les génocides (notamment le génocide des Arméniens de 1915-1916). En effet, à l’heure actuelle, il y a une incohérence dans le dispositif juridique français : si la négation de la Shoah est pénalisée, il n’existe aucun moyen pour pénaliser la négation des autres génocides dont celui des Arméniens. »

Le texte de l'amendement rappelle que par une loi du 23 janvier 2012 réprimant la contestation de l’existence de tous les génocides reconnus par la loi, le législateur a prévu des sanctions pénales à l'encontre de ceux qui contesteraient ou minimiseraient de façon outrancière l'existence d'un crime de génocide défini par l'article 211-1 du code pénal et reconnu comme tel par la loi française. Or, le Conseil constitutionnel, par une décision du 28 janvier 2012 a censuré cette loi qui portait selon lui une atteinte inconstitutionnelle à l’exercice de la liberté d’expression et de communication. Par une loi du 27 janvier 2017, Egalité et citoyenneté, le législateur a voulu élargir une nouvelle fois l’incrimination du négationnisme. Cette loi permettait d’incriminer la négation du génocide arménien à partir de deux hypothèses :

-d’une part lorsqu’elle a donné lieu à une condamnation prononcée par une juridiction française ou internationale ;
-d’autre part lorsqu’elle a constitué une incitation à la violence ou à la haine à l’égard d’un groupe de personnes ou d’un membre d’un tel groupe défini par référence à la prétendue race, la couleur, la religion, l’ascendance ou l’origine nationale. 

Alors que le Conseil constitutionnel ne s’est pas prononcé sur la première hypothèse de négationnisme, il a censuré la seconde dans une décision du 26 janvier 2017.

Photo : la place d'Arménie à Saint-Etienne (archives FI)